Acte d’implantation d’un stimulateur cardiaque définitif dans le ventricule droit par voie veineuse transcutanée :
Limitation à certains établissements de santé & dispositions applicables jusqu’au 31 décembre 2028
Nous vous informions dans la dépêche expert n°427 du 7 novembre 2018 de la publication au Journal officiel (JO) de l’arrêté du 25 octobre 2018 limitant la pratique de l’acte d’« implantation intraventriculaire droit d’un stimulateur cardiaque définitif simple chambre, par voie veineuse transcathéter, sans pose de sonde » à certains établissements de santé en application des dispositions de l’article L. 1151–1 du code de santé publique.
Un arrêté, publié au JO du 3 mars 2026 et dont les dispositions sont applicables jusqu’au 31 décembre 2028, est venu l’abroger et fixer les conditions auxquelles doivent répondre les établissements de santé qui souhaitent réaliser l’acte d’implantation d’un stimulateur cardiaque définitif dans le ventricule droit par voie veineuse transcutanée.
Ainsi, pour pouvoir pratiquer cet acte, l’établissement de santé doit disposer, sur site, des autorisations d’activités de soins suivantes :
- Chirurgie cardiaque pratiquée chez les patients adultes
- Activité interventionnelle sous imagerie médicale en cardiologie suivant la modalité de rythmologie interventionnelle mention D
L’établissement de santé doit également disposer de deux opérateurs médicaux formés spécifiquement à la rythmologie interventionnelle et à la pose du stimulateur intracardiaque, qui doivent participer à toutes les procédures.
Cette formation, spécifique du dispositif médical (DM) implanté, inclut une formation théorique et pratique sur simulateur et sur animal proposée par le fabricant du dispositif, ainsi qu’une formation théorique initiale dans un centre figurant sur la liste établie par les ARS et une formation pratique par compagnonnage avec au moins cinq patients. Nous vous invitons à vous rapprocher de vos ARS pour disposer de la liste des centres habilités à dispenser la formation théorique initiale spécifique du DM implanté.
L’établissement de santé communique à l’ARS l’ensemble des éléments permettant de justifier le respect de ces critères et l’informe de toute modification substantielle de nature à influer sur leur respect. L’ARS assure le contrôle du respect des disposition de l’arrêté ..
Comme indiqué à plusieurs reprises (cf. dépêches experts n°875 et n°876 du 2 mai 2025), la FHP MCO a alerté à plusieurs reprises le ministère sur ces arrêtés qui viennent limiter à certains établissements de santé la pratique de certains actes, la prescription de certains dispositifs médicaux et l’utilisation de médicaments.
Ces arrêtés :
- Restreignent le champ des autorisations d’activités de soins délivrées aux établissements de santé
- Complexifient davantage le régime des autorisations
- Entrainent la création de listes régionales spécifiques gérées par les ARS dont la mise à jour est difficile à effectuer en pratique.
Le Dr Matthieu DERANCOURT (matthieu.derancourt.mco@fhp.fr), médecin conseil, et Thomas GRAFFIN (thomas.graffin.mco@fhp.fr), délégué aux affaires juridiques et fiscales, sont à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Restant à votre écoute,
Bien cordialement,
Thierry BECHU
Délégué Général FHP-MCO
A télécharger
Arrêté du 26 février 2026 limitant la pratique de l’acte d’« implantation d’un stimulateur cardiaque définitif dans le ventricule droit par voie veineuse transcutanée » à certains établissements de santé en application des dispositions de l’article L. 1151–1 du code de la santé publique