C’est le pour­cent­age d’établissements de san­té privés défici­taires en 2024 (447 sur 1 030), selon une étude du cab­i­net de con­seil Roland Berg­er com­mandée par la FHP et présen­tée lors de la con­férence de presse du 12 mars 2025.

La FHP demande à l’État le respect des engagements

La FHP demande le respect des engage­ments pris par l’État : CICE, avenant 33 et une cam­pagne tar­i­faire juste. 45 % des étab­lisse­ments de san­té privés sont défici­taires en 2024 (26 % en 2021).

Les 450 clin­iques défici­taires cumu­lent une perte nette totale de 800 mil­lions (+ 500 mil­lions en trois ans).

Sur les 122 clin­iques qui dis­posent d’un ser­vice d’urgences, 61 % sont en déficit, ain­si que 80 % des étab­lisse­ments ayant un ser­vice de réan­i­ma­tion et 66 % de ceux ayant une mater­nité.

Pour rap­pel, le secteur privé ne perçoit que 17 % des finance­ments hos­pi­tal­iers alors qu’il assure 35 % de l’ac­tiv­ité hos­pi­tal­ière en France.

Pandémies : bilan et perspectives

En 20 ans, 10 nou­velles épidémies majeures se sont déclarées et 3 nou­veaux beta­coro­n­avirus ont été détec­tés. En accord avec les sci­en­tifiques, presque 80 % de la pop­u­la­tion pensent qu’une nou­velle pandémie est pos­si­ble dans les mois, années à venir.

Pour mar­quer le 5e anniver­saire du con­fine­ment pour cause de Covid, Les Con­tre­points de la San­té revient sur les enseigne­ments à tir­er de l’épidémie avec Jean-François Del­frais­sy, Arnaud Fontanet (Insti­tut Pas­teur) et Hervé Raoul (ANRS Mal­adies infec­tieuses émer­gentes).

Par­mi les 10 nou­velles épidémies majeures apparues depuis 20 ans fig­urent : le SRAS (2003), la Grippe H1N1 (2009), Ebo­la en Afrique de l’Ouest (2014), Zika en Amérique latine (2015), le Covid-19 (2019).

Les trois experts déclar­ent que « si le Covid-19 a mon­tré que nos démoc­ra­ties étaient capa­bles de réa­gir, la pandémie a égale­ment révélé des failles majeures : une sur­veil­lance insuff­isante des sig­naux pré­co­ces, notam­ment des zoonoses, un manque de coor­di­na­tion entre la recherche, les autorités san­i­taires et les poli­tiques, et une réac­tiv­ité encore trop lente lors des pre­mières semaines d’une crise ».

Par ailleurs, une étude réal­isée en ligne du 4 au 6 févri­er 2025 par Viavoice pour Les Con­tre­points de la San­té sur un échan­til­lon de 1 000 per­son­nes représen­tatif de la pop­u­la­tion française, indique que pour 39 % des répon­dants, les enseigne­ments de l’épidémie du Covid ont été tirés, et n’ont pas été tirés pour 54 %. 80 % des répon­dants pensent qu’une nou­velle pandémie est pos­si­ble dans les mois, années à venir.

L’activité des urgences augmente de 1,9 % en 2024

La FEDORU note dans son rap­port une évo­lu­tion hétérogène des flux de patients et des dynamiques vari­ables selon les régions. Elle observe que la part des patients de 75 ans et plus aux urgences aug­mente plus rapi­de­ment que l’évolution démo­graphique.

La Fédéra­tion des obser­va­toires régionaux des urgences (FEDORU) souligne que la dis­par­ité de flux observée résulte : de la réor­gan­i­sa­tion des struc­tures de médecine d’urgence, des trans­for­ma­tions de l’accès aux soins de pre­mier recours, ain­si que des ajuste­ments opérés entre les ser­vices d’urgence, les spé­cial­ités hos­pi­tal­ières et les étab­lisse­ments de san­té, qu’ils soient publics ou privés.

565 553 infirmiers dans les 1 663 bassins de vie

Une étude de l’Ordre nation­al des infir­miers con­firme le rôle essen­tiel des infir­miers présents partout. Elle révèle aus­si des fragilités : vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion, développe­ment des mal­adies chroniques, et départ à la retraite d’infirmiers.

La pro­fes­sion infir­mière est con­sti­tuée au 1er mars 2025 de : 6338 IBODE, 7479 IADE, 14462 IPDE, et 2367 IPA. Le nom­bre d’infirmiers libéraux sur le ter­ri­toire est en aug­men­ta­tion, mais celle-ci est dis­parate.

