Mise en œuvre de l’expérimentation d’une prise en charge des séances d’activité physique adaptée pour les personnes traitées pour un cancer

Déploiement en régions Bre­tagne, Nou­velle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Nous vous détail­lions dans la dépêche expert n° 958 du 7 mai 2026 les modal­ités de mise en œuvre du par­cours de soins glob­al désor­mais ouvert aux per­son­nes traitées pour un can­cer et qui ne con­cerne plus seule­ment l’après traite­ment du can­cer.

Un décret pub­lié au Jour­nal offi­ciel du 16 avril 2026 et un arrêté pub­lié le 23 mai 2026 vien­nent pré­cis­er les modal­ités de mise en œuvre de l’expérimentation d’une prise en charge des séances d’activité physique adap­tée (APA) pour les patients béné­fi­ciant de ce par­cours.

  • I. Con­tenu, durée et régions con­cernées

L’expérimentation, d’une durée de deux ans, est soumise à pre­scrip­tion médi­cale et peut con­tenir des séances col­lec­tives et un bilan final d’APA.

Elle est déployée en Bre­tagne, Nou­velle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le pro­gramme est mis en œuvre et coor­don­né sous la respon­s­abil­ité d’une struc­ture ayant con­clu une con­ven­tion avec le directeur général de l’agence région­al de san­té (DG ARS).

  • II. Pre­scrip­tion

Le can­céro­logue, pédi­a­tre ou médecin trai­tant effectuent cette pre­scrip­tion dans la lim­ite de douze séances col­lec­tives par patient pour une péri­ode de trois mois et renou­ve­lable une fois, par un médecin ou un masseur-kinésithérapeute.

  • III. Tarif

Le tarif pour le bilan final est de 45 euros. Le tarif spé­ci­fique pour une séance d’APA s’élève à 7,50 euros. La coor­di­na­tion et le traite­ment admin­is­tratif du dis­posi­tif réal­isé par la struc­ture sont rémunérés à hau­teur de 15 euros.

Pour la réal­i­sa­tion de ces séances et ce bilan, l’ARS verse à la struc­ture un mon­tant dans la lim­ite de 150 euros.

Ce pro­gramme peut faire l’ob­jet d’un renou­velle­ment de pre­scrip­tion, le panier max­i­mum s’él­e­vant alors à 300 euros par patient.

  • IV. Pro­fes­sion­nels habil­ités

Les pro­fes­sion­nels de l’APA inter­venant dans le cadre du pro­gramme, sous la respon­s­abil­ité des struc­tures par­tic­i­pantes, sont les :

  • masseurs-kinésithérapeutes
  • ergothérapeutes
  • psy­chomotriciens
  • pro­fes­sion­nels tit­u­laires d’un diplôme dans le domaine de l’APA seule­ment pour les patients ne présen­tant pas de lim­i­ta­tion fonc­tion­nelle sévère.

Ces pro­fes­sion­nels doivent sat­is­faire des critères d’éligibilité, fixés notam­ment au regard de leurs diplômes et for­ma­tions, prévus au cahi­er des charges annexé à l’arrêté sus­men­tion­né. Les struc­tures déploy­ant l’expérimentation sont respon­s­ables de la véri­fi­ca­tion de ces critères d’éligibilité.

Pour les pro­fes­sion­nels non-salariés inter­venant au sein des struc­tures, un con­trat type fig­ure en annexe 2 de l’arrêté.

Les pro­fes­sion­nels inter­venant dans le cadre de ce pro­gramme sous la respon­s­abil­ité des struc­tures s’en­ga­gent à respecter les bonnes pra­tiques pro­fes­sion­nelles pour les presta­tions d’APA et listées dans le cahi­er des charges évo­qué plus haut.

  • V. Modal­ités de suivi et d’évaluation

Les modal­ités de suivi et d’évaluation de l’expérimentation sont pré­cisées dans le cahi­er des charges annexé à l’arrêté.

En tout état de cause, il con­vien­dra aux struc­tures con­cernées de remon­ter chaque année la liste d’indicateurs annexée au cahi­er des charges.

Thomas GRAFFIN (thomas.graffin.mco@fhp.fr), délégué aux affaires juridiques et fis­cales, est à votre dis­po­si­tion pour tout ren­seigne­ment com­plé­men­taire.

Restant à votre écoute,

Bien cor­diale­ment,

Thier­ry BECHU
Délégué Général FHP-MCO

 

A télécharg­er

Décret n° 2026-281 du 14 avril 2026 relatif à la mise en œuvre de l’ex­péri­men­ta­tion d’un pro­gramme de séances d’ac­tiv­ité physique adap­tée visant à accom­pa­g­n­er les per­son­nes traitées pour un can­cer

Arrêté du 13 mai 2026 relatif à la prise en charge des séances d’ac­tiv­ité physique adap­tée visant à accom­pa­g­n­er les per­son­nes traitées pour un can­cer