Dr Denis Franck, président de l’Association française de cancérologie – Union nationale hospitalière privée de cancérologie (AFC-UNHPC) 

Les pro­fes­sion­nels en can­cérolo­gie ont con­tin­ué de tra­vailler

Le champ de la can­cérolo­gie a reçu l’autorisation de pour­suiv­re les soins en chirurgie, chimio­thérapie et radio­thérapie pour des raisons évi­dentes de risques de perte de chance pour le patient. Les pro­fes­sion­nels en can­cérolo­gie ont donc con­tin­ué à tra­vailler. Toute­fois, des dis­cus­sions col­lé­giales ont par­fois eu lieu entre chirurgiens et anesthé­sistes sur le risque d’être obligé d’utiliser des lits en réan­i­ma­tion en post-opéra­toire. Dès lors que les lits en réan­i­ma­tion sont fléchés COVID, peut-on démar­rer un par­cours chirur­gi­cal pro­gram­mé qui pour­rait néces­siter une réan­i­ma­tion ? La posi­tion de cha­cun étant com­préhen­si­ble et motivée par le béné­fice au patient.

Les activ­ités de chimio­thérapie et de radio­thérapie ont été pour­suiv­ies avec leur corol­laire : être en capac­ité de dis­pos­er du per­son­nel soignant néces­saire et donc de le pro­téger. Le per­son­nel de ces unités a dû être ras­suré et des pré­cau­tions sup­plé­men­taires ont été pris­es car cer­tains patients atteints du can­cer sont aus­si por­teurs du COVID, qu’il ait été diag­nos­tiqué ou qu’il soit asymp­to­ma­tique. Les étab­lisse­ments ont dû amé­nag­er des cir­cuits dédiés qui seront main­tenus afin de garan­tir à tous que les flux de patients atteints ou non d’un COVID diag­nos­tiqué ne se croisent pas.

Par ailleurs, il serait indis­pens­able que les patients atteints de can­cer reçoivent gra­tu­ite­ment des masques chirur­gi­caux dans le cadre de leur affec­tion de longue durée.

Les patients traités pour un can­cer peu­vent être immuno-déprimés 

À l’instar des patients dialysés ou gref­fés, ils sont vul­nérables. Les sociétés savantes d’oncologie médi­cale ont très rapi­de­ment recom­mandé une pre­scrip­tion plus large de fac­teurs de crois­sance de la lignée blanche (glob­ules blancs) pour les patients en chimio­thérapie. Mal­gré cela, la crainte de fréquenter un étab­lisse­ment hos­pi­tal­ier a été forte et cer­tains patients n’ont pas pour­suivi leur par­cours comme prévu. Les can­céro­logues ont fait œuvre de péd­a­gogie indi­vidu­elle­ment auprès de cha­cun pour informer des risques encou­rus dans les deux atti­tudes, hon­or­er, ou non, ses prochaines séances de chimio­thérapie ou de radio­thérapie. Dans tous les cas, ces déci­sions sont médi­cales, et l’administration n’a pas à s’immiscer dans ce débat ce qui n’a d’ailleurs pas été le cas en can­cérolo­gie.

Nous ne saurons qu’à dis­tance si ces reports ont eu un impact délétère pour autant que nous mod­éli­sions un out­il pour le mesur­er. Le nom­bre de dossiers étudiés en réu­nion de con­cer­ta­tion pluridis­ci­plinaire pen­dant cette péri­ode pour­rait être un indi­ca­teur car théorique­ment, il ne devrait pas avoir bougé. La pro­fes­sion pour­rait éval­uer d’ici deux ans par exem­ple la sur­mor­tal­ité par can­cer poten­tielle­ment dans un pre­mier temps dans les départe­ments qui dis­posent d’un reg­istre du can­cer.

