Mpox : vigilance et prévention en France

L’OMS déclarait en août une épidémie de Mpox en Afrique cen­trale comme une urgence de san­té publique de portée inter­na­tionale. En France, aucun cas n’a encore été sig­nalé, mais des mesures pour les pro­fes­sion­nels sont en place.

Plus de 95 % des cas sont con­cen­trés en République Démoc­ra­tique du Con­go, où cir­cule prin­ci­pale­ment le clade I, plus vir­u­lent que celui à l’origine de l’épidémie de 2022 en Europe.

La France reste en alerte face à la prop­a­ga­tion poten­tielle du clade I.

Face à cette men­ace, la déf­i­ni­tion des cas et de la con­duite à tenir a été actu­al­isée par San­té publique France.

Les nouveaux chiffres du cancer

L’INCa pub­lie la 4e édi­tion du Panora­ma des can­cers en France. Ils représen­tent 6,4 mil­liards d’euros de dépens­es hos­pi­tal­ières. Le nom­bre d’établissements autorisés à traiter le can­cer est passé de 867 étab­lisse­ments en 2021 à 915 en 2022.

Cette pub­li­ca­tion présente les don­nées épidémi­ologiques générales (don­nées d’incidence, de mor­tal­ité, taux de survie…), détaille celles sur les can­cers les plus fréquents et pro­pose un point sur la préven­tion et les soins. Enfin, elle revient sur 2 des actions majeures de l’année 2023 : la label­li­sa­tion de Cen­tres de recherche inté­grée d’excellence en can­cérolo­gie pédi­a­trique et la vac­ci­na­tion con­tre les can­cers liés aux papil­lo­mavirus humains (HPV).

L’incidence des can­cers en France a aug­men­té de manière sig­ni­fica­tive ces 20 dernières années pour attein­dre une esti­ma­tion de plus de 433 000 nou­veaux cas en 2023. L’évolution démo­graphique en est la pre­mière cause. En effet, l’augmentation et le vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion expliquent 78 % de l’évolution de l’incidence chez l’homme et 57 % chez la femme. Vien­nent ensuite les change­ments dans les risques de sur­v­enue de can­cers, qui représen­tent 20 % chez l’homme et 47 % chez la femme.

La préven­tion des fac­teurs de risques évita­bles de can­cers et les dépistages, objec­tifs pri­or­i­taires de la stratégie décen­nale de lutte con­tre les can­cers, sont deux armes essen­tielles dans la lutte con­tre la mal­adie.

En 2023, en France, 243 623 IVG ont été réalisées

La DREES note dans son dernier rap­port une hausse du taux de recours à l’IVG en 2023 : 16,8 pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans con­tre 16,2 ‰ en 2022. 8 600 IVG de plus ont été réal­isées.

Par­mi ces IVG, 16 007 con­cer­nent des rési­dentes des départe­ments et régions d’outre-mer (DROM), y com­pris May­otte (soit 560 de plus qu’en 2022). La hausse du nom­bre d’IVG observée en 2022 se pour­suit, après la nette baisse en 2020 et 2021 en lien avec la pandémie de Covid-19. Le taux de recours à l’IVG en hausse en 2023 atteint 16,8 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2023, con­tre 16,4 ‰ en 2021 et 15,1 ‰ en 2020.

La DREES note égale­ment que les taux de recours aug­mentent par­mi les femmes majeures et que les dis­par­ités ter­ri­to­ri­ales demeurent (un taux de recours dans les DROM deux fois plus élevé qu’en France mét­ro­pol­i­taine). Par ailleurs, l’étude indique que 41 % des IVG sont réal­isées en dehors des étab­lisse­ments de san­té et que près de 3 200 pro­fes­sion­nels de san­té ont pra­tiqué au moins une IVG en cab­i­net de ville dans l’année. Enfin, l’allongement du délai légal de recours à l’IVG con­cerne 2,5 % des IVG en étab­lisse­ment de san­té.

Réforme RIHN : les 4 objectifs du ministère

Le min­istère veut dynamiser et encadr­er les procé­dures d’inscription et de radi­a­tion en impli­quant la HAS, accroître le recueil de don­nées en vie réelle, accélér­er la tar­i­fi­ca­tion et le rem­bourse­ment, ouvrir le dépôt des actes à de nou­veaux acteurs.

Regarder le replay : « RIHN 2.0, principes et procé­dure de demande » de la HAS.

Fin de vie : les sénateurs partagés

Yaël Braun-Pivet demande qu’un texte sur la fin de vie soit de nou­veau exam­iné à l’Assemblée nationale, après l’interruption suite à la dis­so­lu­tion. Au Sénat, si beau­coup recon­nais­sent l’importance d’un débat sur le sujet, les avis sont plus réservés.

Blocs opératoires : l’Anap lance de nouveaux outils

Ils per­me­t­tent de béné­fici­er d’un accom­pa­g­ne­ment par des experts et repar­tir avec des leviers opéra­tionnels : Blocs chirur­gi­caux : 3 jours pour gag­n­er du temps opéra­toire, mais aus­si de béné­fici­er d’un auto­di­ag­nos­tic qual­i­tatif sur l’organisation du bloc.

Con­tact : Corinne VARGAS – Experte ingénierie des organ­i­sa­tions. Corinne.Vargas@anap.fr

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