1 mil­lion, c’est le nom­bre de per­son­nes accueil­lies dans les 84 cen­tres de con­sul­ta­tions non pro­gram­mées recen­sés, portés par des étab­lisse­ments de san­té privés. Il s’ajoute aux 2,8 mil­lions de patients pris en charge dans les 122 ser­vices d’urgences privés. Ain­si, 4 mil­lions de Français, sans dis­crim­i­na­tion, sont pris en charge sans ren­dez-vous France entière par les clin­iques et hôpi­taux privés. Ces chiffres révélés par une enquête dili­gen­tée par la FHP-MCO durant l’été 2023, for­cent une légitime recon­nais­sance de l’engagement de l’hospitalisation privée.

En effet, 15 % d’entre nous ont pris l’initiative d’offrir une struc­ture d’accueil non pro­gram­mé à la pop­u­la­tion de leur ter­ri­toire, avec accès aux plateaux tech­niques de biolo­gie et radi­olo­gie, prin­ci­pale­ment motivée par une poli­tique d’organisation ter­ri­to­ri­ale hétérogène et insat­is­faisante au regard des besoins san­i­taires. Ces struc­tures d’accueil, dont la moitié sont ouvertes 7 jours sur 7, jouent un rôle cru­cial dans la prise en charge de la pop­u­la­tion : elles s’intègrent au dis­posi­tif « SAS » et désen­gor­gent les urgences. Leur mon­tée en charge s’explique aus­si par le manque de médecins trai­tants sur le ter­ri­toire ou le décrochage de patients dans leur suivi.

Pour ce faire, ces struc­tures mobilisent 340 médecins, 4 en moyenne par cen­tre, dont 50 % sont urgen­tistes, et 243 paramédi­caux. Près des trois quarts des cen­tres ont un taux d’hospitalisation des usagers inférieur à 10 %. Quelques taux plus élevés peu­vent s’expliquer par la spé­cial­i­sa­tion « main ou cœur » du cen­tre. Par ailleurs, la très grande majorité des patients relève de niveaux de CCMU 1 et 2.

Mal­gré le ser­vice ren­du, seuls 13 % dis­posent d’un finance­ment com­plé­men­taire, d’ailleurs très hétérogène, aux actes et con­sul­ta­tions fac­turés à l’Assurance mal­adie. Sur ces 11 étab­lisse­ments de san­té, 3 béné­fi­cient d’un engage­ment pluri­an­nuel de finance­ment. Pour les 87 % autres, les charges d’un tel ser­vice sont sup­port­ées par l’établissement lui-même. Enfin, 15 % des cen­tres de soins non pro­gram­més par­ticipent à la per­ma­nence des soins du ter­ri­toire. La FHP-MCO portera la recon­nais­sance de ce dis­posi­tif auprès des tutelles.

Ce sujet des soins non pro­gram­més donne lieu à des pub­li­ca­tions de plus en plus fréquentes, et notam­ment d’une car­togra­phie sur « sante.fr ». Nous vous invi­tons à véri­fi­er le référence­ment des cen­tres de con­sul­ta­tions non pro­gram­mées et à sig­naler d’éventuelles inex­ac­ti­tudes à votre ARS.

Cette activ­ité est le fruit d’un investisse­ment volon­taire de l’hospitalisation privée dans une mis­sion de ser­vice pub­lic qui mérite recon­nais­sance.