Aujour­d’hui le 31 octo­bre, la Clin­ique de la Roseraie à Paray le Moni­al (71, groupe Vitalia) ferme ses portes. Les salariés, le corps médi­cal, la direc­tion ont décou­vert par voie de presse cette déci­sion de l’ARS il y a cinq jours, avant pour cer­tains, de par­tir en con­gés. C’est la pre­mière vic­time de l’os­tracisme mon­tant de nos décideurs à notre égard. La députée PS de la cir­con­scrip­tion s’ex­pri­mait la pre­mière au tra­vers d’un com­mu­niqué de presse, cri­ant la vic­toire du ser­vice pub­lic sans un mot pour les salariés et les médecins de la clin­ique. Ain­si, l’E­tat décide de fer­mer pure­ment et sim­ple­ment une clin­ique de 90 lits et places, 65 salariés, 30 médecins — soit le sort de 250 à 300 habi­tants de Paray — pour sauver l’hôpi­tal pub­lic qui essuie un déficit de plus de 8 mil­lions d’eu­ros. Les prati­ciens refusent de trans­fér­er leur activ­ité à l’hôpi­tal qui ne béné­ficiera donc d’au­cune aug­men­ta­tion d’ac­tiv­ité mais se plain­dra en revanche d’une accéléra­tion de la fuite des patients. Dans la forme : mépris­able ! Toutes les règles d’éthique, de morale, de respect ont volé en éclat. La clin­ique a tou­jours demandé la mise en place d’un PPP sans souhait ni réponse de l’hôpital. L’ARS n’a même pas cru bon de réu­nir les acteurs locaux publics et privés. La ges­tion de ce dossier est un cas d’é­cole. Sur le fond : hon­teux ! Jamais aucun reproche sur la qual­ité et la sécu­rité des soins n’a été for­mulé, une répu­ta­tion qui a séduit deux nou­veaux prati­ciens en chirurgie diges­tive dont l’ac­tiv­ité devait démar­rer le 2 novem­bre, soit deux jours après la fer­me­ture de la clin­ique ! Le PLFSS 2013 est écrit pour sauver l’hôpi­tal, et les tutelles révisent leur posi­tion con­cer­nant les PPP en ce sens. Les sit­u­a­tions régionales sont naturelle­ment divers­es mais l’e­sprit (mal)saint plane et cherche à nous excom­mu­nier. Notre secteur est une vari­able d’a­juste­ment de la restruc­tura­tion en route de l’hos­pi­tal­i­sa­tion publique. La fin jus­ti­fie ici les moyens, au mépris des salariés, des prati­ciens, de l’in­térêt des patients et de l’é­conomie du pays. Le groupe Vitalia, par la voix de son Prési­dent le Dr Chris­t­ian Le Dorze, mène le com­bat, relayé au plus haut niveau par la FHP. Agis­sons !

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

Pour en savoir plus : Com­mu­niqué de presse
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Dépasse­ments d’hono­raires : les débats se pour­suiv­ent
La sig­na­ture jeu­di de l’avenant n°8 à la con­ven­tion médi­cale n’est qu’une étape dans la régu­la­tion des dépasse­ments d’hono­raires. Tout n’est pas réglé pour autant, même si trois des plus impor­tants syn­di­cats de médecins libéraux (la CSMF, SML et MG France) ain­si que l’UNO­CAM ont validé l’ac­cord. Le Bloc, par con­tre, n’a pas signé et la FMF, dans l’att­tente de sa prochaine AG, réserve sa réponse. Naturelle­ment, les organ­i­sa­tions proches des sig­nataires salu­ent l’ac­cord, d’autres appel­lent à la vig­i­lance et Le Bloc appelle à une grève le 12 novem­bre, idem pour l’IS­NIH qui la prévoit illim­itée.

