Actus San­té du 13h N° 773

C’est le risque sérieux de dépasse­ment de l’ONDAM 2025.

Source : com­mu­niqué du comité de suivi de l’ONDAM.

300 millions pour revaloriser les professionnels

La FHP et le SYNERPA pro­posent aux parte­naires soci­aux un avenant 33 révisé pour reval­oris­er les pro­fes­sion­nels des étab­lisse­ments san­i­taires et médi­co-soci­aux de la branche, cor­re­spon­dant à un finance­ment dédié de 300 mil­lions d’euros.

Cet accord révisé préserve tous les principes de l’avenant 33 signé en 2023 avec les organ­i­sa­tions syn­di­cales majori­taires. Il en con­serve la struc­ture et les ambi­tions : une grille de clas­si­fi­ca­tion mod­ernisée, lis­i­ble et équitable, struc­turée autour de 16 niveaux de clas­si­fi­ca­tion des emplois et fondée sur des critères objec­tifs (for­ma­tion, autonomie, com­plex­ité des mis­sions, respon­s­abil­ité, dimen­sion rela­tion­nelle). Les élé­ments com­plé­men­taires de rémunéra­tion liés à l’ancienneté, à l’expérience et aux com­pé­tences sont main­tenus, de manière à garan­tir une pro­gres­sion val­orisante et durable dans les car­rières.

« Cette propo­si­tion n’est pas une déc­la­ra­tion d’intention : c’est un engage­ment col­lec­tif pour redonner du sens et des per­spec­tives aux car­rières », déclare Lamine Ghar­bi, prési­dent de la FHP.

L’évolution de la loi de fin de vie ne passe pas

La prési­dente de la SFAP a fait part devant la presse de « son incer­ti­tude sur la clarté insuff­isante des critères. À son sens, leur flou va à l’en­con­tre de la promesse d’un texte unique­ment pour les cas excep­tion­nels », rap­porte Hos­pi­me­dia.

Cette évo­lu­tion « vient nous ébran­ler et nous inter­roge pro­fondé­ment », a indiqué la prési­dente Claire Four­cade de la Société française d’accompagnement de soins pal­li­at­ifs (SFAP) selon Hos­pi­me­dia.

Par ailleurs, la SFAP s’est inter­rogée sur l’al­lo­ca­tion des moyens de la stratégie décen­nale, en l’ab­sence notam­ment d’in­stance de pilotage dédiée instal­lée.

32,9 mil­lions d’eu­ros (M€) en mesures nou­velles ont été délégués pour les équipes mobiles de soins pal­li­at­ifs, avec une aug­men­ta­tion nette de 18 équipes par rap­port à 2022.

Selon le Leem, la France soigne mais décroche

Les entre­pris­es du médica­ment indiquent dans leur Baromètre 360° 2025 que pour chaque euro investi, l’industrie phar­ma­ceu­tique génère 2,1 euros pour l’économie française. Néan­moins, « para­doxe français », le pays décroche en ter­mes d’attractivité.

Le rap­port indique que la France soigne mais décroche mal­gré des atouts indé­ni­ables :

  • La France est tou­jours le 2e marché phar­ma­ceu­tique d’Europe… tout en devenant l’un des moins attrac­t­ifs pour les lab­o­ra­toires.
  • Seuls 60 % des médica­ments ayant une AMM européenne sont disponibles en France.
  • 523 jours sont néces­saires pour accéder à un nou­veau traite­ment… con­tre 50 jours en Alle­magne.
  • 7 % de hausse des arrêts de com­mer­cial­i­sa­tion, prin­ci­pale­ment en rai­son d’un déséquili­bre économique, après une baisse post-Covid.
  • Seuls 9 % des nou­veaux médica­ments ven­dus en Europe sont fab­riqués en France, alors que notre pays pour­rait en pro­duire bien davan­tage.
  • 60 % du résul­tat d’exploitation est ponc­tion­né par l’État, dont 88 % via une fis­cal­ité spé­ci­fique au secteur.
  • 64 % des dirigeants n’envisagent plus d’investir en France dans les trois prochaines années.

Voir les chiffres clés et le Baromètre 360° 2025.

Par ailleurs, les entre­pris­es du médica­ment émet­tent des recom­man­da­tions autour de trois axes : élargir, sim­pli­fi­er et har­monis­er l’accès aux nou­veaux traite­ments ; refaire de la France une terre d’accueil de l’innovation ; soutenir un secteur stratégique pour la sou­veraineté.

Une confiance en matière de santé redéfinie

Une enquête dans 16 pays indique une autorité dis­per­sée : l’avis des proches compte davan­tage que celui des sci­en­tifiques ; le doc­teur de famille est deux fois plus influ­ent que les poli­tiques publiques. 

Par ailleurs, 2 patients sur 3 se sen­tent en con­trôle de leur san­té. La vision d’une san­té mul­ti­di­men­sion­nelle (physique, men­tale, sociale et envi­ron­nemen­tale) est partagée.

Voir la pub­li­ca­tion du rap­port « Edel­man Trust Barom­e­ter »

Crédits pho­tos :   Adobe­stock, Istock.