Dr. Gabriel BOSSY, Prési­dent de la FHP-SSR et Prési­dent du Cen­tre de géron­tolo­gie Saint-François à Nans-les-pins (83).

Quels ont été les temps forts du Con­grès annuel des SSR ? 
Le dis­cours de poli­tique générale a per­mis de pren­dre un peu de per­spec­tive : nous avons réaf­fir­mé que nous avions, vis à vis de la DGOS et de l’ATIH, des attentes fortes. Jusqu’ici, nous avons eu avec l’ATIH une con­cer­ta­tion de façade. Le mod­èle de con­struc­tion de la T2A-SSR n’est pas fiable, car il ne prend pas en compte toutes les facettes de notre activ­ité, en par­ti­c­uli­er en ce qui con­cerne la réé­d­u­ca­tion fonc­tion­nelle et les plateaux tech­niques. Par ailleurs, la FHP-SSR a réaf­fir­mé son oppo­si­tion à une T2A au séjour et souhaite être enten­due par l’ATIH pour une étude de la séquence du séjour et non du séjour séquencé. Si ces points n’étaient pas enten­dus, le con­seil d’administration tir­erait toutes les con­séquences pour la pour­suite des négo­ci­a­tions.
Quels sont les grands enjeux du secteur SSR? 
Le pre­mier enjeu est la mise en place d’une T2A véri­ta­ble­ment adap­tée à notre secteur d’activité. Le sec­ond est d’installer un lien entre finance­ment et autori­sa­tions. Enfin, la FHP-SSR a égale­ment réaf­fir­mé sa volon­té de coopéra­tion et de com­plé­men­tar­ité avec le secteur pub­lic.

Com­ment voyez-vous l’évolution de votre secteur ? 
Nous souhaitons nous posi­tion­ner sur des prob­lé­ma­tiques de san­té publique, en par­ti­c­uli­er la prise en charge des mal­adies chroniques, qui explosent ces dernières années. Par ailleurs, les étab­lisse­ments SSR, de par leur posi­tion­nement sur le ter­ri­toire, peu­vent répon­dre à la prob­lé­ma­tique des déserts médi­caux en assur­ant des con­sul­ta­tions de prox­im­ité.