Les sociétés savantes en can­cérolo­gie ont été par­mi les pre­mières à édicter des recom­man­da­tions. La Société française de radio­thérapie oncolo­gie a immé­di­ate­ment recom­mandé des mesures pour la prise en charge des patients par exem­ple : moins de séances avec plus de dos­es par séance selon un sché­ma hypo-frac­tion­né. Dans le cas du can­cer du sein, cela sig­ni­fie par exem­ple 13 à 15 séances à la place de 25 à 30, donc moins de déplace­ments et moins de risques de con­t­a­m­i­na­tion pour les patientes et les per­son­nels soignants. D’une manière générale les recom­man­da­tions des sociétés savantes ont été pré­co­ces, con­certées public/privé et de bon sens.

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Hervé Gourgouillon, directeur général de Diaverum France, Maroc et Italie


Une épidémie très clus­ter-dépen­dante

Au sein de Diaverum France, nous prenons en charge en rou­tine 1 800 patients, 150 ont été atteints du COVID et 35 sont décédés. Les réal­ités de ter­rain sont très divers­es selon les zones vertes ou rouges. À Angers, où le virus cir­cule peu, nous sommes sur le pied de guerre mais atten­dons tou­jours le pre­mier patient COVID. À l’inverse, à Mul­house, où le virus est très cir­cu­lant, env­i­ron 15 % de nos patients ont été infec­tés dans notre cen­tre lourd implan­té sur le site de l’hôpital. De même, en Seine-Saint-Denis où nous prenons en charge env­i­ron 350 patients, plus de 10 % de notre patien­tèle a été atteinte, d’autant que nous sommes le ser­vice de néphrolo­gie du CH Saint Denis (Hopi­tal Dela­fontaine).

La soci­olo­gie de l’épidémie croise celle de l’insuffisance rénale 

Rap­pelons que l’insuffisance rénale chronique ter­mi­nale (IRCT) est, par mil­lion d’habitants, deux fois supérieure dans le départe­ment 93 que dans le 92, elle est max­i­male dans les DOM-TOM heureuse­ment plutôt pro­tégés du virus par leur insu­lar­ité jusqu’à présent. Les struc­tures san­i­taires en Seine-Saint-Denis n’ont pas été ajustées en rap­port avec leur soci­olo­gie com­plexe et une démo­gra­phie dynamique, et c’est là, dans ces ter­ri­toires déjà préal­able­ment sous ten­sion, que cela craque logique­ment en pre­mier. Le COVID s’est au final « nour­ri » de prob­lèmes san­i­taires ou soci­ologiques pré-exis­tants. Le pre­mier vrai désert médi­cal de France est moins la Lozère que la Seine-Saint-Denis où la préven­tion et l’accès aux soins pri­maires sont notoire­ment insuff­isants : le dia­bète a un car­ac­tère qua­si épidémique au niveau du ter­ri­toire. Si le dia­bète non con­trôlé con­tribue à une inci­dence et à une pré­va­lence IRCT supérieure, et donc un âge d’entrée en dial­yse inférieur, il induit égale­ment une patien­tèle plus jeune (de 10 ans par rap­port à la moyenne nationale), donc avec un meilleur pronos­tic de survie au COVID. Le pre­mier pronos­tic de chance est ain­si la local­i­sa­tion du patient par rap­port aux clus­ters, et ensuite l’infrastructure san­i­taire pour y faire face. Aujourd’hui en France, nous n’avons plus que 39 patients « encore » atteints du COVID, dont 7 hos­pi­tal­isés, et sommes soulagés de con­stater une décrue, et plutôt rapi­de.

En dial­yse, il n’y a pas de dépro­gram­ma­tion 

Si nous ne prenons pas en charge les patients IRCT, ils meurent. L’organisation selon les sites n’est pas chose aisée. Lorsqu’un seul patient est sus­pect ou infec­té, il est dialysé en box d’isolement mais si plusieurs le sont, il faut réfléchir autrement, amé­nag­er des espaces dédiés et réor­gan­is­er les flux et les per­son­nels autour, revoir les plan­nings des séances afin que patients COVID + et — ne se croisent pas, et pren­dre des déci­sions sur l’orientation de ceux qui sont seule­ment sus­pects. Par ailleurs, les procé­dures de net­toy­age ont été entière­ment revues.

