L’agenda poli­tique est venu boule­vers­er notre journée annuelle. Le strict respect des admin­is­tra­tions du devoir de réserve durant la cam­pagne élec­torale qui a com­mencé le 10 juin, nous a privés des pris­es de parole de nom­bre de décideurs en san­té, et nous a oblig­és à nous adapter en 48 heures. Les dossiers tech­niques, pour cer­tains stratégiques, néan­moins demeurent, tout comme la ges­tion du quo­ti­di­en de nos étab­lisse­ments.

Ain­si, la mise en place des reg­istres pro­fes­sion­nels et les impacts induits des recom­man­da­tions des pra­tiques pro­fes­sion­nelles des sociétés savantes ont été large­ment évo­qués. Par exem­ple, les recom­man­da­tions de la Sfar pour la chirurgie pédi­a­trique ont con­duit de nom­breux pro­fes­sion­nels à remet­tre en cause totale­ment ou par­tielle­ment leurs pra­tiques dans un tiers des 200 étab­lisse­ments de san­té privés qui ont répon­du au sondage de la FHP-MCO. Les con­séquences en ter­mes d’offre de soin dans ces ter­ri­toires sont donc graves, et ce d’autant que la même ten­dance s’observe pour tous les étab­lisse­ments de san­té, au-delà des ques­tions de statuts. Cette sit­u­a­tion désor­mais « fac­tu­al­isée » et portée à la con­nais­sance du min­istère a déclenché une réu­nion de crise puis le report de l’application de ces nou­velles mesures, pour l’heure, au 31 décem­bre de cette année.

Out­re les négo­ci­a­tions pro­fes­sion­nelles qui vien­nent de s’achever par l’adoption d’une nou­velle con­ven­tion entre les syn­di­cats de médecins libéraux et la CNAM, la réforme de la nomen­cla­ture des actes médi­caux par le Haut con­seil de la nomen­cla­ture impactera pro­fondé­ment l’exercice médi­cal… et l’activité de nos étab­lisse­ments de san­té, à trois titres : la redescrip­tion des actes mod­i­fiera l’environnement tech­nique néces­saire, la sup­pres­sion ou la créa­tion d’actes man­quants impacteront mécanique­ment le groupage des GHS, la valeur du point tra­vail et in fine celle de l’acte entraîneront des change­ments de pra­tiques. Ces travaux sont impor­tants pour la pro­fes­sion puisque la mise en œuvre du finance­ment sur les soins cri­tiques sera liée aux travaux de la HCN.

Cette journée nous a aus­si don­né l’occasion de faire un tour de France des PRS. Avec toutes les nuances de rigueur, les fédéra­tions régionales ont pour une part regret­té l’absence d’évaluation du précé­dent plan et l’absence de trans­parence des déci­sions, et pour une autre part, appré­cié une approche con­sen­suelle, tant avec la tutelle régionale qu’avec les autres par­ties prenantes.

Par ailleurs et par­mi les dossiers tech­niques majeurs, nous avons con­fir­mé le report en 2025 des futurs sché­mas des PDSES, notam­ment en rai­son des dif­fi­cultés d’exploitation des don­nées recueil­lies par la récente enquête pour laque­lle nous nous sommes tous mobil­isés.

Enfin, nous entrons dans une séquence déli­cate dans l’attente du résul­tat des élec­tions lég­isla­tives et de ses con­séquences sur la con­sti­tu­tion d’un nou­veau gou­verne­ment. Nous espérons que nous aurons une vision plus claire de notre écosys­tème pour décider des ori­en­ta­tions syn­di­cales appro­priées lors du sémi­naire stratégique du con­seil d’administration FHP-MCO de sep­tem­bre.

Frédérique Gama
Prési­dente de la FHP-MCO


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