« Une perte de maîtrise des comptes sociaux »

Le déficit de la sécu­rité sociale atteint en 2023 10,8 Md€, près de 4 Md€ de plus que la prévi­sion ini­tiale. La branche mal­adie porte, à elle seule, la respon­s­abil­ité de la total­ité de ce déficit et de son aggra­va­tion en cours d’année, indique la Cour des comptes.

Les sages notent dans le rap­port annuel sur l’application des lois de finance­ment de la sécu­rité sociale que, « en 2024, le déficit de la sécu­rité sociale devrait rester sta­ble à 10,5 Md€. Le respect de cet objec­tif sup­pose une décéléra­tion impor­tante du rythme d’augmentation des dépens­es d’assurance-maladie. L’objectif ne sera atteint que si 3,5 Md€ d’économies au moins sont réal­isées, mon­tant net­te­ment plus élevé que les années précé­dentes. La tra­jec­toire prévoit désor­mais une dégra­da­tion con­tin­ue des comptes, sans per­spec­tive de sta­bil­i­sa­tion et encore moins de retour à l’équilibre. Un tel niveau de déficit con­stitue un point de bas­cule. »

L’accréditation HAS des médecins est attractive

77 % des médecins éli­gi­bles se dis­ent prêts à par­ticiper au pro­gramme mais seuls 10 000 médecins sur 35 000 éli­gi­bles sont engagés. La dynamique est là (+ 29 % des médecins, + 6 % des équipes) mais doit pro­gress­er. La HAS entre en cam­pagne de pro­mo­tion.

Pour 77 % des médecins répon­dants à l’enquête HAS, l’accréditation améliore la qual­ité et la sécu­rité des pra­tiques. La HAS, avec l’appui de l’institut BVA, a mené une enquête de per­cep­tion en 2023 et a recueil­li les répons­es de 1 450 médecins.

Pour rap­pel, la HAS pro­pose aux médecins exerçant une spé­cial­ité ou une activ­ité dite « à risques » en étab­lisse­ment de san­té, de s’engager de façon volon­taire dans une démarche de ges­tion des risques et d’amélioration des pra­tiques pro­fes­sion­nelles : l’accréditation des médecins et des équipes médi­cales.

Sûreté nucléaire et radioprotection : des fragilités

Un nom­bre inédit d’erreurs de cible en radio­thérapie, en par­ti­c­uli­er des erreurs de latéral­ité, a été rap­porté dans l’évaluation annuelle de l’ASN en 2023 et con­tin­ue en 2024. Quel que soit son niveau de matu­rité, la cul­ture de radio­pro­tec­tion doit rester vivante, rap­pelle l’ASN.

L’ASN rap­pelle avoir appliqué des moyens de coerci­tion, avec une mise en demeure pour la for­ma­tion à la radio­pro­tec­tion des per­son­nels et la mise en con­for­mité des locaux. L’autorité note une aug­men­ta­tion de remon­tées, en inspec­tion et par le dis­posi­tif de recueille­ment des sig­nale­ments des lanceurs d’alerte, de sit­u­a­tions con­flictuelles internes.

Violence : quelle responsabilité pour l’établissement ?

Tout étab­lisse­ment de san­té a l’obligation légale de veiller à la san­té et à la sécu­rité de ses salariés via la mise en place d’actions de préven­tion, d’information ou encore de for­ma­tion. Voir l’analyse de La veille des acteurs de san­té.

Tout man­que­ment peut en effet coûter cher à l’employeur. La rédac­tion de La veille des acteurs de san­té revient sur une propo­si­tion de loi visant à ren­forcer la sécu­rité des pro­fes­sion­nels de san­té, adop­tée en mars dernier et qui rebat les cartes de la respon­s­abil­ité et des indem­ni­sa­tions.

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