Le taux de vac­ci­na­tion de 87 % de la pop­u­la­tion de plus de 12 ans freine la reprise de l’épidémie du Covid en France quand les chiffres de la con­t­a­m­i­na­tion aug­mentent sen­si­ble­ment en Europe de l’Est. Néan­moins, la ques­tion du regain de la pandémie sur notre ter­ri­toire se pose à nou­veau à l’heure où cha­cun s’applique à relancer l’activité de soin. C’est aus­si aujourd’hui que le futur se pré­pare avec la réforme sys­témique du droit des autori­sa­tions.

Les travaux sont longs et com­plex­es mais l’agenda de novem­bre indique une accéléra­tion de la réforme en cours. Surtout, nous con­sta­tons une volon­té de tir­er les enseigne­ments de la crise san­i­taire qui a certes retardé les travaux mais a con­sid­érable­ment enrichi les échanges et les con­tri­bu­tions. Les retex Covid ne sont donc pas vains et sont enten­dus notam­ment dans le domaine des soins cri­tiques, de la médecine et de la chirurgie.

La FHP-MCO rap­pelle en toutes cir­con­stances la néces­sité d’un « droit prag­ma­tique » com­préhen­sif des réal­ités de ter­rain, con­di­tion sine qua non de la réus­site de la réforme. En par­ti­c­uli­er, aucune déci­sion ne saurait être prise en occul­tant les ten­sions de démo­gra­phie médi­cale et paramédi­cale. Le dossier Ibode qui a mis en dif­fi­culté tous les étab­lisse­ments de san­té publics et privés en 2015 et qui n’est tou­jours pas sol­dé sous le coup de nom­breux con­tentieux portés par la FHP/FHP-MCO et par les syn­di­cats médi­caux nous le rap­pelle de triste mémoire.

Ce « droit prag­ma­tique » doit être « aidant » et por­teur de sim­pli­fi­ca­tion pour soutenir les néces­saires évo­lu­tions des pra­tiques et des métiers, il doit porter les inno­va­tions diag­nos­tiques, thérapeu­tiques et organ­i­sa­tion­nelles. Le dan­ger de com­plex­i­fi­er les régimes d’autorisation est de rigid­i­fi­er le sys­tème, de créer des organ­i­sa­tions en tuyaux d’orgue et de scléros­er l’esprit d’innovation. Garan­tir la capac­ité de notre sys­tème col­lec­tif de san­té à offrir à tous un accès à des soins de qual­ité requiert toute notre énergie.

Frédérique Gama
Prési­dente de la FHP-MCO