Dans la per­ma­nence des soins, il n’y a de “per­ma­nent” que nos engage­ments mais sans doute pas ceux des tutelles. En ré-ouvrant le chantier de la PDSES, la DGOS invite le secteur pub­lic à rejouer la par­tie et rafler la mise. Cer­taines ARS, véri­ta­bles bras armés de la puis­sance publique, invi­tent l’hôpi­tal à s’é­panouir… et ne recu­lent pas devant la sup­pres­sion totale ou qua­si-totale des lignes de garde dans nos étab­lisse­ments durant la nuit pro­fonde. Des guer­res de tranchées sont déjà déclarées ! Pour cer­tains étab­lisse­ments qui ont investi dans leur ser­vice d’ur­gences, dûment autorisé, et pierre angu­laire de leur pro­jet médi­cal, c’est une ques­tion de survie. Les prati­ciens sont à nos côtés, en pre­mière ligne dans nos clin­iques, comme leurs représen­tants, au côté de la FHP-MCO, sur le ter­rain de la reven­di­ca­tion nationale. Ce sont nos rég­i­ments, ensem­ble faisons front com­mun. Dénonçons sys­té­ma­tique­ment tous les abus et refu­sons toutes les déci­sions fondées sur des critères poli­tiques et non san­i­taires et économiques. Con­signe : pas de fleur aux fusils.

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO
http://leblogdupresident.fhpmco.fr/

Arnaud Robi­net, un des plus jeunes députés du Par­lement, extrême­ment promet­teur, grand con­nais­seur de l’hos­pi­tal­i­sa­tion publique et privée et très engagé dans les ques­tions de san­té, est venu échang­er et débat­tre sans langue de bois avec nous sur les prob­lé­ma­tiques de notre secteur, hier dans les bureaux de la FHP-MCO. Ci-con­tre notre inter­view et l’in­té­gral­ité du chat sur notre site fhpmco.fr.

Suite et fin PLFSS 2012
Après avoir décidé de révis­er à la baisse, de 1,75% à 1%, la prévi­sion du taux de crois­sance (de nom­breux experts annon­cent plutôt 0,3% !), l’ob­jec­tif désor­mais arrêté du PLFSS est de ramen­er à 13,9 mil­liards d’eu­ros, con­tre 18,2 mil­liards en 2011, le déficit du régime général de la sécu en 2012. La pro­gres­sion de l’On­dam est fixée à 2,5% en 2012 (171,2 mil­liards d’eu­ros) : Ondam soins de ville à +2,1%, Ondam hos­pi­tal­ier à +2,3% et Ondam médi­co-social à +3,8%. Toute­fois, restons prudents…les députés social­istes ont annon­cé leur inten­tion de saisir le Con­seil con­sti­tu­tion­nel, esti­mant que le texte por­tait atteinte au principe con­sti­tu­tion­nel d’é­gal accès aux soins.

Une aug­men­ta­tion du numerus clausus
Xavier Bertrand a annon­cé une aug­men­ta­tion du numerus clausus en médecine. Le chiffre pré­cis sera déter­miné en décem­bre. Selon les syn­di­cats de médecins, il man­quera 10 000 médecins en France d’ici 2015 et un faible pour­cent­age s’installe en libéral.

Je n’ai pas com­plète­ment réus­si sur le secteur option­nel
…déclarait le min­istre de la San­té. “La Mutu­al­ité s’est mise de mau­vaise humeur suite à la taxe sur les mutuelles”, d’où un secteur option­nel à min­i­ma : “aucun député n’aurait pris le risque d’inclure le secteur 1. Je ne les blâme pas. Mais ce qui est pris n’est plus à pren­dre”. Au final, le secteur option­nel est réservé aux seuls spé­cial­istes de plateaux tech­niques en secteur II, et les médecins titrés blo­qués en secteur I (env­i­ron un mil­li­er) sont aban­don­nés.

Pas de pré­cip­i­ta­tion
La mai­son brûle mais Xavier Bertrand assur­ait qu’il allait “don­ner de la sou­p­lesse” dans la ges­tion des Comptes épargne-temps (CET) à l’hôpi­tal, exclu­ant toute “date couperet” sur le sujet. Il a estimé que l’ur­gence sur ce dossier n’é­tait pas aus­si pres­sante que le con­sid­èrent les syn­di­cats de prati­ciens hos­pi­tal­iers. Seuls 30% env­i­ron des CET ont été pro­vi­sion­nés alors que cela est prévu par la loi depuis 2003.
Pas de pré­cip­i­ta­tion non plus pour la T2A pour les CH (ex Hôpi­taux Locaux) reporté au 1er mars 2013, au lieu du 1er jan­vi­er 2012.

Une stag­na­tion de la pri­vati­sa­tion de la san­té
L’Or­gan­i­sa­tion de coopéra­tion et de développe­ment économiques (OCDE) vient de pub­li­er la 6e édi­tion du Panora­ma de la san­té. Les États-Unis restent “de loin” le pays qui dépense le plus pour la san­té. Vien­nent ensuite la Norvège et la Suisse. Par ailleurs, note l’OCDE, en dépit des inquié­tudes quant à la pri­vati­sa­tion du finance­ment de la san­té, le pub­lic finance à 72% l’ensem­ble des dépens­es de san­té en moyenne dans les pays de l’or­gan­i­sa­tion. “Une pro­por­tion qui ne s’est pas mod­i­fiée au cours des 20 dernières années”, ajoute-t-elle. Rap­pelons que le finance­ment de la sécu­rité sociale représente en France env­i­ron 88% (source enquête CTC/FHP-MCO, 2011) du chiffre d’af­faires de nos clin­iques.

Une check list
Pour sécuris­er ses 300 salles d’opération, l’Assistance Publique — Hôpi­taux de Paris (AP-HP) engage une démarche qual­ité basée sur un nou­veau stan­dard, soit trois items sup­plé­men­taires à la régle­men­ta­tion à rem­plir et sus­cep­ti­bles d’être audités.

Le som­met de Dur­ban au sec­ours de Kyoto
Plus de 190 pays se réu­nis­sent en Afrique du Sud pour ten­ter de sauver ce qui peut l’être du pro­to­cole de Kyoto : le pari de lim­iter le réchauf­fe­ment cli­ma­tique à 2° sem­ble aujour­d’hui plus que jamais com­pro­mis. Un grand nom­bre de sci­en­tifiques affir­ment qu’il est déjà trop tard pour respecter cet engage­ment. Le réchauf­fe­ment aura un impact indé­ni­able sur la san­té des pop­u­la­tions qu’il fau­dra égale­ment rapi­de­ment anticiper.