C’est la part de marché de l’hospitalisation privée con­cer­nant l’activité de soins des ser­vices d’urgence.

SourceSAE 2023

Soins palliatifs, point sur la stratégie décennale

Lancée il y a un an, elle béné­fi­cie d’un finance­ment de 100 mil­lions d’euros chaque année sur 10 ans. Il est d’ores et déjà noté une aug­men­ta­tion du nom­bre de lits, d’équipes, d’unités spé­cial­isées et de soins à domi­cile.

Depuis 2021, le nom­bre de lits a aug­men­té de 3 % dans les unités spé­cial­isées, et de 7 % dans les autres ser­vices de soins.

Depuis 2022, le nom­bre de patients pris en charge en soins pal­li­at­ifs en hos­pi­tal­i­sa­tion à domi­cile a aug­men­té de 22 %.

Les médecins de ville effectuent 17 000 vis­ites en moyenne par trimestre qui per­me­t­tent de coor­don­ner les soins délivrés sous l’égide du médecin trai­tant, et 420 équipes mènent notam­ment leurs inter­ven­tions « hors les murs » de l’hôpital pour faciliter le main­tien à domi­cile.

3 départe­ments dépourvus d’une USP ont été dotés d’une unité en 2024, 6 départe­ments le seront d’ici fin 2025, et 4 de plus d’ici fin 2026.

Des actions sont pri­or­i­taires en 2025 : déploiement d’équipes d’hospitalisation à domi­cile d’intervention rapi­de en soins pal­li­at­ifs (15 sont déjà financées et 15 sup­plé­men­taires le seront cette année) ; ouver­ture de 2 unités de soins pal­li­at­ifs pédi­a­triques en Auvergne-Rhône-Alpes et en Guyane ; créa­tion des 1res « struc­tures inter­mé­di­aires entre la ville et l’hôpital ».

Réemploi de DM : 54 millions d’euros d’économie

Des mil­lions de dis­posi­tifs médi­caux à usage indi­vidu­el, dont 60 mil­lions d’at­telles et d’orthès­es, restent inutil­isés dans les foy­ers. Un décret en autorise le réem­ploi depuis le 20 mars.

Des cen­tres et pro­fes­sion­nels se ver­ront délivr­er un cer­ti­fi­cat val­able pour qua­tre ans pour assur­er les opéra­tions d’en­tre­tien et de main­te­nance. Le dis­posi­tif médi­cal béné­ficiera d’une iden­ti­fi­ca­tion indi­vidu­elle par le dis­trib­u­teur pour une bonne traça­bil­ité.

Les béné­fices sont nom­breux : réduire l’empreinte écologique du sys­tème de san­té, réduire les tar­ifs des DM et réalis­er des économies pour l’Assurance mal­adie.

Lutter contre les pénuries de médicaments

Le nom­bre de rup­tures ou de risques de rup­tures a bais­sé : 3 825 déc­la­ra­tions ont été faites en 2024 con­tre 4 925 en 2023. Des dis­par­ités régionales nota­bles demeurent néan­moins.

La feuille de route 2024–2027 visant à garan­tir la disponi­bil­ité des pro­duits et à ren­forcer la sou­veraineté indus­trielle est com­plétée par une nou­velle feuille de route spé­ci­fique aux dis­posi­tifs médi­caux. Cette dernière repose sur qua­tre axes de tra­vail : iden­ti­fi­er et sur­veiller les sit­u­a­tions à risques de tensions/ruptures, prévenir à long terme les sit­u­a­tions à risque, anticiper à court terme les sit­u­a­tions à risque, opti­miser la ges­tion de la sit­u­a­tion en cas de rup­ture.

Con­cer­nant les médica­ments, il est par ailleurs prévu de ren­dre oblig­a­toire le rem­plis­sage d’un sys­tème d’information partagé, des­tiné à amélior­er la vis­i­bil­ité sur la disponi­bil­ité des médica­ments détenus par les dif­férents acteurs de la chaîne d’approvisionnement et de dis­tri­b­u­tion. Un comité inter­min­istériel d’anticipation des pénuries est aus­si créé, regroupant tous les acteurs autour d’un pilotage et d’une gou­ver­nance unique.

Recherche : l’attractivité européenne à la peine

L’Europe développe seule­ment 19 % des essais mon­di­aux, der­rière les États-Unis et l’Asie (respec­tive­ment 28 % et 60 %). La France con­serve sa 3e place en Europe après l’Espagne et l’Allemagne grâce aux essais de phase pré­coce en oncolo­gie, selon le Leem.

« Retrou­ver un lead­er­ship européen n’est plus une option, c’est un besoin », déclare le Leem. « La France et l’Europe pos­sè­dent un poten­tiel con­sid­érable en recherche clin­ique. Cepen­dant, les lour­deurs admin­is­tra­tives et l’accumulation des régle­men­ta­tions freinent notre com­péti­tiv­ité. La France ne doit pas con­tin­uer à se laiss­er dis­tancer par ses con­cur­rents européens. Il est impératif d’agir rapi­de­ment pour sim­pli­fi­er, accélér­er et har­monis­er les proces­sus, afin de garan­tir aux patients français un accès rapi­de aux inno­va­tions », souligne Thier­ry Hulot, prési­dent du Leem.

Développer les centres de santé

Le Gou­verne­ment souhaite ren­forcer l’offre de soins de pre­mier recours en accrois­sant le nom­bre de cen­tres. Out­re les textes règle­men­taires qui en pré­cisent les con­di­tions de créa­tion et de fonc­tion­nement, le Guide des cen­tres de san­té est réac­tu­al­isé.

À retrou­ver dans le Bul­letin offi­ciel san­té Pro­tec­tion sociale, Sol­i­dar­ité (n°5, 17 mars 2025).

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