Pr Olivi­er Goëau-Bris­son­nière, past-prési­dent et con­seiller spé­cial de la Fédéra­tion des spé­cial­ités médi­cales (FSM)

Quelles sont les mis­sions de la Fédéra­tion des spé­cial­ités médi­cales ?

Créée en 1997, la FSM a été imag­inée pour partager, amélior­er et fédér­er la pra­tique médi­cale des 41 con­seils nationaux pro­fes­sion­nels (CNP) et six con­seils asso­ciés. Elle œuvre à la qual­ité des soins, l’évaluation et l’amélio­ra­tion des pra­tiques, et elle assure une trans­ver­sal­ité des échanges entre les CNP. La FSM a adop­té une gou­ver­nance par­i­taire entre les secteurs privé et pub­lic.

Statu­taire­ment liés par con­ven­tion à la CNAM et la DGOS, la FSM et les CNP par­ticipent notam­ment à l’élaboration, à la mise à jour et au suivi des reg­istres médi­caux. Dans ce cadre, la FSM col­la­bore égale­ment avec l’Agence nationale de sécu­rité du médica­ment et des pro­duits de san­té.

Pourquoi éla­bor­er des reg­istres médi­caux ?

Selon le décret n° 2019–17 du 9 jan­vi­er 2019, les CNP ont pour mis­sion la mise en place de reg­istres épidémi­ologiques, l’observance des pra­tiques, l’élaboration de référen­tiels et l’émission de recom­man­da­tions. La mise en place de reg­istres épidémi­ologiques des CNP est en cours de final­i­sa­tion. Les reg­istres con­soli­dent au niveau nation­al l’activité de chaque spé­cial­ité. Ils con­tribuent à l’amélioration de la prise en charge et favorisent les échanges, dans un esprit de con­nais­sance partagée. C’est pourquoi la FSM incite les prati­ciens à ren­seign­er les reg­istres, sachant qu’il incombe au tit­u­laire de l’au­tori­sa­tion de s’assurer du recueil des don­nées des pro­fes­sion­nels.

Pour la FSM ces don­nées sont indis­pens­ables car elles per­me­t­tent la con­duite des poli­tiques de san­té publique. Puisque la FSM fédère toutes les CNP, elle dis­pose auprès des organ­ismes de tutelle — min­istère de la San­té et la CNAM, ANSM, HAS, CNOM, IGAS, HAS, col­lège des directeurs généraux d’ARS — de la capac­ité à pro­duire une exper­tise de qual­ité. L’État recon­naît l’intérêt de dis­pos­er d’un inter­locu­teur représen­tatif de l’ensemble des instances médi­cales à car­ac­tère pro­fes­sion­nel. Il souhaite col­la­bor­er avec la FSM sur la com­pé­tence pro­fes­sion­nelle, la per­ti­nence des actes, la qual­ité et la coor­di­na­tion des par­cours de soins. Une juste récom­pense du tra­vail accom­pli par les CNP sur la trans­ver­sal­ité des actions menées, le décloi­son­nement entre les modes d’exercice, le dia­logue avec les autres pro­fes­sions de san­té, et le portage de mes­sages clairs et doc­u­men­tés.