Actus San­té du 13h N° 776

14,9 %, c’est la part des décès de per­son­nes âgées de moins de 65 ans en 2023.

Source : San­té publique France

L’ambulatoire en perte de vitesse

Les don­nées de datavi­su­al­i­sa­tion 2024 de VISUCHIR révè­lent un déficit d’interventions chirur­gi­cales de 1,48 mil­lion de séjours pour combler le retard lié aux dépro­gram­ma­tions de la crise Covid et une trop lente pro­gres­sion de l’ambulatoire.

Les clin­iques privées enreg­istrent 74,2 % d’interventions en ambu­la­toire en 2024, ver­sus 41,9 % pour les CHU, qui ont con­nu la plus forte pro­gres­sion entre 2023 et 2024.

1,28 mil­lion d’interventions restent poten­tielle­ment trans­férables en ambu­la­toire pour attein­dre le taux cible poten­tiel de 83,2 % cal­culé par VISUCHIR. Au rythme actuel de pro­gres­sion ambu­la­toire observée depuis 2 ans, il nous fau­dra encore 18 ans pour attein­dre le taux cible de 80 % pré­con­isé par le Haut con­seil de la san­té publique, la Cour des comptes et la CNAM.

Panorama des hôpitaux de la Drees 

Le secteur hos­pi­tal­ier comp­tait 1,39 mil­lion de salariés (+1,9 % pub­lic, +2,3 % privé) en 2023. L’hospitalisation sans nuitée a pro­gressé de 8,6 %, celle en hos­pi­tal­i­sa­tion com­plète de 0,8 %, mais reste inférieure de 9,6 % à son niveau d’avant crise.

En 2023 :

  • 13,2 mil­lions de patients ont été hos­pi­tal­isés au moins une fois dans les 2 965 hôpi­taux et clin­iques.
  • Le nom­bre de pas­sages aux urgences était de 20,8 mil­lions, soit 3,4 % de moins que son niveau de 2022.

Mieux gérer les DASRI

Le guide nation­al de ges­tion des DASRI a été révisé par le min­istère de la San­té pour mieux car­ac­téris­er le risque infec­tieux d’un déchet et ori­en­ter le geste de tri. Un tome 2 portera sur la ges­tion des déchets à risques chim­iques, tox­iques et radioac­t­ifs.

La mortalité diminue en 2023

La chute de la mor­tal­ité due au Covid-19 est la pre­mière cause de diminu­tion, suiv­ie par les mal­adies de l’appareil cir­cu­la­toire et les tumeurs. Les hauss­es con­cer­nent les mal­adies res­pi­ra­toires, infec­tieuses et par­a­sitaires. Lire le rap­port

Selon le rap­port con­joint de San­té publique France, l’Inserm et la Drees, le taux de mor­tal­ité stan­dard­isé est en diminu­tion dans toutes les class­es d’âge par rap­port à 2022, et même 2019. Une diminu­tion de la mor­tal­ité par rap­port à 2022 est observée, prin­ci­pale­ment pour les mal­adies de l’appareil cir­cu­la­toire et les tumeurs. Néan­moins, la mor­tal­ité due à des mal­adies de l’appareil cir­cu­la­toire, endocrini­ennes, nutri­tion­nelles et métaboliques, de l’appareil diges­tif, géni­to-uri­naires et de caus­es externes, reste plus élevée que la pro­jec­tion réal­isée à par­tir de la ten­dance 2015–2019.

L’espérance de vie à la nais­sance est de 79,9 ans pour les hommes et 85,6 pour les femmes.

Mieux traiter la fibromyalgie

La HAS pub­lie la pre­mière recom­man­da­tion visant à définir et amélior­er le diag­nos­tic et la prise en charge des adultes présen­tant une fibromyal­gie. Elle toucherait en France 1,5 à 2 % de la pop­u­la­tion, et trois fois plus de femmes que d’hommes.

2e Congrès de la médecine polyvalente

Le 2e con­grès de la Société française de médecine poly­va­lente aura lieu les 2 et 3 octo­bre 2025 à Paris. Une large place sera faite à la recherche doc­u­men­taire pour la pra­tique et la recherche clin­iques ➔ Pour s’inscrire

Qu’est-ce que la médecine personnalisée ?

La médecine per­son­nal­isée, égale­ment con­nue sous le nom de médecine de pré­ci­sion, représente un change­ment majeur dans l’approche thérapeu­tique. Con­traire­ment à la médecine tra­di­tion­nelle qui applique des pro­to­coles stan­dard­is­és basés sur la patholo­gie iden­ti­fiée, cette approche nova­trice con­sid­ère chaque patient comme un cas unique dont le traite­ment doit être adap­té à ses spé­ci­ficités géné­tiques et com­porte­men­tales.

Expli­ca­tions

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