Les dépens­es de san­té ont aug­menté de 3,9 %

En 2020, du fait des coûts liés à l’épidémie, les dépens­es ont aug­men­té de 15,7 % au Roy­aume-Uni (+ 500€ par habi­tant), 6,3 % en Alle­magne (+ 300€) et 3,9 % en France (+150€), selon la DREES.

Une par­tie des dépens­es de san­té excep­tion­nelles provient de l’ac­qui­si­tion des équipements ren­dus indis­pens­ables par la crise san­i­taire. Ain­si, la France a con­sacré 3,9 mil­liards d’eu­ros à l’achat de masques en 2020 et 0,7 mil­liard aux équipements de pro­tec­tion indi­vidu­elle, soit un total de 4,6 mil­liards d’eu­ros.

Dans ces trois pays, les dépens­es de san­té ont néan­moins été freinées par la diminu­tion des soins provo­quée par les dépro­gram­ma­tions d’opérations non urgentes, ain­si que par la baisse d’activité des soins en ville lors des péri­odes de con­fine­ment. Les pro­fes­sion­nels de san­té ont été indem­nisés finan­cière­ment pour ces pertes d’activité.

Indi­ca­teur réhos­pi­tal­i­sa­tion entre 1 et 3 jours

Avec un objec­tif de 70 % d’ambulatoire en 2022, la HAS veille à la sécu­rité des patients et crée un indi­ca­teur d’amélioration basé sur la réhos­pi­tal­i­sa­tion entre 1 et 3 jours sur 6 GHM.

Six racines de GHM iden­ti­fiées avec poten­tiel d’amélioration fer­ont l’objet d’indicateurs de qualité et sécu­rité des soins (IQSS) de type ré­sul­tats mesurés à par­tir du PMSI en 2022 :

  • cholé­cys­tec­tomies sans explo­ration de la voie bil­i­aire prin­ci­pale à l’ex­cep­tion des affec­tions aigües, en ambu­la­toire,
  • hé­mor­roïdec­tomies en ambu­la­toire,
  • inter­ven­tion en ambu­la­toire par voie transuré­trale ou tran­scu­tanée pour lithi­as­es uri­naires,
  • inter­ven­tion en ambu­la­toire par voie transuré­trale ou tran­scu­tanée pour affec­tions non lithi­asiques,
  • inter­ven­tions sur les amyg­dales en ambu­la­toire,
  • prosta­te­c­tomies transuré­trales.

Con­trats démo­graphiques : un bilan mit­igé

L’iné­gal­ité d’ac­cès à un médecin, notam­ment général­iste, s’est accen­tuée depuis cinq ans, mal­gré les 94 mil­lions d’eu­ros d’aides ver­sées pour s’in­staller dans des zones sous-dens­es sur la péri­ode 2017–2020.

Une com­mis­sion interne de la Cnam a dressé un bilan le 8 juil­let de ces aides. Selon l’AFP et la presse pro­fes­sion­nelle : fin 2021, moins de 5 000 con­trats étaient en cours, dont 2 000 por­tant sur une aide à l’in­stal­la­tion pro­pre­ment dite.

Le coût de ces dis­posi­tifs inci­tat­ifs a été chiffré par la Cnam à 94 mil­lions d’eu­ros sur la péri­ode 2017–2020, dont 32 mil­lions rien que pour l’an­née 2020, alors même que l’iné­gal­ité d’ac­cès aux médecins général­istes s’est accen­tuée entre fin 2016 et fin 2019, selon l’As­sur­ance mal­adie.

Les femmes gag­nent 24 % de moins que les hommes

Un rap­port de l’OMS souligne que les femmes sont sous-payées pour leurs attrib­uts sur le marché du tra­vail par rap­port aux hommes. Une grande par­tie de l’écart salar­i­al est inex­pliquée.

Le rap­port con­state « une grande vari­a­tion des écarts de rémunéra­tion entre les sex­es dans dif­férents pays, ce qui sug­gère que les écarts de rémunéra­tion dans le secteur ne sont pas inévita­bles et que davan­tage peut être fait pour combler ces écarts. Au sein des pays, les écarts de rémunéra­tion entre hommes et femmes ont ten­dance à être plus mar­qués dans les caté­gories de rémunéra­tion plus élevées, où les hommes sont sur­représen­tés. Les femmes sont sur­représen­tées dans les caté­gories de salaires inférieurs (…) Les mères tra­vail­lant dans le secteur de la san­té et des soins sem­blent subir des sanc­tions sup­plé­men­taires. Ces écarts per­sis­tent ensuite tout au long de la vie pro­fes­sion­nelle d’une femme. »

L’analyse exam­ine égale­ment « les fac­teurs à l’origine des écarts de rémunéra­tion entre les sex­es dans le secteur. Les dif­férences d’âge, d’éducation, de temps de tra­vail et la dif­férence de par­tic­i­pa­tion des hommes et des femmes dans les secteurs pub­lic ou privé ne résol­vent qu’une par­tie du prob­lème. Les raisons pour lesquelles les femmes sont moins payées que les hommes ayant des pro­fils sim­i­laires sur le marché du tra­vail dans le secteur de la san­té et des soins à tra­vers le monde restent, dans une large mesure, inex­pliquées par les fac­teurs du marché du tra­vail. »

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