Cancer Poumon Docteur

2e cause de can­cer chez l’homme, le can­cer du poumon est une mal­adie qui touche plus de 46 000 per­son­nes par an en France. Cette patholo­gie survient lorsqu’on con­state une pro­liféra­tion exces­sive de cel­lules anor­males. On par­le de can­cer du poumon lorsque se forme une tumeur dite “maligne” qui se propage à d’autres organes et envahit l’organisme. Qu’est-ce que le can­cer du poumon, quels en sont les symp­tômes, la typolo­gie, la fréquence et les prin­ci­pales caus­es ?

Le cancer du poumon, un fonctionnement anormal des cellules

Dans le cas de la for­ma­tion de tumeurs can­céreuses, le mécan­isme de cer­taines cel­lules est touché : les cel­lules se mul­ti­plient de façon incon­trôlée au lieu de se détru­ire. Elles for­ment alors un amas appelé tumeur.

Dans le meilleur des cas (tumeurs dites “bénignes” ou non can­céreuses) le sys­tème immu­ni­taire se défend en détru­isant l’amas de cel­lules anor­males. Ces tumeurs non can­céreuses du poumon ne se propa­gent pas à d’autres par­ties du corps (pas de métas­tases). Leur évo­lu­tion est très lente, voire nulle et elles ne sont pas mortelles.

En revanche, les tumeurs can­céreuses survi­en­nent lorsque le dérè­gle­ment se pour­suit jusqu’à la for­ma­tion d’un amas de mil­liers de cel­lules. La tumeur peut grandir et s’alimenter notam­ment en créant de nou­veaux vais­seaux san­guins qui la relient à l’organisme ; elle s’étend et colonise d’autres organes.

Cer­tains traite­ments anti­cancéreux parvi­en­nent à agir sur ce mécan­isme en ciblant la tumeur pour stop­per son développe­ment et la détru­ire.

Quels sont les symptômes du cancer du poumon ?

Cer­tains symp­tômes se man­i­fes­tent :

  • Une res­pi­ra­tion sif­flante ou une toux chronique
  • Une cer­taine dif­fi­culté à respir­er, de l’essoufflement pour des efforts habituels
  • Des infec­tions pul­monaires (pneu­monies) à répéti­tion

La métastase est une tumeur qui s’étend.

Le can­cer, en général, se car­ac­térise par le com­porte­ment anor­mal de cer­taines cel­lules. Les cel­lules dites can­céreuses dévelop­pent la capac­ité de quit­ter la tumeur ini­tiale et de migr­er vers d’autres organes ou tis­sus voisins. En se rac­crochant à de nou­velles par­ties du corps, les cel­lules can­céreuses créent de nou­velles tumeurs dites “sec­ondaires” ou “métas­tases”. Ces dernières provo­quent des symp­tômes qui aler­tent le patient et aboutis­sent à la procé­dure qui mène au diag­nos­tic.

Dans le cas du can­cer du poumon, le can­cer prend nais­sance dans les cel­lules pul­monaires. Cela dit, les métas­tases peu­vent se trou­ver sur un organe éloigné du poumon : les os, les glan­des sur­ré­nales, le foie, le cerveau.

Différents types de cancer du poumon et évolution

En obser­vant les cel­lules prélevées lors de can­cers du poumon a per­mis de dis­tinguer deux grands types de can­cer.

  1. Les can­cers bronchiques « à petites cel­lules » (CBPC),
  2. Les can­cers bronchiques « non à petites cel­lules » (CBNPC),  les plus répan­dus (80 % des can­cers bronchiques).

Chaque type de can­cer néces­site des traite­ments spé­ci­fiques. 

Au-delà de ces deux grands types de can­cers, 3 sous-types exis­tent : les adéno­car­ci­nomes, les car­ci­nomes épi­der­moïdes (ou malpighiens) et les car­ci­nomes à grandes cel­lules ou indif­féren­ciés.

On classe com­muné­ment les can­cers selon leur évo­lu­tion ou stade d’avancement de la mal­adie. Les 5 stades traduisent la taille de la tumeur et de sa prop­a­ga­tion dans l’organisme via la for­ma­tion de métas­tases.

Quelle fréquence pour cette pathologie ?

En France, le can­cer est une cause majeure de mor­tal­ité. Les can­cers con­stituent la pre­mière cause chez les hommes (avec 33 % de l’ensem­ble des décès mas­culins), et deux­ième cause chez la femme (avec 24 % de l’ensem­ble des décès féminins). Quant aux can­cers du poumon, ils sont plutôt fréquents, et touchent davan­tage les hommes. On note 46 363 nou­veaux cas estimés en 2018 — dont ⅔ affec­tant des hommes. 2e cause de can­cer chez l’homme et 3e chez la femme, les can­cers du poumon ne touchent pas seule­ment les fumeurs.

Les can­cers du poumon touchent les sujets plutôt âgés (autour de 65 ans en moyenne), en par­ti­c­uli­er les fumeurs. En général, le can­cer du poumon est détec­té assez tard, car il touche un organe plutôt insen­si­ble à la douleur.

Les principales causes du cancer du poumon

Le tabag­isme reste le pre­mier fac­teur respon­s­able du développe­ment de can­cers du poumon. Il aug­mente jusqu’à 15 fois le risque d’être atteint par la patholo­gie, âge et sexe con­fon­dus. Le tabag­isme pas­sif est égale­ment une cause majeure de risque.

Moins con­nu du grand pub­lic, le radon — gaz naturel radioac­t­if — con­stitue pour­tant le sec­ond fac­teur de risque de can­cer du poumon après le tabac (près de 10% des cas selon l’étude du Cen­tre inter­na­tion­al de recherche sur le can­cer de 2018, réal­isée en parte­nar­i­at avec l’Institut nation­al du can­cer). On le trou­ve plus forte­ment con­cen­tré dans cer­taines régions de France (Alpes, Bre­tagne, région Cen­tre et Corse).

Enfin, l’exposition pro­fes­sion­nelle à l’amiante et à cer­taines sub­stances favoris­erait le développe­ment de can­cers du poumon.

Cer­taines pro­fes­sions, du fait de l’exposition à des sub­stances dan­gereuses, sont  davan­tage exposées au can­cer du poumon (15% des patients hommes selon l’Insti­tut Nation­al du Can­cer). L’amiante se posi­tionne en tête des sub­stances can­cérigènes : il est respon­s­able de cer­taines formes de can­cer du poumon comme l’asbestose ou le mésothéliome.

Enfin, il faut savoir que la con­jonc­tion de plusieurs fac­teurs (l’exposition au radon con­juguée au tabag­isme, par exem­ple), aug­mente sen­si­ble­ment le risque de dévelop­per un can­cer du poumon.

Sources