3 ques­tions à Isabelle BIELLI-NADEAU, Direc­trice de la Clin­ique des Cèdres à Brive (19), réélue pour un nou­veau man­dat à la prési­dence de la FHP Lim­ou­sin

Qu’elles sont les moti­va­tions de votre engagement syn­di­cal désor­mais ancien ?
Comme cha­cun d’en­tre nous, je sup­porte très mal que notre secteur soit mal traité. Mon précé­dent méti­er d’av­o­cate ren­force sans doute mon intolérance au non respect des notions de jus­tice et d’équité dans notre démoc­ra­tie. A par­tir de là, il ne faut surtout pas se mor­fon­dre dans son coin mais se don­ner les moyens de réa­gir ensem­ble de façon intel­li­gente. S’in­ve­stir dans des organ­i­sa­tions qui don­nent des moyens pour se faire enten­dre, qui per­me­t­tent d’a­gir, est la clé. Porter haut et fort la parole de notre pro­fes­sion, la défendre d’abord et la pro­mou­voir, est le cadre du nou­veau man­dat de prési­dent de la FHP Lim­ou­sin que mes 8 col­lègues ont bien voulu me con­fi­er à nou­veau, sans oubli­er celui de mon rôle d’ad­min­is­tra­trice de la FHP-MCO. Il faut inlass­able­ment expli­quer nos enjeux auprès de toutes les instances et décideurs régionaux. Par exem­ple, la FHP Lim­ou­sin cotise pour l’ensem­ble de ses mem­bres au Medef région­al du Lim­ou­sin dont les statuts garan­tis­sent désor­mais une place per­ma­nente de notre branche. Nous sommes des entre­pris­es et on nous écoute au con­seil d’ad­min­is­tra­tion.

Le Lim­ou­sin, la plus petite région avec 9 étab­lisse­ments privés !
Oui, nous sommes un peu le petit Poucet de la pro­fes­sion ! Cette appar­ente faib­lesse est selon moi une force car de toute évi­dence quand on est peu nom­breux, on est obligé d’être davan­tage dynamique et soudé face à nos adver­saires. Par exem­ple, nous sommes tous der­rière la clin­ique du Colom­bier à Limo­ges qui s’est vu retir­er son autori­sa­tion en car­di­olo­gie inter­ven­tion­nelle. Par ailleurs, je note que l’at­ten­tion qui nous est accordée lorsque nous la requérons auprès des instances syn­di­cales FHP et FHP-MCO, est iden­tique à celle que je vois porter aux grandes régions. Une équité de traite­ment à l’in­térieur de notre cor­po­ra­tion ! Je souligne enfin que, certes nous ne sommes que 9, mais 2 d’en­tre nous étaient nom­inés aux Trophées de la FHP avant hier, la clin­ique Chénieux et la mienne.

La clin­ique des Cèdres était nom­inée aux Trophées de la FHP mais non lau­réate, est-ce un regret ?
Très sincère­ment non ! C’é­tait l’oc­ca­sion pour l’équipe qui a organ­isé cette “Journée autour de la prostate” présen­tée aux Trophées, de faire une belle virée parisi­enne ! Au-delà, par­ticiper pour nous était un pro­longe­ment de notre tra­vail d’in­for­ma­tion et de com­mu­ni­ca­tion que nous avons ini­tié il y a quelques années et qui est aujour­d’hui totale­ment inté­gré dans notre mode de fonc­tion­nement et dans l’e­sprit des médecins qui y ont pris goût. Cela n’avait pas empêché l’ARS de nous tacler en dis­ant que nous étions un bon étab­lisse­ment de soin mais un mau­vais étab­lisse­ment de santé…et je nous ren­voie à la pre­mière ques­tion de l’inéquité de traite­ment ! Un grand bra­vo aux équipes qui présen­taient la pre­mière mon­di­ale d’une colec­tomie en ambu­la­toire, lau­réate d’un Trophée. Cette “pre­mière” est une grande fierté pour tous. Nous nous sommes inclinés avec bon­heur devant l’excellence…privée !