Stratégie de transformation du système de santé : task force nommée et planning arrêté 

50 % max­i­mum de T2A est l’objectif assigné à Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES qui pilote le chantier, « repenser les modes de rémunéra­tion, de finance­ment et de régu­la­tion ». Une pre­mière étape est prévue en mai prochain puis la remise d’un rap­port sur les nou­veaux modes de finance­ment cet été afin d’en inté­gr­er des pre­miers élé­ments dès le PLFSS 2019.

Le volet sur « la qual­ité et la per­ti­nence des soins au cœur des organ­i­sa­tions et des pra­tiques » est con­fié au Pr Dominique Le Guludec, prési­dente de la HAS, au Pr Olivi­er Lyon-Caen, médecin-con­seil de l’As­sur­ance mal­adie, et à Alain-Michel Ceretti, prési­dent de France Assos San­té. Après con­sul­ta­tion des pro­fes­sion­nels, notam­ment les con­seils nationaux pro­fes­sion­nels (CNP), des propo­si­tions sont atten­dues fin mai dont des indi­ca­teurs qual­ité mis en œuvre en 2019 sur 10 patholo­gies fréquentes.

Le chantier numérique est porté par Dominique Pon, directeur de la clin­ique Pas­teur à Toulouse, Prési­dent de San­té-Cité, et Annelore Coury, direc­trice déléguée à la ges­tion et l’or­gan­i­sa­tion des soins de la CNAM. Objec­tif : pos­si­bil­ité pour chaque patient d’accéder à ses don­nées médi­cales en ligne, dématéri­al­i­sa­tion de toutes les pre­scrip­tions et sim­pli­fi­ca­tion du partage de l’in­for­ma­tion entre tous les pro­fes­sion­nels de san­té.

Le volet « organ­i­sa­tion ter­ri­to­ri­ale (graduée) des soins pour décloi­son­ner le sys­tème de san­té » est piloté par Pierre Pri­bile, directeur de l’ARS Bour­gogne Franche-Comté et Nor­bert Nabet, directeur adjoint de l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les pre­mières propo­si­tions d’ac­tions opéra­tionnelles sont atten­dues avant l’été ; 3 à 5 expéri­men­ta­tions ter­ri­to­ri­ales seront sélec­tion­nées comme mod­èle d’ici la fin 2018.

Fluidifier l’activité hospitalière et de ville

La FHF a remis au min­istère 17 pré­con­i­sa­tions pour amélior­er l’interconnexion entre la ville et l’hôpital. Au pro­gramme notam­ment : dis­pos­er d’un sys­tème infor­ma­tique com­mun, ren­dre oblig­a­toire la let­tre de liai­son médi­cale en amont et aval de l’hospitalisation, créer un espace dédié ouvert 24/24, 7/7 au sein des urgences, géré par les médecins de ville pour répon­dre aux « fauss­es » urgences, créer un guichet unique géré par un médecin pour flu­id­i­fi­er les échanges, favoris­er la mix­ité d’exercice entre la ville et l’hôpital, analyser l’environnement avant d’implanter des con­sul­ta­tions avancées.

Le recueil des indicateurs qualité est lancé

Le nou­veau mod­èle 2018 de pub­li­ca­tion des Indi­ca­teurs de qual­ité et de sécu­rité des soins (IQSS) vient de sor­tir. La liste de ceux retenus pour le cal­cul de la dota­tion Ifaq sera disponible prochaine­ment.
Voir site HAS 

Maisons de santé, quel fonctionnement ?

Selon le dernier décompte de la DGOS, 1 031 maisons de san­té fonc­tion­nent et 337 sont en pro­jet ; elles devraient dou­bler d’ici 2020. Com­ment pren­dre en charge des soins non pro­gram­més ? Com­ment éval­uer les pra­tiques ? Com­ment dis­pos­er de logi­ciels partagés et label­lisés ? Autant de sujets au cœur des débats de la journée des MSP organ­isée par leur fédéra­tion française (FFMSP). Agnès Buzyn a annon­cé la mise en place de guichets uniques d’information et d’orientation et Nico­las Rev­el, directeur de la CNAMTS a rap­pelé l’existence d’un accord con­ven­tion­nel inter­pro­fes­sion­nel mais signé par seule­ment 55 % des équipes. Il a aus­si rap­pelé le verse­ment min­i­mum de 20 000 euros pour garan­tir le finance­ment de la struc­ture pour la pre­mière année et un sou­tien financier accru aux maisons de san­té qui accueil­lent des spé­cial­istes, prêts à venir quelques jours par mois et par an pour assur­er des soins non pro­gram­més.