Le col­lège de la HAS s’in­quiète

Sous forme de let­tre ouverte, les 8 mem­bres du col­lège aler­tent sur l’incapacité des équipes à délivr­er des soins ou des accom­pa­g­ne­ments de qual­ité. Pénurie de soignants, organ­i­sa­tion glob­ale, normes, finance­ments, ils tirent le sig­nal d’alarme.

Hôpi­tal : « sor­tir des urgences »

Les auteurs du rap­port de la com­mis­sion d’enquête sur la sit­u­a­tion de l’hôpital et le sys­tème de san­té du Sénat appel­lent à « redonner du souf­fle à l’hôpital en lui lais­sant davan­tage de lib­erté et d’autonomie dans son organ­i­sa­tion ».

Trois axes struc­turent leurs recom­man­da­tions : Malaise des soignants : recon­naître l’engagement, recon­naître l’attractivité ; L’hôpital à bout de souf­fle : redonner les moyens de la con­fi­ance ; Engorge­ment de l’hôpital : flu­id­i­fi­er le sys­tème de soins et assur­er un juste recours à l’hôpital.

Les clin­iques mol­dav­es en pre­mière ligne

La Mol­davie, lim­itro­phe de l’Ukraine compte 4 mil­lions d’habi­tants. Le pays a con­nu un impor­tant afflux de réfugiés. La clin­ique privée Med­park en a admis 300, env­i­ron 15 à 20 par jour. Olga Schiopu, direc­trice générale de Med­park, racon­te…

C’est une péri­ode dif­fi­cile pour notre petit pays et nous avons de grandes préoc­cu­pa­tions en matière de sécu­rité. À la clin­ique Med­park nous offrons des ser­vices médi­caux gra­tu­its 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à tous les réfugiés, y com­pris des soins aigus et ambu­la­toires. Des médecins se sont portés volon­taires pour par­ticiper à ce pro­jet et Med­park cou­vre tous les coûts liés aux traite­ments. Je suis très fière de mes équipes et de l’ex­cel­lent tra­vail qu’elles accom­plis­sent bénév­ole­ment.

Nous ne nous atten­dions pas à avoir un nom­bre aus­si élevé d’ad­mis­sions aux urgences. Notre flux moyen de patients a presque dou­blé avec les réfugiés début mars. Il tend main­tenant à se sta­bilis­er. Nous avons mis au monde 3 bébés et pra­tiqué 5 inter­ven­tions chirur­gi­cales d’ur­gence. Nous allons bien sûr con­tin­uer à offrir nos ser­vices, mais nous espérons que le flux n’aug­mentera pas encore plus car nos pro­pres ressources ne sont pas infinies.

D’autres insti­tu­tions privées se sont égale­ment jointes à l’ini­tia­tive, mais la charge la plus lourde pèse sur Med­park, car nous fonc­tion­nons 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

C’est une véri­ta­ble guerre. Une nuit, nous avons admis aux urgences les pre­miers blessés de guerre, deux jour­nal­istes d’Eu­ronews qui ont été blessés dans une explo­sion près de Kyiv le 25 févri­er, tous deux citoyens danois. Les réfugiés qui arrivent sont trau­ma­tisés, les enfants sem­blent très affec­tés par les événe­ments, ils ont des yeux d’en­fants avec des regards d’adultes, c’est très dif­fi­cile à voir, très émou­vant. Nous pri­ons et espérons que la guerre s’ar­rêtera bien­tôt.

Témoignage recueil­lie par l’UEHP

Une expéri­ence post­na­tale pos­i­tive

L’OMS pub­lie 60 recom­man­da­tions en matière de san­té physique et men­tale de la mère et du bébé pen­dant la péri­ode post­na­tale. L’organisation souligne l’urgence d’un sou­tien les six pre­mières semaines après la nais­sance.

Dans le monde, plus de 3 femmes et bébés sur 10 ne reçoivent actuelle­ment pas de soins post­na­tals dans les pre­miers jours après la nais­sance – la péri­ode où survi­en­nent la plu­part des décès mater­nels et infan­tiles.

« Le besoin de soins mater­nels et néona­tals de qual­ité ne s’arrête pas une fois qu’un bébé est né », a déclaré le Dr Anshu Baner­jee, directeur de la san­té et du vieil­lisse­ment de la mère, du nou­veau-né, de l’enfant et de l’adolescent à l’OMS.

Les médecins DIM dans l’attente

85 médecins DIM s’étaient con­nec­tés pour par­ticiper au 22e Club des médecins DIM de la FHP MCO le 30 mars dernier. L’occasion de faire con­nais­sance avec la cam­pagne tar­i­faire 2022… en atten­dant la pub­li­ca­tion des tar­ifs.

 

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