Une fois n’est pas cou­tume, l’instruction qui pré­cise la nou­velle « boîte à out­ils » des ser­vices d’urgence est parue dans la foulée des annonces gou­verne­men­tales. Par­mi les « out­ils », le finance­ment de la PDSES de nos urgen­tistes, inscrit comme une mesure pérenne, est un point majeur de sat­is­fac­tion et répond à la propo­si­tion n°2 de la FHP-MCO : « met­tre en place de manière pérenne un finance­ment PDSES pour tous les urgen­tistes sans remet­tre en cause les cota­tions actuelles et en leur per­me­t­tant de val­oris­er tous leurs actes comme cela est le cas dans les cen­tres de con­sul­ta­tions non pro­gram­mées. » L’équité entre les ser­vices publics et privés d’urgence est sur ce point désor­mais acquise. Les 121 ser­vices d’urgence privés sont invités à se rap­procher de leur ARS pour par­ticiper à l’état des lieux demandé et appréci­er l’impact de l’application des rémunéra­tions for­faitaires PDSES sur le FIR des médecins urgen­tistes libéraux.

L’équité s’obtient du bout des lèvres et de façon sélec­tive, y com­pris dans une péri­ode que le min­istère qual­i­fie de ten­sion inédite. L’exclusion de nos per­son­nels soignants de la majo­ra­tion des heures sup­plé­men­taires sus­cite pour le moins une pro­fonde incom­préhen­sion voire la colère de nom­bre d’entre vous. Faut-il encore rap­pel­er le rôle que joue l’hospitalisation privée dans les ter­ri­toires ain­si que les dif­fi­cultés qu’elle ren­con­tre au même titre que l’hôpital pub­lic en ter­mes de recrute­ment ? Notre demande est sim­ple et claire : nous souhaitons le même traite­ment que celui accordé dans le cadre des Ségur 1 et 2. Un autre dossier brûlant que nous suiv­ons avec la plus grande atten­tion aux cotés de la FHP.

Frédérique Gama
Prési­dente de la FHP-MCO