La société SHAM, assureur de 80% des hôpi­taux publics et 27% des clin­iques privées, pub­lie depuis 2004 son panora­ma annuel du risque médi­cal.
Bilan pour l’année 2011 : une hausse de la fréquence des récla­ma­tions et une pro­gres­sion des règle­ments à l’amiable.

5206 récla­ma­tions en 2011

En 2011, le bilan de l’assureur a mis en exer­gue l’augmentation de la fréquence des récla­ma­tions et le niveau élevé  du coût moyen des sin­istres réglés.

Ain­si en 2011, le nom­bre de récla­ma­tions liées à des préju­dices cor­porels s’élevait à  5206 récla­ma­tions pour un coût glob­al de 174.8 mil­lions d’euros.

Une fois de plus, la chirurgie reste de loin, la spé­cial­ité la plus mise en cause, suiv­ie des urgences et de la médecine. L’orthopédie reste la spé­cial­ité chirur­gi­cale qui donne lieu au plus grand nom­bre de récla­ma­tions (36% du total).

9 récla­ma­tions sur 10 pour préju­dices cor­porels por­taient sur une cause médi­cale, 8% étaient liées à la vie hos­pi­tal­ière et 2% au dis­posi­tif médi­cal ou à un pro­duit de san­té.

Plusieurs motifs don­nent lieu à sanc­tion : infec­tion noso­co­mi­ale, faute médi­cale, défaut d’information, défaut d’organisation.

La voie ami­able priv­ilégiée

Toutes les affaires n’aboutissent pas tou­jours à des procès, la voie étant tou­jours priv­ilégiée. Mais lorsqu’une affaire se retrou­ve devant les tri­bunaux, l’établissement de san­té est jugé respon­s­able dans 48% des cas pour une con­damna­tion moyenne de 195 130€.

Une sit­u­a­tion qui devrait inciter les étab­lisse­ments à miser davan­tage sur la préven­tion et la ges­tion du risque médi­cal.

C’est pourquoi, SHAM développe depuis plusieurs années une poli­tique active de ges­tion des risques afin d’aider les équipes médi­cales à repenser leur pra­tique.

Dif­fi­cile cepen­dant, dans un con­texte de restric­tion budgé­taire  que con­nais­sent la plu­part des étab­lisse­ments de san­té de faire de tels investisse­ments.

A lire aus­si : le rap­port de la MASCF