Sébastien MOUNIER, Prési­dent des FHP Cen­tre Val de Loire et Pays de la Loire

En Cen­tre-Val de Loire et Pays de la Loire, com­ment la pré­pa­ra­tion des plans régionaux de san­té s’est-elle déroulée ?

La FHP Cen­tre-Val de Loire cou­vre deux ter­ri­toires au sein desquels les négo­ci­a­tions se sont déroulées selon des dynamiques dis­tinctes.

En Cen­tre-Val de Loire, le proces­sus ini­tial a été entravé par l’absence de réu­nions de tra­vail, com­pli­quant les échanges avec l’ARS. Les reven­di­ca­tions n’étaient pas pris­es en compte. Cepen­dant, au fil du temps, la frus­tra­tion a cédé la place aux échanges con­struc­tifs et à la con­sid­éra­tion. Les 99 % du plan région­al de san­té votés sont sat­is­faisants.

En Pays de la Loire, mal­gré plus d’une cen­taine de réu­nions sur les soins cri­tiques, la chirurgie, la médecine, etc., une con­fronta­tion dog­ma­tique avec la FHF a empêché une prise en compte des prin­ci­pales deman­des émis­es par les fédéra­tions dans le doc­u­ment final. La veille de la pub­li­ca­tion du plan région­al de san­té, la qua­si-total­ité des deman­des for­mulées a été rejetée sans véri­ta­ble infor­ma­tion des par­ties. Le plan région­al de san­té tel qu’il a été pub­lié ne reflète pas le fruit des innom­brables dis­cus­sions préal­ables.

Quelles a été la réac­tion de la FHP en Pays de la Loire ? 

La FHP Pays de la Loire a déposé un recours en décem­bre 2023 dont elle avait infor­mé l’ARS au préal­able et en trans­parence. Ce recours porte prin­ci­pale­ment sur des autori­sa­tions de can­cérolo­gie, d’hospitalisation à domi­cile et d’hématologie. Mal­gré l’énergie investie par les adhérents pour par­ticiper aux réu­nions, un sen­ti­ment de décep­tion pré­domine. Ces dif­fi­cultés régionales s’ajoutent comme pour nous tous aux défis nationaux.

La FHP Pays de la Loire espère toute­fois retrou­ver un dia­logue con­struc­tif avec les tutelles et obtenir gain de cause sur ses deman­des, dans l’intérêt des patients de la région !