Yan­nick NEUDER a annon­cé une nou­velle loi avant l’été pour le monde de la san­té. Il s’est engagé à ne pas ren­dre plus com­pliqué l’exercice des pro­fes­sion­nels de san­té, et même plus sim­ple, en invi­tant les acteurs à lui faire remon­ter « les irri­tants du quo­ti­di­en ».

Notre irri­tant de la semaine est la surad­min­is­tra­tion inutile. L’administration nous con­sulte sur des pro­jets d’arrêté pour lim­iter à cer­tains étab­lisse­ments de san­té la pra­tique des actes d’implantation asso­ciés à la pose de ban­delettes sous-uré­trales des­tinés au traite­ment chirur­gi­cal de l’in­con­ti­nence uri­naire. Quel est l’intérêt de ce texte alors même que des textes enca­drent déjà l’autorisation d’activité de chirurgie ? En effet, les étab­lisse­ments autorisés à dévelop­per une activ­ité de chirurgie sont aujourd’hui de fait habil­ités à dis­penser ces actes d’implantation. Quels sont les indi­ca­teurs de san­té publique qui jus­ti­fient une telle avalanche de textes. Autant d’arguments dévelop­pés dans notre réponse au min­istère.

Des textes se jux­ta­posent ou con­tre­vi­en­nent à d’autres, don­nant l’impression d’une volon­té d’un « surpi­lotage » qui apporte rigid­ité admin­is­tra­tive et com­plex­i­fi­ca­tion, tant pour les étab­lisse­ments de san­té que pour l’administration elle-même, au moment de la mise en œuvre et du suivi. Cette jux­ta­po­si­tion de con­di­tions à respecter rend dif­fi­cile la com­préhen­sion du dis­posi­tif dans son ensem­ble.

Nous regret­tons la mul­ti­pli­ca­tion de ces nou­veaux textes qui restreignent le champ des autori­sa­tions d’activités de soins délivrées aux étab­lisse­ments de san­té, dans un con­texte déjà extrême­ment com­plexe de régime d’autorisations, et ren­dent très ardue la tâche des ARS de main­tenir des listes régionales des étab­lisse­ments de san­té qui répon­dent aux con­di­tions fixées par cha­cun de ces arrêtés. Autori­sa­tions ciblées qu’il fau­dra revoir à chaque inté­gra­tion de prati­ciens ? Va-t-on morcel­er les autori­sa­tions de chirurgie ?

Arrê­tons l’effet mille-feuille et don­nons au plus vite une réal­ité au mot « sim­pli­fi­ca­tion ». Arrê­tons la défi­ance vis-à-vis des pro­fes­sion­nels de san­té en surad­min­is­trant leur fonc­tion­nement. Le temps de la con­fi­ance renou­velée est indis­pens­able pour déclin­er la néces­saire sim­pli­fi­ca­tion du fonc­tion­nement de nos étab­lisse­ments de san­té.La sim­pli­fi­ca­tion