Actus San­té du 13h N° 769

C’est la pro­por­tion de clin­iques privées MCO défici­taires en 2023 (+8 points par rap­port à 2022) selon la DREES.

Finance : + 362 millions / — 2,4 milliards d’euros

En 2023, la sit­u­a­tion finan­cière des hôpi­taux publics se dégrade à nou­veau très forte­ment avec un déficit de 2,4 mil­liards d’euros, alors que celle des clin­iques privées affiche un résul­tat net posi­tif de 362 mil­lions d’euros.

En 2023, le résul­tat net des clin­iques privées s’établit à 362 mil­lions d’euros, soit 1,8 % de leurs recettes, en recul par rap­port à 2022 (3,4 %). La pro­por­tion de clin­iques privées défici­taires aug­mente (32 % en 2023, après 25 % en 2022). La pro­por­tion de clin­iques défici­taires atteint 37 % en moyen séjour (+8 points), 33 % en court séjour (+8 points) et 18 % en psy­chi­a­trie (+1 point).

L’effort d’investissement des clin­iques privées se repli­erait en 2023 (à 4,9 % des recettes en 2023, après 5,6 % en 2022). La pro­por­tion de clin­iques privées suren­det­tées dimin­ue et atteint 14 % en 2023, son plus bas niveau his­torique.

La DREES explique cette très nette détéri­o­ra­tion par la sor­tie pro­gres­sive des dis­posi­tifs excep­tion­nels de sou­tien pour faire face à la crise san­i­taire, dans un con­texte infla­tion­niste. Rap­porté aux recettes, le résul­tat net est négatif, à hau­teur de ‑2,3 % (après ‑1,3 % en 2022), une pro­por­tion inédite depuis 2005.

La DREES rap­pelle que les 122,1 mil­liards d’euros de dépens­es en 2023 sont financés à 92,6 % par l’Assurance mal­adie. Le secteur hos­pi­tal­ier représente près de la moitié (49,1 %) de la con­som­ma­tion de soins et de biens médi­caux et 6,3 % de la con­som­ma­tion finale effec­tive des ménages.

4 naissances sur 5 dans les types 2 et 3

La DREES recense 457 mater­nités en 2023 (464 en 2022) : 163 de type 1, et 294 de type 2a, 2b ou 3. Elles ont réal­isé 664 000 accouche­ments (48 800 de moins qu’en 2022). Les mater­nités de type 2 et 3 con­cen­trent 78 % des lits, 83 % des accouche­ments.

La taille des mater­nités aug­mente avec le type de spé­cial­i­sa­tion : en 2023, le nom­bre d’accouchements par mater­nité s’élève à 682 pour les mater­nités de type 1, à 1 314 pour les mater­nités de type 2a, à 1 856 pour les mater­nités de type 2b, et à 3 088 pour les mater­nités de type 3.

En 2023, 5 % des mater­nités de France mét­ro­pol­i­taine pren­nent en charge moins de 300 accouche­ments dans l’année, une pro­por­tion en légère pro­gres­sion sur une décen­nie (elle était de 3 % en 2013). Ces mater­nités se situent majori­taire­ment dans des départe­ments mon­tag­neux (Hautes-Alpes, Savoie, Corse) ou ruraux (Ardèche, Ariège, Avey­ron, Can­tal, Cor­rèze, Dor­dogne).

Mortalité infantile : analyse de 328 EIGS

La HAS for­mule dix pré­con­i­sa­tions pour réduire les événe­ments indésir­ables graves asso­ciés aux soins (EIGS). Les déclarants ont jugé que 57 % des EIGS étaient majori­taire­ment évita­bles ou prob­a­ble­ment évita­bles.

Sur les 328 EIGS, la HAS a mon­tré que les con­séquences prin­ci­pales des EIGS ont été le décès dans 54 % des déc­la­ra­tions, une mise en jeu du pronos­tic vital dans 31 % des déc­la­ra­tions et un prob­a­ble déficit fonc­tion­nel per­ma­nent dans 15 % des déc­la­ra­tions. Par­mi les 179 EIGS ayant entraîné un décès, 42 déc­la­ra­tions con­cer­naient des enfants mort-nés (8 cas de mort fœtale in utero et 34 cas d’enfants nés vivants avec échec de la réan­i­ma­tion).

Les caus­es immé­di­ates de ces EIGS les plus déclarées sont les erreurs en lien avec la prise en charge obstétri­cale, les erreurs liées aux soins ou à l’organisation des soins, et les erreurs médica­menteuses.
Quant aux caus­es pro­fondes, il s’agit prin­ci­pale­ment de fac­teurs liés aux patients (notam­ment l’état de san­té du nou­veau-né et de la mère) ; aux tâch­es à accom­plir (pro­to­cole incom­plet voire absent, ou encore mécon­nu des pro­fes­sion­nels impliqués dans la prise en charge) ; ou à l’équipe (défaut de com­mu­ni­ca­tion, dif­fi­cultés liées aux trans­mis­sions et alertes).

Mieux dépister le cancer du sein

La Société d’imagerie de la femme (Sifem) et la Société française de sénolo­gie et de patholo­gie mam­maire (SFSPM) pré­conisent des évo­lu­tions du dépistage organ­isé du can­cer du sein en France et de relever le taux insuff­isant à 60 %.

L’état de santé des 15 à 24 ans

La DREES pub­lie les chiffres français d’une enquête européenne de 2019. Avant la crise san­i­taire, plus de 9 sur 10 des 15–24 ans se perçoivent en « bonne ou très bonne san­té » et 17 % déclar­ent avoir un prob­lème de san­té chronique.

Les prin­ci­pales patholo­gies chroniques citées sont l’allergie (41%, hors asthme) et l’asthme (26 %). Par ailleurs, 1 sur 5 présente une sur­charge pondérale. Si la grande majorité des jeunes ont une cor­pu­lence nor­male, 14 % des 15–24 ans sont en sur­poids (obésité non incluse), 5 % en obésité et 7 % en insuff­i­sance pondérale.

7 jeunes sur 10 (68 %) déclar­ent avoir con­som­mé des bois­sons alcoolisées au cours des douze derniers mois.

L’usage quo­ti­di­en du tabac est en hausse chez les jeunes entre 15 et 24 ans : 1 sur 4 fume du tabac, 17 % quo­ti­di­en­nement et 9 % occa­sion­nelle­ment.

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