On sem­ble décou­vrir ce chantier qui a pour­tant déjà à son act­if la pro­duc­tion d’une épaisse lit­téra­ture. L’ab­sence de cor­réla­tion entre vol­ume et per­ti­nence des actes devrait d’emblée dis­qual­i­fi­er ce dossier des sujets poli­tiques polémiques entre les secteurs pub­lic et privé. Voilà un dénom­i­na­teur com­mun qui doit nous rap­procher plus que nous oppos­er. Les don­nées sont élo­quentes et met­tent en lumière des iné­gal­ités ter­ri­to­ri­ales, des dis­par­ités dans les pra­tiques dont per­son­ne n’est en capac­ité d’en analyser les raisons; à faire froid dans le dos. Des référen­tiels absents, ou insat­is­faisants, ou encore déjà obsolètes lorsqu’ils trou­vent leur appli­ca­tion dans l’ex­er­ci­ce médi­cal, ne seront pas la panacée. Soyons portés par une force cen­trifuge qui nous amène à réfléchir sur la per­ti­nence du par­cours de soin, la per­ti­nence ter­ri­to­ri­ale et non par celle cen­tripète, qui ferait porter sur les épaules d’un seul acteur du soin, les prati­ciens, cette respon­s­abil­ité. Enfin, la vraie valeur ajoutée d’un médecin est pré­cisé­ment, en toute con­nais­sance de cause, de faire appel au « bon sens » en ayant aus­si la capac­ité de trans­gress­er les règles. Soyons imper­ti­nents !

Lamine GHARBI
Prési­dent du syn­di­cat nation­al FHP-MCO

Les dépassements d’honoraires : une tendance lourde

De 1990 à 2010, le mon­tant moyen des dépasse­ments d’hono­raires fac­turés par les médecins spé­cial­istes a aug­men­té de 29 points par rap­port au tarif oppos­able, pas­sant de 25 à 54%, avec un léger tasse­ment depuis 2005, souligne la CNAM dans une étude sur l’évo­lu­tion du secteur 2 entre 1985 et 2010. Un taux qui s’élève à 76% pour les gyné­co­logues médi­caux ou chirur­gi­caux et obstétriciens (+42 points en 20 ans), 64% chez les pédi­a­tres (+33 points) et 60% pour les oph­tal­mo­logues (+31 points). La CNAM souhaite “réformer de manière struc­turelle le sys­tème” dans le cadre des négo­ci­a­tions con­ven­tion­nelles actuelles, récla­mant la mise en œuvre réelle d’un secteur option­nel, con­for­mé­ment au pro­to­cole du 15 octo­bre 2009.

La Cour de Cassation fige le système

La Cour a estimé, dans un arrêt ren­du le 12 mai, que les anciens prati­ciens titrés qui se sont retrou­vés « blo­qués » dans le secteur 1 après 1990, n’avaient pas la pos­si­bil­ité d’opter pour le secteur 2 dans le cadre de la con­ven­tion médi­cale de févri­er 2005. Elle met ain­si un point final à l’in­ter­pré­ta­tion juridique de l’un des prin­ci­paux points des accords d’août 2004 sur la chirurgie, dont la for­mu­la­tion équiv­oque a longtemps opposé ses sig­nataires.


Des négociations conventionnelles qui n’arrivent toujours pas à démarrer

Le prési­dent de la Con­fédéra­tion des syn­di­cats médi­caux français (CSMF), le Dr Michel Chas­sang, a envis­agé mar­di de pour­suiv­re la négo­ci­a­tion avec le Syn­di­cat des médecins libéraux (SML) et l’U­nion nationale des caiss­es d’as­sur­ance mal­adie (Uncam) si les autres syn­di­cats per­sis­taient à vouloir y associ­er les représen­tants des internes et des étu­di­ants.

« Un maximum historique »

C’est ain­si que la DREES qual­i­fie la den­sité des infir­mières en 2010. Avec près de 520 000 infir­mières en activ­ité au 1er jan­vi­er 2010, la pro­fes­sion se porte bien. En ter­mes d’évolution, les sta­tis­tiques mon­trent que le nom­bre d’infirmiers a aug­men­té en moyenne de 2,1 % par an entre 1990 et 1999, puis de 3,2 % depuis 2000 et souligne que « le taux de crois­sance annuel moyen des infir­miers est très supérieur à celui de la pop­u­la­tion française » (+ 0,7 %). Pour­tant per­dure un sen­ti­ment de pénurie que la DREES explique par « le vieil­lisse­ment de la pop­u­la­tion, mais aus­si par l’inégale répar­ti­tion des infir­miers sur le ter­ri­toire » : den­sités pou­vant être mul­ti­pliées par 1,7 entre cer­taines régions et des écarts de 1 à 5 dans le seul secteur libéral. La carte de France des den­sités infir­mières ne se super­pose pas avec celle des den­sités médi­cales.

Pour mieux vous écouter

Le syn­di­cat s’est lancé en 2010 dans une démarche qual­ité visant une cer­ti­fi­ca­tion ISO 9001 fin 2011. Elle con­siste à opter pour la meilleure ges­tion pos­si­ble de notre activ­ité de ser­vice par l’analyse des besoins des adhérents.

Une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les dispositifs médicaux ?

C’est ce que demande l’Eu­ro­pean Soci­ety of Car­di­ol­o­gy (ESC) expli­quant que les dis­posi­tifs médi­caux sat­is­font les « exi­gences essen­tielles » de sécu­rité et per­for­mance mais ils ne sont pas oblig­és d’établir que leur dis­posi­tif a un impact sur des critères clin­iques. Par exem­ple, de nom­breux stents ont reçu le mar­quage CE alors que seule­ment six stents act­ifs ont une effi­cac­ité démon­trée dans des essais clin­iques et que les résul­tats à long terme ne sont disponibles que pour trois stents. Les stan­dards d’é­val­u­a­tion des dis­posi­tifs médi­caux en Europe sont moins rigoureux qu’aux Etats-Unis.

Des appels à pro­jets sont lancés pour par­ticiper au dis­posi­tif PREBAT, pro­gramme de recherche coor­don­né notam­ment par l’Ademe. Nous rap­pelons que l’ob­jec­tif de Grenelle est de réduire de 38% la con­som­ma­tion énergé­tique d’i­ci 2020. A suiv­re sur www.prebat.net ou plus effi­cace­ment auprès de votre Con­seil Région­al et antenne régionale Ademe.