C’est tra­di­tion­nelle­ment à l’approche de l’hiver que le Comité économique de l’hospitalisation publique et privée émet un avis sur le dégel du coef­fi­cient pru­den­tiel, suivi début décem­bre par la déci­sion du Gou­verne­ment. Dans un envi­ron­nement 2021 par­ti­c­ulière­ment trou­blé, une atten­tion toute par­ti­c­ulière est req­uise pour démêler les fils de l’activité 2021 et men­er les débats sur les chiffres d’activité.

En 12 mois, nos étab­lisse­ments de san­té ont répon­du présents pour la reprise d’activité mais n’ont pas été en mesure d’absorber l’activité sup­plé­men­taire que représente le retard de soins accu­mulé en 2020 dans une offre elle-même affec­tée par la per­sis­tance de l’épidémie et les dif­fi­cultés de ressources humaines. De plus, les com­plé­ments de finance­ment inclus dans l’exercice 2020 s’appuient sur des out­ils impar­faits (SIVIC) qui ne per­me­t­tent pas de pren­dre en compte toutes les charges dues à l’environnement Covid et de cibler toutes les activ­ités, comme par exem­ple l’IRCT ou l’HAD.

Un dégel du coef­fi­cient pru­den­tiel à 100 % serait un signe de recon­nais­sance de l’État de l’engagement sans compter des étab­lisse­ments de san­té pour faire face à l’épidémie. À l’inverse, un dégel par­tiel ou pire, dis­crim­i­nant, serait incom­pris et perçu comme une pro­fonde injus­tice au vu de la mobil­i­sa­tion des acteurs de l’hospitalisation privée.

Le dégel du coef­fi­cient pru­den­tiel à 100 % en 2021 s’impose à tous et con­stitue un acte de recon­nais­sance des pro­fes­sion­nels de san­té que nous sommes.

Frédérique Gama
Prési­dente de la FHP-MCO