L’année 2024 va con­naître une accéléra­tion des change­ments déjà à l’œuvre. La décli­nai­son de la réforme des autori­sa­tions des activ­ités de soins mise en œuvre avec la pub­li­ca­tion des nou­veaux PRS nous con­duit à redéfinir nos objec­tifs, à restruc­tur­er nos activ­ités, et in fine à réor­gan­is­er les par­cours de soins en interne et par le développe­ment de coopéra­tions. Notre légitim­ité sur les ter­ri­toires et notre agilité seront d’excellents atouts pour répon­dre à ces enjeux et offrir une meilleure réponse aux besoins de nos patients.

2024 s’ouvre avec la pub­li­ca­tion de la loi dite « Val­letoux ». Com­ment la per­ma­nence des soins est-elle assurée par les étab­lisse­ments de san­té la nuit et les week-ends ? Ce texte vise à mieux répar­tir l’effort entre hôpi­taux publics et clin­iques privées et prévoit que les étab­lisse­ments de san­té s’organisent. Le cas échéant, le directeur général de l’ARS désign­era les acteurs hos­pi­tal­iers qui seront en charge.

Lors des débats, il a été avancé que la per­ma­nence des soins serait assumée à 82 % par l’hôpital pub­lic et 13 % par notre secteur. L’importance de ce dossier appelle des don­nées fiables. C’est ce que l’enquête lancée par la DGOS et l’ATIH en ce début du mois de jan­vi­er pro­pose de col­lecter. Les résul­tats per­me­t­tront de diag­nos­ti­quer et d’évaluer les besoins en ter­mes de lignes PDSES dans le cadre d’un nou­veau sché­ma cible à inté­gr­er par voie d’avenant en 2024 au PRS. La recon­nais­sance des lignes de PDSES assurées par notre secteur, la péren­ni­sa­tion de leur finance­ment, et leur élar­gisse­ment sont en jeu.

Cette enquête requiert une forte impli­ca­tion des médecins. Je vous invite à y répon­dre mas­sive­ment et de façon com­plète, afin de défendre au mieux nos intérêts de demain !

Je vous souhaite une très bonne nou­velle année 2024.