Depuis des années, on nous promet l’invasion des robots dans notre quo­ti­di­en. Ils nous per­me­t­traient, tour à tour, de faire notre ménage, de con­duire nos voitures et autres prophéties sor­ties de films de sci­ence-fic­tion. Et pour­tant il y a bien un domaine où la robo­t­ique est forte­ment présente : la san­té. Panora­ma des per­spec­tives.

Aujourd’hui la robo­t­ique appliquée au domaine de la san­té se retrou­ve dans des secteurs très diver­si­fiés.

Ain­si aux Etats-Unis, les robots d’assistance chirur­gi­cale se sont forte­ment dévelop­pés. Ils per­me­t­tent d’assister le chirurgien en lui offrant la pos­si­bil­ité de pilot­er, à dis­tance, des out­ils de chirurgie mini-inva­sive dans de meilleurs con­di­tions d’ef­fi­cac­ité, de con­fort et de sécu­rité.

> Vidéo : http://www.viddler.com/v/79613fcd?secret=106196131

Mais la robo­t­ique se retrou­ve aus­si dans le domaine de l’as­sis­tance aux per­son­nes hand­i­capées ou dépen­dantes : un robot peut aider une per­son­ne tétraplégique à manip­uler les objets de son envi­ron­nement, un bras robo­t­isé peut rem­plac­er un bras per­du lors d’un acci­dent ou encore détecter des sit­u­a­tions anor­males (absence de mou­ve­ment par exem­ple) et aver­tir les sec­ours.

> Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=2ZUn9qtG8ow

Au Québec, les phar­ma­ciens du Cen­tre hos­pi­tal­ier uni­ver­si­taire de Québec (CHUQ ) ne per­dent plus de temps à compter des pilules, un robot se charge main­tenant de cette tâche. Le «Pillpick» est une machine immense. Elle effectue plusieurs tâch­es simul­tané­ment : faire son inven­taire de médica­ments en pré­parant des mil­liers de sachets de pilules; pré­par­er les pre­scrip­tions en cueil­lant les sachets qui sont ensuite attachés ensem­ble par un anneau de plas­tique; faire une sec­onde véri­fi­ca­tion pour s’as­sur­er que l’an­neau cor­re­spond bien à l’or­don­nance; et finale­ment gér­er les retours de médica­ments en véri­fi­ant l’in­tégrité des sachets inutil­isés. S’ils sont intacts, l’ap­pareil les replace dans l’in­ven­taire.  Un investisse­ment de 9 mil­lions $ qui a élim­iné la majorité des erreurs de médica­ments en plus de libér­er les phar­ma­ciens.

> Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=aq59ELdqHi8

Reste la déli­cate ques­tion des béné­fi­ci­aires de cette belle et cou­teuse tech­nolo­gie. Parce que même dans la san­té de demain les moyens financiers restent des enjeux cru­ci­aux.