À Diaverum, fin jan­vi­er, notre poli­tique groupe de prise en charge d’un patient COVID en dial­yse était prête, début févri­er elle était adap­tée et déployée dans nos étab­lisse­ments en France, nous per­me­t­tant de gag­n­er un temps de pré­pa­ra­tion pré­cieux. Début mars, dès notre 1er patient COVID, le siège s’est mis en télé­tra­vail en 48h et était en sup­port des équipes. Nous avions com­mandé des masques en quan­tité et qual­ité suff­isantes en amont, le per­son­nel s’est donc sen­ti en sécu­rité dans les moments les plus dif­fi­ciles.

Tous nos étab­lisse­ments France sont cer­ti­fiés en A sans réserve ni recom­man­da­tion. La qual­ité se mesure mieux dans ces temps dif­fi­ciles, car le déficit en qual­ité est exac­er­bé. Le per­son­nel est ras­suré lorsqu’il sait que la démarche qual­ité est robuste. La résilience se con­stru­it en amont de tels événe­ments.

En Île-de-France, nous avons égale­ment tiré les enseigne­ments de la pre­mière vague qu’a con­nue le clus­ter de Mul­house ce qui nous a per­mis d’affiner les pro­to­coles. C’est for­mi­da­ble de con­stater l’esprit de corps des soignants. Le sens de l’utilité de ce que nous appor­tons à la pop­u­la­tion est exac­er­bé. Cela soude les équipes à con­di­tion que pro­tec­tions et procé­dures soient là.

Une vision inter­na­tionale … peu flat­teuse pour la France 

Diaverum est implan­té aus­si en Espagne, en Ital­ie, en Alle­magne, en Angleterre. Nous y retrou­vons la même épidémi­olo­gie, l’Allemagne s’en sor­tant rel­a­tive­ment mieux. L’Allemagne a glob­ale­ment mieux su absorber ou anticiper. Sur ce reg­istre, il est à not­er que les sur­coûts COVID sont déjà étab­lis et pub­liés pour tous les actes médi­caux (30 € par exem­ple pour une séance de dial­yse COVID), alors que nous en sommes encore aux déc­la­ra­tions de principe de notre côté, ou à la col­lecte des don­nées épidémi­ologiques en IRCT.

En France, le secteur de la dial­yse a été dans l’angle mort du sys­tème de san­té, n’étant ni stratégique comme une réan­i­ma­tion, ni sen­si­ble comme nos Ehpad. Pour autant, nous avons dialysé l’immense majorité de nos patients COVID, à l’exception des pris­es en charge en réan­i­ma­tion, et les dif­fi­cultés à obtenir des masques hier ou des tests aujourd’hui inquiè­tent. Nous avons néan­moins pu tester une série de 16 patients dans un cen­tre sur Paris et 3 étaient COVID asymp­to­ma­tiques. Diaverum suit ici une logique con­sen­suelle et respectueuse de cette carence en tests, selon laque­lle, nous ne pou­vons pas tester tout le monde, et util­isons donc les tests là où le béné­fice-risque est le plus impor­tant, c’est à dire en pri­or­ité là où le virus est cir­cu­lant.

L’échelle régionale et locale de l’administration française, davan­tage en con­nex­ion avec des acteurs comme nous, a su mieux résis­ter mal­gré la pres­sion et les injonc­tions con­tra­dic­toires qui se sont abattues sur elle. Je regrette en revanche que nous ayons été insuff­isam­ment inspirés des bonnes pra­tiques en Corée du Sud ou au Japon, alors que nous en avions pour­tant le temps. Si nous faisons par­tie de ceux qui dis­posent des meilleurs soignants, avons-nous une doc­trine adap­tée aux enjeux et tech­nolo­gies d’un 21e siè­cle, où tout va très vite ? Le COVID est un salu­taire révéla­teur de nos faib­less­es, espérons-le.

