L’heure de l’ac­tion

Les répons­es don­nées à ce jour par le min­istère de la San­té ne sont pas du tout à la hau­teur des enjeux. Des répons­es déce­vantes, voire provo­cantes au vu de la sous-exé­cu­tion de l’année 2013 et des déci­sions 2014 en faveur du secteur pub­lic, en par­ti­c­uli­er sur la cam­pagne tar­i­faire (pour lesquelles nous n’avons pas d’écrit) ; des engage­ments ren­voy­ant à de « sim­ples » groupes de tra­vail. La pro­fes­sion dans toutes ses com­posantes, MCO, SSR et Psy­chi­a­trie, réu­nies ce jour en Comité exé­cu­tif extra­or­di­naire, décide d’en­tr­er en action. J’ap­pelle donc tous les étab­lisse­ments de san­té MCO à pour­suiv­re le mou­ve­ment engagé et met­tre à exé­cu­tion notre men­ace : arrêt de tous les stages, signés ou pas, qui débu­tent à par­tir du 1er mars (les stages qui ont démar­ré précédem­ment ne sont pas con­cernés). Par ailleurs, les actions suiv­antes sont lancées ou inten­si­fiées : recherche d’al­liances nou­velles avec les organ­i­sa­tions représen­ta­tives des élèves infir­miers, dépôt d’un dossier devant l’au­torité de la con­cur­rence. Enfin, sans atten­dre l’issue du recours de l’année dernière, tous les arrêtés de tar­ifs seront attaqués devant le Con­seil d’É­tat.

Nos reven­di­ca­tions sont légitimes et nous n’ac­cep­tons pas cette lente mise à mort à laque­lle le gou­verne­ment nous con­damne. Nos con­vic­tions sont fortes, nous ne bais­serons donc pas la tête. Le dia­logue avec le min­istère reste ouvert, mais le temps des dis­cours, qui fait le jeu de la démo­bil­i­sa­tion, est ter­miné : nous entrons en action. Notre rap­port de force avec le gou­verne­ment s’in­ten­si­fie, et nous sommes prêts. Presque 85 % de la pro­fes­sion est aujour­d’hui mobil­isée, c’est ensem­ble, unis et sol­idaires, que nous avancerons.

Agis­sons en arrê­tant l’accueil des stages infir­miers au 1er mars 2014 pour une durée indéter­minée !