La FHP-MCO, syn­di­cat des clin­iques et hôpi­taux privés spé­cial­isés en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) de la Fédéra­tion de l’hospitalisation privée, salue le déblocage du coef­fi­cient pru­den­tiel de tar­i­fi­ca­tion hos­pi­tal­ière, qui illus­tre le respect par le secteur privé des vol­umes d’ac­tiv­ité fixés par l’ON­DAM.

Ce coef­fi­cient inscrit dans la Loi de finance­ment de la sécu­rité sociale 2013 (LFSS 2013) est un out­il visant à s’assurer de la maîtrise de l’ONDAM hos­pi­tal­ier. Il con­siste à préempter en début d’année une réserve finan­cière sur les tar­ifs dans le cas où le vol­ume prévi­sion­nel serait dépassé.

Pour le secteur des clin­iques et hôpi­taux privés, qui souf­frent d’une sit­u­a­tion économique et finan­cière dif­fi­cile, avec plus d’un tiers des étab­lisse­ments en déficit, le déblocage de ce coef­fi­cient va per­me­t­tre de récupér­er 26 mil­lions d’eu­ros. C’est bien mais trop peu au regard de la faib­lesse de la crois­sance des vol­umes.

“Nous nous félici­tons que la min­istre de la San­té respecte ses engage­ments. C’est un acte qui par­ticipe à la recon­struc­tion de la con­fi­ance après la vis­ite de l’Hôpital Privé de Trappes en juil­let dernier. Il n’en demeure pas moins que nous restons vig­i­lants notam­ment sur cer­taines mesures du PLFSS 2014 qui demeurent inac­cept­a­bles comme le sujet des tar­ifs dégres­sifs”, déclare Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP-MCO.

“C’est la deux­ième année que nous tenons par­faite­ment nos objec­tifs en ter­mes de vol­ume. Ce n’est donc qu’un juste retour des choses. Cette méth­ode de régu­la­tion prix/volume par les tar­ifs per­met aux étab­lisse­ments de san­té de retrou­ver des ressources tar­i­faires en l’absence de réal­i­sa­tion du vol­ume prévi­sion­nel. Mal­gré nos craintes lors de la mise en place, l’application de ce dis­posi­tif s’avère aujourd’hui être un élé­ment posi­tif de la cam­pagne tar­i­faire 2013”, pour­suit-il.
“Cepen­dant, et nous le dénonçons depuis des années, les tar­ifs des clin­iques restent tou­jours inférieurs de 22% en moyenne à ceux de l’hôpi­tal pub­lic pour une presta­tion de soins iden­tique”,  rap­pelle Lamine Ghar­bi.

Et de con­clure: “Nous atten­dons main­tenant que les con­séquences tar­i­faires pos­i­tives soient tirées de cette sit­u­a­tion pour le 1er mars 2014”.