Rap­port 2012 au Par­lement
Le rap­port que le min­istère de la san­té doit chaque année aux par­lemen­taires afin d’é­clair­er leurs déci­sions rel­a­tives au PLFSS le dit : l’activité du secteur pub­lic est plus diver­si­fiée que celle du secteur privé, puisque les 5 CMD les plus fréquentes ramè­nent l’activité respec­tive­ment à hau­teur de 30,1% et 57,7%. La prise en charge, en ter­mes de class­es d’âge, des per­son­nes âgées de plus de 80 ans représente en 2011, 14,4% des séjours dans le secteur pub­lic et 10,4% dans le secteur privé, aug­men­tant cepen­dant de près de un point dans les deux secteurs depuis 2009. Enfin la DMS, sta­ble depuis 2009, s’établit à 6,1 jours dans le secteur pub­lic et de 4,6 jours dans le secteur privé. Par ailleurs, nous apprenons que le déficit du secteur pub­lic reste très forte­ment con­cen­tré puisque les dix étab­lisse­ments publics les plus défici­taires représen­tent 47 % du déficit total. De forts con­trastes, en ter­mes de sit­u­a­tion finan­cière, exis­tent égale­ment au sein du secteur privé, même si ce dernier reste glob­ale­ment excé­den­taire. Enfin, les MIGAC ont aug­men­té en 2011 de 4,1 %, avec une crois­sance plus mar­quée des MIG.

Le temps d’ac­cès à une mater­nité est resté sta­ble (2001–2010)
C’est ce que révèle une récente étude de la DREES et ce mal­gré les nom­breuses fer­me­tures pour cause d’ac­tiv­ité jugée trop faible. En 2001, on dénom­brait 676 mater­nités, con­tre 535 en 2010, soit une baisse d’un cinquième et une réduc­tion de 10% du nom­bre de lits. Par­al­lèle­ment, la DMS a dimin­ué de 11%, com­pen­sant cette baisse, selon les auteurs. En 2010, la moitié des femmes accède à une mater­nité en moins de 17 mns, comme en 2001. De même, 23% des femmes sont à plus de 30 mns de leur mater­nité (cor­re­spon­dant à 44% des com­munes et 16% des accouche­ments), une pro­por­tion qui reste sta­ble. Cette sta­bil­ité au niveau nation­al ne reflète cepen­dant pas la sit­u­a­tion au niveau départe­men­tal, plus con­trastée. Le com­porte­ment des patientes évolue égale­ment : en 2010, elles ont plus sou­vent recours à la mater­nité la plus proche de chez elles. Enfin, en 2010, 14 mater­nités réal­i­saient encore moins de 300 accouche­ments par an. Les fer­me­tures ont essen­tielle­ment con­cerné des mater­nités de type 1, tan­dis que 4 mater­nités de type 2 et 4 de type 3 ont été ouvertes entre 2001 et 2010. Niveau 2 et 3 pren­nent désor­mais en charge plus d’ac­couche­ments qu’en 2001 (72% con­tre 58%).

T2A en SSR
Depuis l’été dernier, la ques­tion du finance­ment du secteur des Soins de suite et de réadap­ta­tion (SSR) con­naît en effet son dernier rebondisse­ment : ini­tiale­ment prévu en 2012 puis reporté au 1er jan­vi­er 2013, il devrait finale­ment être pro­gres­sive­ment mis en œuvre à compter de 2016. Ces expéri­men­ta­tions devront entre autres répon­dre à la ques­tion de la coor­di­na­tion des par­cours : Qui pré­side à la stratégique thérapeu­tique ? Qui la met en œuvre ? Quel serait le degré d’implication du patient ? Et com­ment financer cette activ­ité de coor­di­na­tion ?

Les déchets se ramassent à la pelle
Du 17 au 25 novem­bre se déroulera la Semaine européenne de réduc­tion des déchets. Un hôpi­tal génère en moyenne 1050 kg de déchets par lit et place par an. La réduc­tion des déchets est donc au cœur d’une démarche de développe­ment durable. Des leviers d’ac­tion exis­tent : recourir à un usage unique per­ti­nent, anticiper les dates de péremp­tion, don­ner une deux­ième vie au matériel en bon état, mais avant tout impli­quer les pro­fes­sion­nels, prestataires et four­nisseurs.