Octo­bre Rose : pour une mobil­i­sa­tion ren­for­cée

La Ligue con­tre le can­cer s’inquiète des retards de diag­nos­tics des can­cers du sein, directe­ment liés au ralen­tisse­ment des con­sul­ta­tions et à l’arrêt des dépistages. Selon elle, env­i­ron 30 000 can­cers du sein n’ont pas été diag­nos­tiqués.

La Ligue con­tre le can­cer alerte depuis des mois quant à la dégra­da­tion de la sit­u­a­tion des malades : « La crise de la Covid-19 a eu des con­séquences désas­treuses pour les per­son­nes atteintes de can­cers et leurs proches. Or, le can­cer con­tin­ue sa pro­gres­sion et n’a pas peur du virus ! Si nous nous mobil­isons tous les ans à l’occasion d’Octobre Rose pour encour­ager les femmes à con­sul­ter et à se faire dépis­ter, notre appel est, cette année, d’autant plus urgent. Pour lut­ter con­tre le can­cer du sein, le diag­nos­tic pré­coce et le dépistage sont pri­mor­diaux : mes­dames, n’attendez pas, con­sul­tez, faites-vous dépis­ter ! » alerte le Pr Axel Kahn, Prési­dent de la Ligue con­tre le can­cer.

Par ailleurs, selon l’édition 2020 de l’étude de l’Institut Curie : « à peine plus d’un Français sur deux se sent con­cerné pour lui-même ou pour un proche par les can­cers du sein ». (sondage effec­tué par l’Institut Viavoice, juin 2020)

Par­ticiper à la cam­pagne FHP-MCO + Bul­letin d’in­scrip­tion + lien sur cam­pagne octo­bre rose

Grippe : vers un vac­cin oblig­a­toire des soignants ?

France Assos San­té appelle à une poli­tique vac­ci­nale anti­grip­pale « ferme et sans ambiguïté » afin d’affronter l’épidémie grip­pale et le « cumul » avec la Covid, et demande l’obligation vac­ci­nale anti­grip­pale de tous les pro­fes­sion­nels de san­té.

La mise en place urgente d’une cam­pagne de vac­ci­na­tion en direc­tion de toute la pop­u­la­tion ne suf­fi­ra pas selon France Assos San­té. La « voix des patients » demande que soit rétablie en urgence l’obligation vac­ci­nale anti­grip­pale de tous les pro­fes­sion­nels du sys­tème de san­té, du secteur médi­co-social, et son élar­gisse­ment à tous les pro­fes­sion­nels prenant en charge un sou­tien à domi­cile des per­son­nes âgées ou en sit­u­a­tion de hand­i­cap.

3 général­istes sur 4 pra­tiquent la télé­con­sul­ta­tion

Les trois quarts des médecins général­istes ont mis en place la télé­con­sul­ta­tion depuis le début de l’épidémie, alors que moins de 5 % la pra­ti­quaient aupar­a­vant, selon la dernière étude de la DREES.

Au cours de la pre­mière semaine du décon­fine­ment, 7 médecins sur 10 ont réal­isé au moins une télé­con­sul­ta­tion. Par­mi eux, 1 sur 10 a déclaré avoir même réal­isé plus de 25 % de ses con­sul­ta­tions par ce biais, rap­porte la DREES.

L’utilisation de cet out­il entraîne cepen­dant cer­taines dif­fi­cultés pour les médecins général­istes : « plus de la moitié de ceux qui l’ont util­isé esti­ment que l’examen clin­ique en présen­tiel reste sou­vent ou sys­té­ma­tique­ment indis­pens­able. Un peu moins de la moitié ont sou­vent ou sys­té­ma­tique­ment ren­con­tré des prob­lèmes tech­niques. » De plus, « les médecins sont partagés sur la sat­is­fac­tion qu’ils retirent de la pra­tique de la médecine via la télé­con­sul­ta­tion : un peu moins de la moitié des médecins se dis­ent moyen­nement sat­is­faits, mais un tiers d’entre eux en sont peu ou pas sat­is­faits et, à l’inverse, un quart d’entre eux en sont très ou tout à fait sat­is­faits. »

C’est dans les départe­ments les plus touchés par l’épidémie que son util­i­sa­tion a été la plus impor­tante et que la sat­is­fac­tion des médecins est plutôt plus élevée.

Étude DREES : qua­trième Pan­el d’observation des pra­tiques et des con­di­tions d’exercice en médecine générale, mai et juin 2020.

Covid : pro­lon­ga­tion des autori­sa­tions

Les directeurs des ARS sont de nou­veau habil­ités à autoris­er les étab­lisse­ments de san­té à exercer, à titre excep­tion­nel, une activ­ité de soins autre que celle au titre de laque­lle ils ont été autorisés. Lire le flash FHP.


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