Où et com­ment retrou­ver des marges de manœu­vre dans un envi­ron­nement économique con­traint ? Il est urgent de relancer des chantiers qui ne deman­dent aucun investisse­ment financier, ni à l’État, ni aux étab­lisse­ments de san­té. Par­mi ceux-là fig­ure une demande his­torique de la FHP-MCO : autoris­er le repro­cess­ing en France.

Le principe est sim­ple : il s’agit de dés­in­fecter, net­toy­er, remet­tre en état / refab­ri­quer, tester et stérilis­er des dis­posi­tifs médi­caux à usage unique, con­for­mé­ment aux stan­dards inter­na­tionaux. Le process répond à une démarche indus­tri­al­isée à valeur ajoutée, réal­isée par des entre­pris­es spé­cial­isées.

Aujourd’hui, le retraite­ment de dis­posi­tifs à usage unique, leur mise sur le marché et leur util­i­sa­tion sont inter­dits en France, au sein des étab­lisse­ments de san­té, comme en exter­nal­i­sa­tion. Il est pour­tant autorisé aux États-Unis ou en Alle­magne depuis une ving­taine d’années.

Per­me­t­tre le repro­cess­ing per­me­t­trait de réduire les dépens­es de san­té de façon sig­ni­fica­tive avec une économie d’environ 50 % sur le prix neuf du dis­posi­tif, et de s’inscrire dans une démarche de développe­ment durable au niveau du secteur de la san­té à laque­lle tous les étab­lisse­ments aspirent, en lim­i­tant la pro­duc­tion de déchets et de gaz à effet de serre.

Ain­si, la FHP-MCO ne com­prend pas com­ment l’ordonnance d’avril 2022 en son arti­cle L. 5211–3‑2. « Le retraite­ment de dis­posi­tifs à usage unique men­tion­né à l’article 17 du règle­ment (UE) 2017/745 du Par­lement européen et du Con­seil du 5 avril 2017, leur mise sur le marché et leur util­i­sa­tion sont inter­dits » a pu être prise sur ce sujet. Dans le con­texte actuel, elle appa­raît totale­ment anachronique.

La FHP-MCO sou­tient l’amendement déposé au PLFSS 2023 pour expéri­menter le retraite­ment, une mesure gag­nante pour l’établissement de san­té, le bud­get de l’Assurance mal­adie et la san­té de la planète.

Frédérique Gama, Prési­dente de la FHP-MCO