hôpitaux

Alors que la stratégie nationale de san­té 2017–2022 com­mence à se déploy­er sur tout le ter­ri­toire français, la FHF a pub­lié les résul­tats d’une enquête rel­a­tive à l’attractivité des hôpi­taux, fin 2017. Avec un taux de vacance de 27,4 % chez les prati­ciens hos­pi­tal­iers à temps plein, l’enquête souhaite point­er du doigt ce manque d’intérêt crois­sant afin de ten­ter d’apporter des solu­tions à l’approche d’un nou­veau plan de réformes annon­cé par le gou­verne­ment.

Le rappel de la fédération à destination de ses membres

Dans le cadre de l’appréhension des enjeux et bonnes pra­tiques pour amélior­er l’attractivité en hôpi­tal, l’enquête a souhaité rap­pel­er les élé­ments de con­texte majeurs qu’une struc­ture doit garder en tête pour s’adapter :

  • La dimen­sion ter­ri­to­ri­ale des pro­jets médi­caux et la demande de meilleur arbi­trage entre vie per­son­nelle et vie pro­fes­sion­nelle. Seule­ment 26 % des votants se dis­ent sat­is­faits de cet équili­bre.
  • La longueur des par­cours pro­fes­sion­nels et le souhait de plus diver­si­fié.
  • La dif­fi­culté de recruter et fidélis­er les médecins.

Les principaux points de satisfaction et d’amélioration évoqués

L’étude datant de novem­bre 2017 a mobil­isé un échan­til­lon représen­tatif de 5 600 médecins et étu­di­ants. Il en ressort d’abord que le tra­vail en équipe est le levi­er majori­taire invo­qué dans l’attractivité pour 63,9 % des médecins. Pour 54,7 % des étu­di­ants, le critère essen­tiel est l’accès aux plateaux tech­niques.

Les résul­tats de l’étude ont égale­ment mis en exer­gue le manque de lis­i­bil­ité des recrute­ments et par­cours pro­fes­sion­nels :

  • 72,2 % des prati­ciens esti­ment que les procé­dures de recrute­ment ne sont pas suff­isam­ment explicites.
  • Du côté des étu­di­ants, 90,6 % con­sid­èrent que les post-inter­nats ne sont pas suff­isam­ment clairs.

De nouvelles propositions en vue la réforme médicale en 2019 

Dans une tri­bune du 29 juil­let dernier co-signée avec Le Parisien, la FHF a pris la parole con­cer­nant la réforme que le gou­verne­ment souhaite engager dès 2019. Syn­di­cats et représen­tants se sont donc réu­nis pour for­muler quelques pre­mières propo­si­tions. Pour eux, le regain d’attractivité passera par redéfinir le sens du méti­er et de l’hôpital :

« Avoir cette ambi­tion, c’est faire le choix de réformer le sys­tème par une approche décen­tral­isée, pen­sée au niveau des ter­ri­toires. C’est oser cass­er les silos, redéfinir les statuts des prati­ciens […] pour qu’ils puis­sent se recen­tr­er sur leur cœur de méti­er et leurs mul­ti­ples respon­s­abil­ités».

L’une des autres propo­si­tions fortes qui ressort du com­mu­niqué est de tout faire pour favoris­er le match­ing local entre les besoins de san­té de la pop­u­la­tion et l’offre médi­cale :

« Il faut faire sor­tir les internes des CHU au sein des sub­di­vi­sions. Par des stages ambu­la­toires, mais égale­ment vers les hôpi­taux de prox­im­ité. » finit par con­clure Max­ence Pithon, prési­dent du syn­di­cat des internes de médecine générale (ISNAR-IMG).

Sources :

http://www.whatsupdoc-lemag.fr/actualites-article.asp?id=26772

https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280044723

http://www.lasemaine.fr/2018/07/16/les-politiques-se-melent-des-questions-de-sante

http://www.leparisien.fr/societe/sante/reforme-medicale-sans-medecins-le-systeme-ne-peut-fonctionner-29–07-2018–7837110.php