Ségur de la san­té : un accord signé

La FHP, CGT et FO sig­nent un accord pour reval­oris­er les per­son­nels non médi­caux des hôpi­taux et clin­iques privés.

L’accord signé per­met de trans­pos­er les mesures annon­cées lors du Ségur de la san­té aux per­son­nels non médi­caux des 1 000 hôpi­taux et clin­iques privés. Il prévoit une aug­men­ta­tion salar­i­ale his­torique de 206 € bruts par mois (soit 160 € nets men­su­els).

Cette mesure con­cerne les sages-femmes et les per­son­nels non médi­caux des étab­lisse­ments de san­té. Sont donc exclus les médecins, les phar­ma­ciens et odon­tol­o­gistes, ain­si que les appren­tis et con­trats aidés. Hormis ces pro­fes­sion­nels, tous les salariés sont con­cernés par cette reval­ori­sa­tion de salaire, quel que soit leur statut et temps de tra­vail, avec un verse­ment pro­ra­ta tem­po­ris. Le verse­ment de la reval­ori­sa­tion aux salariés est con­di­tion­né à son finance­ment effec­tif préal­able.

La FHP a égale­ment demandé au min­istère à ce que les phar­ma­ciens des hôpi­taux et clin­iques privés puis­sent béné­fici­er de cette reval­ori­sa­tion : leur rôle est cru­cial au sein des étab­lisse­ments de san­té et par­ti­c­ulière­ment dans le con­texte san­i­taire actuel.

 Covid : 2 Md€ sup­plé­men­taires ajoutés au PLFSS

Le min­istre Olivi­er Ver­an a déclaré intro­duire une pro­vi­sion pru­den­tielle de 2 Md€ sup­plé­men­taires au PLFSS pour « assur­er que les étab­lisse­ments de san­té pour­ront cou­vrir les sur­coûts et les pertes de recettes subies dans les prochaines semaines ».

 Europe : préven­tion des pénuries de médica­ments

France Assos San­té appelle à une action con­jointe, d’ores et déjà prévue dans le rap­port du Par­lement européen. Plusieurs pays de l’UE met­tent en place des stocks de sécu­rité de 3 à 10 mois pour lut­ter con­tre la pénurie de médica­ments.

Ces stocks de sécu­rité seraient par nature « tour­nants », répon­dant en grande par­tie aux prob­lé­ma­tiques poten­tielles de durée de con­ser­va­tion. « Une coor­di­na­tion européenne est plus que jamais néces­saire pour vain­cre la résis­tance de l’industrie phar­ma­ceu­tique et faire en sorte que ces stocks soient pro­por­tion­nels à la durée médi­ane des pénuries, en con­stante aug­men­ta­tion », demande France Assos San­té. L’association rap­pelle que l’obligation de con­stituer des stocks de sécu­rité jusqu’à 4 mois des besoins en médica­ments, est intro­duite par la loi de finance­ment de la Sécu­rité sociale du 24 décem­bre 2019 mais dont le décret d’application n’est tou­jours pas pub­lié.

France Assos San­té évoque la Fin­lande qui impose depuis 2009 des stocks de sécu­rité pour une liste de 1457 médica­ments, d’une durée de 3 à 10 mois selon les class­es thérapeu­tiques. Aux Pays-Bas, le min­istre de la San­té a pro­posé au par­lement l’instauration d’un stock de sécu­rité cor­re­spon­dant à 5 mois des besoins en médica­ments, dont 4 à la charge des pro­duc­teurs phar­ma­ceu­tiques et 1 à la charge des dis­trib­u­teurs en gros. Le Dane­mark a quant à lui con­sid­érable­ment aug­men­té les exi­gences de stocks pesant sur les dis­trib­u­teurs en gros pen­dant la pandémie – de 3 à 4 semaines à 3 à 9 mois.

 2 000 médica­ments majeurs en rup­ture de stock

44 médica­ments d’intérêt thérapeu­tique majeur (MITM) étaient en rup­ture en 2008, 871 en 2018, entre 1 200 et 1 400 en 2019, et 2 000 estimés en 2020. Lire l’interview du Pr Pier­rick Bedouch, invité au Club Phar­ma de la FHP-MCO du 6 octo­bre.

77 % des Français sont favor­ables au SAS

Selon un sondage BVA San­té pour les Con­tre­points de la San­té, 77 % des Français recon­nais­sent qu’ils se rendraient moins sys­té­ma­tique­ment aux urgences s’ils pou­vaient join­dre par télé­phone ou inter­net un tel ser­vice.

Mai­son de nais­sance et hôtel hos­pi­tal­ier, en avant !

Les députés ont voté dans le cadre du PLFSS le sou­tien et la péren­ni­sa­tion des dis­posi­tifs inno­vants de prise en charge que sont les maisons de nais­sance et les hôtels hos­pi­tal­iers.

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