+ 20 % pour le 4e plan can­cer

1,7 mil­liard financeront les 5 pre­mières années de ce plan décen­nal pour ren­forcer la recherche sur les can­cers pédi­a­triques, le sou­tien aux aidants famil­i­aux, la for­ma­tion et le droit à l’oubli. Décret n° 2021-119 du 4 févri­er 2021

Un séquençage de l’ARN du virus unique­ment pub­lic

François Blanchecotte, prési­dent du Syn­di­cat des biol­o­gistes (SDB) déplore que « l’administration ait con­sti­tué un réseau d’unités de séquençage unique­ment pub­lic ». Il regrette que les leçons du print­emps 2020 n’aient pas été tirées.

La mobil­i­sa­tion est aujourd’hui générale sur le dépistage et le repérage des vari­ants du virus. Pour cela, explique François Blanchecotte, deux prin­ci­pales tech­niques de diag­nos­tic sont à dis­po­si­tion : soit utilis­er le séquençage de l’ARN du virus dans sa total­ité, ce qui présente l’avantage de pou­voir relire plus tard les séquences iden­ti­fiées lors de la pre­mière analyse et ain­si pou­voir dater rétro­spec­tive­ment la présence d’un vari­ant iden­ti­fié ; soit faire évoluer les réac­t­ifs des RT-PCR à chaque iden­ti­fi­ca­tion de mod­i­fi­ca­tion du génome et donc à chaque appari­tion d’un nou­veau vari­ant.

L’État ayant priv­ilégié le séquençage, « l’ensemble des groupes de lab­o­ra­toires privés ont répon­du sur leur capac­ité (réelle) à réalis­er cette opéra­tion à grande échelle, four­nissant égale­ment les délais et détail­lant leur organ­i­sa­tion pour envoy­er les fichiers de séquençage au CNR (Cen­tre nation­al de référence). L’Assurance mal­adie s’est mon­trée très favor­able à leur mobil­i­sa­tion dans le dis­posi­tif (peut-être parce qu’elle a pu con­stater, chiffres à l’appui, l’efficacité du secteur privé ?). »

François Blanchecotte rap­pelle que les biol­o­gistes médi­caux libéraux et leurs équipes avaient déjà été tenus à l’écart au tout début de la pandémie avant d’être appelés à la rescousse. « Nous nous étions alors totale­ment engagés, amélio­rant sans cesse nos per­for­mances, notre pro­duc­tiv­ité et nos délais de ren­du de résul­tat et ce, en des temps records. À tel point qu’au plus fort des vagues précé­dentes, les lab­o­ra­toires privés de ville ont pu assur­er plus de 80 % des tests de dépistage. S’il le faut et si, comme au print­emps dernier, nous sommes finale­ment appelés au sec­ours, nous répon­drons présents. Parce que c’est notre devoir de pro­fes­sion­nels de san­té. Mais que l’on ne vienne pas, quelques semaines plus tard, nous reprocher des délais trop longs ou des queues ‘ inac­cept­a­bles ‘ devant nos lab­o­ra­toires ! » Et de con­clure « Cette crise san­i­taire était l’occasion de faire sauter les ver­rous. Cela n’en prend mal­heureuse­ment pas le chemin. »

Con­fine­ment : impact psy­chologique

L’IRDES a objec­tivé le sur-risque de sur­v­enue de détresse psy­chologique chez les malades chroniques ou ayant un hand­i­cap au cours du con­fine­ment. L’Institut souligne l’im­por­tance de pren­dre en compte les besoins spé­ci­fiques de ces pop­u­la­tions.

Détecter les vio­lences con­ju­gales

La pré­va­lence de ces vio­lences est estimée à 26 % en France. Peu de pro­fes­sion­nels de san­té effectuent un dépistage et une prise en charge effi­cace. San­té publique France pub­lie le ques­tion­naire Woman Abuse Screen­ing Tool (WAST) validé en français.

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