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Wilfried Harsigny, directeur de l’Hôpital Privé Océane, Vannes

Le 29 févri­er à 22h, nous tenions notre pre­mière cel­lule de crise

Le pre­mier patient de notre ter­ri­toire atteint du COVID a été dépisté au Cen­tre Hos­pi­tal­ier de Vannes. Il avait séjourné au sein de notre étab­lisse­ment quelques jours plus tôt avant d’être trans­féré compte tenu de son état de san­té. Le 29 févri­er à 22h, nous tenions notre pre­mière cel­lule de crise. Nous avons au sein de l’établissement un médecin interniste infec­ti­o­logue depuis trois ans, ce qui représente une énorme plus-val­ue dans ce type de crise san­i­taire. Elle prend part à toutes les déci­sions que nous prenons. Même si aucune vague ne nous a atteints, nous vivons avec le virus depuis 9 semaines. À l’époque, seuls quelques clus­ters étaient iden­ti­fiés et nous ne savions rien sur l’épidémie à venir. Notre prob­lé­ma­tique d’alors n’était pas de savoir com­ment accueil­lir des patients infec­tés mais com­ment gér­er notre étab­lisse­ment qui en avait accueil­li un. À ce moment-là, les recom­man­da­tions changeaient d’heure en heure : la pre­mière, respec­tée à la let­tre, était de met­tre en quar­an­taine tous les salariés qui avaient été en con­tact avec le patient, puis la deux­ième le lende­main, a été de rap­pel­er tous ceux qui étaient asymp­to­ma­tiques pour finale­ment leur deman­der de pren­dre leur poste de tra­vail.

Par la suite, à l’instar de tous, nous avons dépro­gram­mé l’activité non urgente — seules 150 inter­ven­tions sur les 650 heb­do­madaires ont été main­tenues. Nous avons mis en place l’organisation néces­saire pour faire face à l’épidémie : trans­for­ma­tion des 16 lits de sur­veil­lance con­tin­ue en lits de réan­i­ma­tion (une autori­sa­tion qui court jusqu’au 24 juin), organ­isés en 2 secteurs dis­tincts COVID – et COVID + (qui a accueil­li 6 patients) ; réim­plan­ta­tion de 10 lits d’USC pour les patients non COVID afin de répon­dre à l’activité de can­cérolo­gie et de chirurgie urgente de la clin­ique; enfin, trans­for­ma­tion du ser­vice ambu­la­toire en ser­vice médecine COVID de 24 lits, où nous avons eu jusque 8 patients simul­tané­ment.

Pro-active­ment, car nous étions prêts, nous avons sol­lic­ité l’hôpital même s’il ne con­nais­sait pas de ten­sion élevée pour recevoir pro­gres­sive­ment des patients en réan­i­ma­tion, afin de tester nos organ­i­sa­tions et les procé­dures de trans­ferts. Les médecins de la clin­ique con­nais­sent très bien leurs con­frères de l’hôpital et nous avons pu organ­is­er au mieux ces trans­ferts. Ain­si, 1 à 2 patients atteints du COVID par semaine ont été accueil­lis en réan­i­ma­tion à la clin­ique.

Les équipes médi­cales se sont ren­du vis­ite sur les sites tout au long de la crise et ont démon­tré une très belle col­lab­o­ra­tion. Les anesthé­sistes de la clin­ique sont allés vis­iter le ser­vice de réan­i­ma­tion de l’hôpital afin d’appréhender la lour­deur des pris­es en charge en amont des trans­ferts. L’infectiologue de l’hôpital est venue ren­con­tr­er son homo­logue de la clin­ique pour échang­er sur nos organ­i­sa­tions en interne. Nous espérons que cette entente se pour­suiv­ra dans le futur pour des pro­jets ter­ri­to­ri­aux, hors ges­tion de crise.

Aujourd’hui, nous prenons encore en charge un patient atteint du COVID en réan­i­ma­tion et conser­vons un poten­tiel d’accueil de 3 lits. Par ailleurs, les 8 lits dédiés con­servés en médecine pren­nent tout leur sens car nous prenons en charge en per­ma­nence env­i­ron 5 patients ne néces­si­tant pas une charge lourde en soins, adressés par des prati­ciens général­istes, des Ehpad, des rési­dences partagées, par SOS médecins instal­lé sur notre site, ou encore des patients qui se révè­lent posi­tifs au cours d’un scan­ner de con­trôle par exem­ple.

