Les mal­adies sex­uelle­ment trans­mis­si­bles (MST) appelées aujourd’hui infec­tions sex­uelle­ment trans­mis­si­bles (IST) sont des mal­adies infec­tieuses trans­mis­es dans la très grande majorité des cas lors de rap­ports sex­uels.
Les IST sont en con­stante pro­gres­sion en France et dans le monde depuis ces vingt dernières années. D’après l’Organisation mon­di­ale de la san­té, plus d’un mil­lion de per­son­nes con­tractent une IST chaque jour.

Les MST : des pathologies qui ne régressent pas en France

Les IST sont des infec­tions qui trou­vent leurs orig­ines dans des bac­téries, virus et par­a­sites. Elles sont très générale­ment trans­mis­es lors d’un rap­port sex­uel vagi­nal, anal ou oral. Mais cer­taines se trans­met­tent égale­ment de la mère à l’enfant au cours de la grossesse et pen­dant l’accouchement ou l’allaitement, ou bien par trans­fu­sions san­guines.

En France, les IST sont en aug­men­ta­tion, sauf pour le VIH dont le nom­bre annuel de décou­vertes de séropos­i­tiv­ité est sta­ble depuis 2007.
On compte plus d’une trentaine d’IST dans le monde.

Quelles sont les MST les plus fréquentes ?

Il en existe huit regroupées en deux grandes caté­gories :

●      Les IST bac­téri­ennes ou par­a­sitaires qui, lorsqu’elles sont diag­nos­tiquées, peu­vent être guéries :

  • Syphilis,
  • Gon­or­rhée,
  • Chlamy­diose
  • Tri­chomonase

●      Les IST virales plus létales ou impos­si­bles à guérir, selon le type de virus :

  • Hépatite B,
  • Her­pès géni­tal,
  • VIH,
  • Papil­lo­mavirus humain (VPH)

Quels sont les symptômes des maladies sexuellement transmissibles ?

Beau­coup d’IST sont asymp­to­ma­tiques. En effet, selon l’OMS, « jusqu’à 70% des femmes et une grande pro­por­tion des hommes atteints de gono­coc­cie et/ou de chlamy­diose ne présen­tent aucun symp­tôme ».

Les symp­tômes des mal­adies sex­uelle­ment trans­mis­si­bles les plus courants :

  • Démangeaisons, irri­ta­tions, rougeurs, brûlures, bou­tons ou excrois­sance au niveau des organes géni­taux,
  • Pertes vagi­nales inhab­ituelles et/ou mal­odor­antes, écoule­ment inhab­ituel au niveau de la verge ou de l’anus,
  • Brûlures en uri­nant,
  • Pertes de sang inhab­ituelles,
  • Douleurs dif­fus­es dans le bas-ven­tre,
  • Douleurs et brûlures lors des rap­ports sex­uels.

Dépistées à temps, la plu­part des IST se soignent bien. Non traitées, elles peu­vent avoir des con­séquences graves telles que l’infertilité, les grossess­es extra-utérines, le can­cer du col de l’utérus ou de la verge. De plus, la présence d’une IST, même bénigne, favorise la trans­mis­sion du VIH.

Cer­taines IST comme l’hépatite B et le VIH peu­vent engager le pronos­tic vital.

La prévention pour éviter les maladies sexuellement transmissibles

La préven­tion reste le moyen le plus effi­cace pour lut­ter con­tre l’apparition des infec­tions sex­uelle­ment trans­mis­si­bles. Le min­istère de la San­té et les organ­i­sa­tions veil­lent à la bonne dif­fu­sion de l’information et la préven­tion des IST.

  • Cam­pagnes de sen­si­bil­i­sa­tion nationales en par­ti­c­uli­er auprès des cibles sen­si­bles
  • Util­i­sa­tion du préser­vatif lors de chaque rap­port sex­uel
  • Dépistage réguli­er — en France, il existe des cen­tres de dépistage anonymes et gra­tu­its.
  • Éviter les pra­tiques sex­uelles dan­gereuses non pro­tégées (change­ments fréquents de parte­naires)
  • Le diag­nos­tic et le traite­ment rapi­des des MST (pour éviter la prop­a­ga­tion de la mal­adie à d’autres per­son­nes)
  • L’identification des parte­naires sex­uels de la per­son­ne infec­tée, suiv­ie d’une con­sul­ta­tion ou du traite­ment des parte­naires
  • Tests diag­nos­tiques fiables. Actuelle­ment, les seuls tests rapi­des et abor­d­ables disponibles pour dépis­ter une IST con­cer­nent la syphilis, l’hépatite B et le VIH.
  • Il existe un vac­cin con­tre cer­tains papil­lo­mavirus et con­tre l’hépatite B.

Existe-t-il des traitements pour éradiquer les maladies sexuellement transmissibles ?

La majorité des IST se soignent effi­cace­ment grâce à des médica­ments. Pour les infec­tions bac­téri­ennes, des antibi­o­tiques sont recom­mandés. Pour les infec­tions virales, des antivi­raux.
Mal­heureuse­ment, cer­taines souch­es sont de plus en plus résis­tantes et les traite­ments par médica­ments moins per­for­mants.
Enfin, l’herpès géni­tal et l’infection par le VIH sont à ce jour incur­ables. Il existe des traite­ments antivi­raux afin de maîtris­er l’infection, mais pas de médica­ments qui assurent une rémis­sion totale.

Les rap­ports sex­uels sont à pro­scrire pen­dant toute la durée du traite­ment jusqu’à élim­i­na­tion de l’infection.

Les maladies sexuellement transmissibles en chiffres, selon l’OMS

Les infec­tions sex­uelle­ment trans­mis­si­bles sont en très forte hausse en France, mais égale­ment dans le monde.

Chaque jour, plus d’1 mil­lion de per­son­nes con­tractent une IST dans le monde.
Chaque année, on estime que 500 mil­lions de per­son­nes con­tractent l’une de ces IST : Chlamy­dia, gon­or­rhée, syphilis et tri­chomonase.

  • Plus de 530 mil­lions de per­son­nes vivent avec le virus de l’herpès géni­tal (HSV2).
  • Plus de 290 mil­lions de femmes souf­frent d’une infec­tion au PVH, l’une des IST les plus courantes
  • Env­i­ron 70 % des can­cers du col de l’utérus dans le monde sont dus à une infec­tion au PVH de type 16 et 18
  • La syphilis chez la femme enceinte cause chaque année quelque 305 000 décès fœtaux.

Sources