Nom­breux sont les étab­lisse­ments qui se mobilisent durant cette semaine de développe­ment durable et témoignent de leur engage­ment dans la ges­tion des ressources humaines et le bien-être au tra­vail de leurs salariés et prati­ciens. Ces clin­iques affichent un taux d’ab­sen­téisme de seule­ment 5% (y com­pris les con­gés mater­nités). Dans la fonc­tion publique hos­pi­tal­ière ce taux grimpe à 11%. C’est un pre­mier excel­lent indi­ca­teur, — et aisé à manier !, pour mesur­er la valeur immatérielle de l’en­tre­prise, soit le cap­i­tal « clients », « savoir-faire » (avan­tage con­cur­ren­tiel, R&D), humain (bud­get for­ma­tion, indi­ca­teurs d’absentéisme)… Ces act­ifs immatériels, dont la notoriété et la répu­ta­tion font par­tie, se mesurent. Et même plus ! Ils se val­orisent et intè­grent pro­gres­sive­ment les bilans compt­a­bles. Pour notre secteur de san­té com­posé à 75 % d’actifs immatériels, il est temps de s’y met­tre. Au-delà de la val­ori­sa­tion évi­dente de l’en­tre­prise, ce sont nos tar­ifs qui pour­raient être indexés sur ces indi­ca­teurs. Nos étab­lisse­ments sont immatéri­ale­ment rich­es !

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

Ne pas dépenser moins mais mieux 
Selon un sondage IFOP pour le Mou­ve­ment de la Paix, seuls 2% des Français plaident, en cas de restric­tions budgé­taires, pour une réduc­tion des dépens­es publiques dans le secteur de la san­té et des hôpi­taux, comme dans celui des retraites. À l’in­verse, le trio de tête retient la défense et l’ar­mée (37%), les aides ver­sées aux chômeurs (21%) puis la cul­ture (18%). On démarre 2012 mieux qu’en 2011 : pour la deux­ième année de suite, l’ob­jec­tif de dépens­es d’as­sur­ance-mal­adie voté par le Par­lement pour 2011 aura été respec­té. Le rythme est désor­mais inférieur à 3 % par an (en vol­ume) et l’ob­jec­tif a été fixé à 2,5 % pour 2012.

L’ANAP vous épaule
L’Anap a lancé un appel à can­di­da­tures jusqu’au 30 mai pour accom­pa­g­n­er 300 chefs de pôle hos­pi­tal­iers ou des médecins exerçant une fonc­tion sim­i­laire dans le secteur privé (www.anap.fr). “Les chefs de pôle sélec­tion­nés seront annon­cés “en début d’été” pour un lance­ment de l’opéra­tion au sec­ond semes­tre et accom­pa­g­nés sur une durée de 18 mois, de façon con­tin­ue dans la mise en oeu­vre de leur(s) projet(s)”, pré­cise l’Anap. Par­al­lèle­ment 20 étab­lisse­ments ont été sélec­tion­nés pour un accom­pa­g­ne­ment opéra­tionnel dans le domaine de la chirurgie ambu­la­toire : 8 publics, 8 privés et 4 ESPIC ; ou encore 15 pour effectuer une analyse com­par­a­tive : 5 publics, 7 privés et 3 ESPIC.

S’at­ta­quer d’abord aux dépasse­ments d’hono­raires
Près des trois quarts des Français inter­rogés par Opin­ion Way pour le site Doc­tis­si­mo atten­dent en pri­or­ité du prochain gou­verne­ment des actions pour “l’en­cadrement des dépasse­ments d’hono­raires”, 70% des actions pour “priv­ilégi­er le rem­bourse­ment des médica­ments effi­caces” et 70% veu­lent “don­ner plus de moyens à l’hôpi­tal pub­lic”. 67% veu­lent en pri­or­ité des actions pour “dimin­uer le déficit de la sécu­rité sociale” et 66% des mesures pour “lut­ter con­tre les déserts médi­caux”.

Vers une moin­dre pénurie ?
Le nom­bre de postes d’in­ternes restés vacants à l’is­sue des épreuves clas­santes nationales (ECN) de juin 2011 a légère­ment fléchi, pas­sant à 9% con­tre 10,3% en 2010 et 11% en 2009 et 2008, selon une étude pub­liée par la DREES. Elle souligne que la répar­ti­tion géo­graphique des postes vacants est qua­si­ment la même depuis 2004, notant que sept sub­di­vi­sions ont pourvu tous leurs postes (Bor­deaux, Lyon, Greno­ble, Mont­pel­li­er, Toulouse, Nice et Océan indi­en)