L’étude note que les plus fortes den­sités de présence infir­mière cor­re­spon­dent de plus à des lieux à forte pro­por­tion de per­son­nes âgées, sou­vent en perte d’autonomie et en sit­u­a­tion de pau­vreté. Elle souligne que « la pro­fes­sion infir­mière est la seule pro­fes­sion de san­té à se ren­dre encore quo­ti­di­en­nement chez les patients ».

La rougeole est de retour

27 350 cas de rouge­ole ont été déclarés en région européenne (53 pays) en 2024, soit le dou­ble du nom­bre déclaré pour 2023 et le nom­bre le plus élevé observé dans la région depuis 1997, selon le rap­port de l’UNICEF.

40 % des cas déclarés sont des enfants de moins de 5 ans. Plus de la moitié des cas sig­nalés ont néces­sité une hos­pi­tal­i­sa­tion. Au total, 38 décès ont été sig­nalés, d’après les don­nées prélim­i­naires reçues au 6 mars 2025.

L’UNICEF rap­pelle que « la rouge­ole est l’un des virus les plus con­tagieux. Out­re les hos­pi­tal­i­sa­tions et les décès provo­qués par des com­pli­ca­tions telles que la pneu­monie, l’encéphalite, la diar­rhée et la déshy­drata­tion, la rouge­ole peut entraîn­er des com­pli­ca­tions san­i­taires inval­i­dantes à long terme, telle que la céc­ité. La vac­ci­na­tion est la meilleure ligne de défense con­tre le virus. »

L’UNICEF et l’OMS rap­pel­lent aux pays qui ne con­nais­sent pas de flam­bées épidémiques qu’ils « doivent se pré­par­er, notam­ment en iden­ti­fi­ant et en comblant les éventuelles lacunes en matière d’immunité, en ren­forçant et en entre­tenant la con­fi­ance du pub­lic envers les vac­cins et en con­ser­vant des sys­tèmes de san­té solides ».

Épidémie : un système de surveillance renforcée

San­té Publique France sur­veille les vari­ants du SARS-CoV­‑2 avec des sys­tèmes com­plé­men­taires et a éval­ué le risque du vari­ant Omi­cron JN.1 en France, d’août 2023 à jan­vi­er 2024.

Les auteurs de l’étude — Hélé­na Da Cruz, Direc­tion des mal­adies infec­tieuses, San­té publique France, et Antonin Bal, Cen­tre nation­al de référence — Virus des infec­tions res­pi­ra­toires (CNR-VIR) aux Hos­pices Civils de Lyon, INSERM U1111, Uni­ver­sité Claude Bernard Lyon 1 — racon­tent la prop­a­ga­tion du nou­veau vari­ant JN.1 en France :

« Jusqu’en octo­bre 2023, le nom­bre de cas de Covid-19 en France était en baisse. Cepen­dant, une aug­men­ta­tion a été observée en novem­bre et décem­bre, prin­ci­pale­ment en rai­son de la prop­a­ga­tion du vari­ant JN.1. Ce vari­ant a été détec­té pour la pre­mière fois en Île-de-France en sep­tem­bre 2023, avant de se propager aux autres régions français­es. À la fin du mois de novem­bre 2023, le temps de dou­ble­ment estimé du vari­ant JN.1 vari­ait entre 8,6 et 26,4 jours selon les régions français­es. Néan­moins, la dynamique de prop­a­ga­tion du vari­ant JN.1 en France a été beau­coup moins intense que celle du vari­ant Omi­cron intro­duit fin 2021, dont le temps de dou­ble­ment était estimé entre 2,2 et 2,7 jours. »

Ils ajoutent que « l’expérience et l’infrastructure de ce sys­tème de sur­veil­lance génomique con­stru­it pen­dant la pandémie de Covid-19 sont aujourd’hui un mod­èle pou­vant être appliqué à la sur­veil­lance génomique d’autres agents pathogènes (Mpox, Influen­za zoono­tique…) en cas de nou­velles crises ».

Prothèses et implants : quelles avancées ?

Longtemps con­sid­érées comme de sim­ples sub­sti­tuts fonc­tion­nels, les pro­thès­es et implants con­nais­sent depuis quelques années, de véri­ta­bles avancées tech­nologiques. Zoom sur ces avancées qui améliorent le quo­ti­di­en !

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