En ce qui con­cerne les vis­ites au sein de l’établissement, elles ne sont pas autorisées au sein des ser­vices d’hospitalisation à deux excep­tions près.

Nous avons débat­tu en interne sur la poli­tique à adopter en ce qui con­cerne la présence des papas dans le ser­vice de mater­nité et avons décidé d’appliquer une procé­dure com­mune avec la mater­nité de l’hôpital. Le papa peut assis­ter à l’accouchement et est autorisé à une vis­ite unique par jour. De même, après un pre­mier week-end d’interdiction de vis­ites dans le ser­vice de soins pal­li­at­ifs, nous avons décidé avec les équipes d’autoriser une vis­ite par jour dans des créneaux pré­cis, compte tenu de la par­tic­u­lar­ité de ce ser­vice.

Sinon, comme tous, nous sommes désor­mais dans une phase de repro­gram­ma­tion et de réor­gan­i­sa­tion de l’établissement tout en garan­tis­sant la notion de réversibil­ité de notre organ­i­sa­tion, comme demandé par l’ARS.

La mobil­i­sa­tion de tous est depuis le départ sans faille. L’équipe opéra­tionnelle d’hygiène a for­mé plus de 500 per­son­nes à l’habillage/déshabillage, les soignants ont par­fois dû chang­er de ser­vice, cer­tains se sont investis aux pris­es en charge en réan­i­ma­tion.

Nous n’avons mis per­son­ne en chô­mage par­tiel.

Le ser­vice d’HAD a tra­vail­lé en « zone clus­ter »

Dès la fin févri­er, ces patients étaient pris en charge à leur domi­cile dans une zone dev­enue clus­ter, où des com­munes à une ving­taine de kilo­mètres de Vannes étaient entière­ment fer­mées. L’inquiétude pre­mière des salariés a été lev­ée par des mesures de sécu­rité ren­for­cées. En insis­tant chaque jour auprès de l’ARS, nous avons pu recevoir des dota­tions de masques suff­isantes même si c’était par petites quan­tités.

Notre ser­vice d’HAD a égale­ment été impliqué à la demande de l’ARS pour dépis­ter des rési­dents présen­tant des symp­tômes dans la quar­an­taine d’Ehpad de notre ter­ri­toire, ou encore pour des dépistages mas­sifs lorsque plusieurs rési­dents sont infec­tés, comme la semaine dernière où, en deux jours la total­ité des 50 rési­dents d’un de ces étab­lisse­ments a été prélevée. Ces tests PCR sont ensuite dis­patchés pour l’analyse entre le lab­o­ra­toire du Cen­tre Hos­pi­tal­ier de Vannes et le lab­o­ra­toire privé situé en face de la clin­ique.

Cette épidémie a révélé un engage­ment et une entraide exem­plaires au sein de l’établissement. Compte tenu de notre mobil­i­sa­tion dès la fin du mois de févri­er sur notre ter­ri­toire, nous avons eu le temps de nous pré­par­er à une vague qui n’est pas arrivée. L’ARS Bre­tagne, a joué son rôle de coor­di­na­teur mais est peu inter­v­enue locale­ment pour l’organisation ter­ri­to­ri­ale, lais­sant le Cen­tre Hos­pi­tal­ier de Vannes pilot­er. Pour la phase de repro­gram­ma­tion, nous avons demandé à l’ARS de réguler la reprise de façon à ce qu’elle puisse arbi­tr­er les  points de dif­féren­ci­a­tion entre les étab­lisse­ments de san­té, en fonc­tion de la nature de leurs activ­ités.

Elle applique aujourd’hui le principe de réversibil­ité et soumet une reprise d’activité à la présen­ta­tion d’un plan opéra­tionnel de remise en place sous 48 heures d’une « organ­i­sa­tion COVID ». Ce que nous saurons faire !