Consignes de la Société francophone de néphrologie

Au 17 mars, 11 patients trans­plantés étaient testés posi­tifs au virus Covid-19 dans l’hexagone et out­re-mer, et aucun cas n’était sig­nalé par­mi les patients dialysés en cen­tre. Voici les con­signes de la SFNDT à des­ti­na­tion des néphro­logues.

Infor­ma­tion de la Société de Néphrolo­gie, Dial­yse et Trans­plan­ta­tion (SFNDT) sur l’épidémie de coro­n­avirus (Covid-19) à des­ti­na­tion des néphro­logues.

Mise à jour en date du 17 mars 2020.

Il faut rap­pel­er que le virus n’est pas dans l’air. Il est dans les pos­til­lons. Pen­dant un cer­tain temps, il per­siste sur les sur­faces. Le port du masque ne dis­pense pas des gestes sim­ples :

  • Se laver les mains très régulière­ment
  • Tou­ss­er ou éter­nuer dans son coude
  • Saluer sans se ser­rer la main, éviter les embras­sades
  • Utilis­er des mou­choirs à usage unique

La pro­cé­dure de port du masque doit être gérée avec l’unité d’hygiène référente, selon la sit­u­a­tion locale.
Une fois que le masque a été mis en place, il ne faut plus le touch­er pen­dant 4 heures. Il faut faire comme les chirurgiens qui ne touchent pas leur masque, par­fois pen­dant plusieurs heures.

1. Toutes les structures de soins définissent leur organisation avec leur administration en fonction de l’évolution nationale et locale de l’épidémie, des recommandations ministérielles et des contingences logistiques.

a. En sit­u­a­tion de crise, les respon­s­abilités de chaque pro­fes­sion­nel doivent être claire­ment définies.

b. Il faut établir des straté­gies et des pro­to­coles sim­ples et pra­tiques qui doivent être facile­ment acces­si­bles. Pour cela, il faut créer un stock­age élec­tron­ique com­mun à la struc­ture (type Drop­box) avec des ges­tion­naires dédiés.

c. Il faut une organ­i­sa­tion pour met­tre à jour en temps réel les pro­cé­dures, en fonc­tion des infor­ma­tions :

d. Les forums ani­més par la com­mis­sion de dial­yse, la com­mis­sion de trans­plan­ta­tion avec la SFT peu­vent aider les collègues pour la prise de dé­ci­sions.

e. En per­ma­nence, il faut s’assurer que les pro­cé­dures sont com­pris­es et appliquées.

2. Concernant les patients dialysés, durant l’epidemie :

a. Les pre­mières expéri­ences mon­trent que chaque struc­ture doit s’organiser pour dial­yser ses pro­pres patients Covid posi­tifs. L’orientation de la prise en charge en hos­pi­tal­i­sa­tion au sein d’un étab­lisse­ment s’appuie sur le degré de sévérité de la patholo­gie Covid.

b. Il faut s’assurer que la chaîne d’approvisionnement en matériels est main­tenue.

c. Il faut expli­quer à chaque patient les mesures bar­rières, s’assurer qu’il les a com­pris­es, s’assurer qu’il les applique, qu’il les fait appli­quer à son entourage.

d. À chaque séance, il faut utilis­er un court ques­tion­naire stan­dard­is­é pour savoir si le patient est exposé dans son quo­ti­di­en.

e. Il faut s’assurer que les patients savent ce qu’ils doivent faire en cas de symp­tômes.

f. En lien avec son étab­lisse­ment, il faut établir une pro­cé­dure pour la prise en charge d’un patient sus­pect. Dans chaque struc­ture, une pro­cé­dure est néces­saire pour la prise en charge d’un ou de plusieurs patients dial­y­sés présen­tant une infec­tion con­firmée à Covid-19, notam­ment dans le cas où le patient est ambu­la­toire ou hos­pi­talisé en dehors d’une réan­i­ma­tion.

g. Il faut éviter les col­la­tions, l’alimentation durant les séances.

h. Il faut s’assurer que les soignants savent ce qu’ils doivent faire s’ils présen­tent des symp­tômes ou ont été con­tact avec une per­son­ne Covid posi­tif dans leur entourage.

i. Il faut lim­iter la cir­cu­la­tion des per­son­nes dans les struc­tures, inter­dire les vis­ites.

j. Il faut lim­iter les rassem­ble­ments dans les lieux de tra­vail (salle de pause, bureau, salle de staff, self…). Il faut priv­ilégi­er les réu­nions télé­phoniques, inven­ter de nou­veaux modes de staff, par exem­ple web­con­férence jour­nalière.

3. Concernant les patients transplantes, durant l’épidemie :

a. L’activité de greffe ré­nale est com­pléte­ment stoppée.

b. Il faut reporter, dans la mesure du pos­si­ble, les con­sul­ta­tions présen­tielles pro­gram­mées en accord avec le néphro­logue du patient.

c. Il faut met­tre en route la télé­con­sul­ta­tion.

d. Il faut met­tre sur pied un lien télé­phonique pour main­tenir le suivi des patients.

e. Pour ne pas per­dre de patients, il faut anticiper la repro­gram­ma­tion des ren­dez-vous dès que l’épidémie sera stoppée.