8 maisons de nais­sance péren­nisées

Selon une éval­u­a­tion dif­fusée par l’Inserm : 649 femmes ont été pris­es en charge en 2018 dont 506 y ont accouché et 143 ont été trans­férées pour accouch­er dans les mater­nités parte­naires (22 %). Dans 99 % des cas, les critères d’éligibilité ont été respec­tés.

Les 22 % de trans­ferts mater­nels pen­dant le tra­vail sont prin­ci­pale­ment hors con­texte d’ur­gence. 6 % de trans­ferts de mères (pour HPP prin­ci­pale­ment) et 6 % de trans­ferts de nou­veau-nés (prin­ci­pale­ment pour sur­veil­lance de sit­u­a­tions à risque — risque infec­tieux, risque lié au poids ou à un ictère) dans la péri­ode post-natale ont été observés. Neuf maisons de nais­sance ont été autorisées à fonc­tion­ner dans le cadre de cette expéri­men­ta­tion, dont 8 sont effec­tive­ment opéra­tionnelles et péren­nisées.

Ce rap­port dif­fusé par l’Inserm et porté par le groupe de recherche sur l’é­val­u­a­tion des maisons de nais­sance, est le fruit d’un tra­vail col­lab­o­ratif ini­tié il y a plus de deux ans. Le comité sci­en­tifique est com­posé de représen­tants des organ­i­sa­tions suiv­antes : AFPA, CARO, CNGOF, CNSF, SFN, AUDIPOG, ARS, CIANE.

GHT : où en est-on ?

Les 135 GHT sont « glob­ale­ment au milieu du gué » selon un rap­port de l’Igas. Cer­tains, en avance, con­ver­gent vers un mod­èle inté­gratif, d’autres sont en retard, du fait de périmètres ou com­po­si­tions inadéquats, la majorité, est « en chantier ».

« Des freins appa­rais­sent ain­si récur­rents : con­texte peu por­teur de l’offre de soins publique (activité en faible crois­sance, prob­lèmes de recrute­ments médi­caux), lenteur des mou­ve­ments insti­tu­tion­nels (créa­tion de direc­tions com­munes ou de fusions d’établissements) ; per­sis­tance de dis­sen­sions internes, fragilités finan­cières, insuff­i­sance des méth­odes d’évaluation mis­es en œuvre. Des mou­ve­ments amorcés restent à con­firmer, notam­ment les recom­po­si­tions et gra­da­tions en cours de l’offre de soins, ain­si que la prise en compte de la qualité et de la ges­tion des risques dans la dé­marche des GHT », indique le rap­port Igas.

La mis­sion Igas note égale­ment que « les GHT les plus avancés sont ceux qui sont d’ores et dé­jà les plus inté­grés. C’est pourquoi un scé­nario de moyen terme, reposant sur un GHT per­son­ne morale unique est envis­agé. La fusion pro­gres­sive des étab­lisse­ments par­ties appa­raît cepen­dant trop longue et com­plexe pour y par­venir. La pos­si­bilité de créer un étab­lisse­ment pub­lic de san­té ter­ri­to­r­i­al se sub­sti­tu­ant en une fois aux étab­lisse­ments par­ties, mérit­erait une étude de fais­abilité appro­fondie. »

L’Igas des­sine un pre­mier scé­nario, de court terme ancré sur la prox­imité. « Les étab­lisse­ments ou sites de prox­imité con­stituent dé­sor­mais une pri­or­ité, un mode de label­li­sa­tion et des moyens de fonc­tion­nement et finance­ment nou­veaux étant en voie de déf­i­ni­tion. Inté­grés aux GHT, ils doivent béné­fici­er des syn­er­gies internes qu’il peut pro­cur­er, et con­stituer pour eux un apport, com­pat­i­ble avec les objec­tifs de gra­da­tion des fil­ières et d’ouverture sur l’offre libérale. Dans cette per­spec­tive et en référence au principe de sub­sidiarité, la mis­sion pro­pose les ajuste­ments néces­saires à la gou­ver­nance du GHT, avec un champ de com­pé­tences déléguées aux hôpi­taux de prox­imité pour les rela­tions avec le médi­coso­cial et la médecine de ville. »

Une école sur l’IA au CHU de Nan­cy

24 per­son­nes seront for­mées dans cette 13e école IA Microsoft durant 7 mois, puis 12 mois dans les entre­pris­es de la région. Objec­tif : dis­pos­er de ressources opéra­tionnelles clés pour dévelop­per l’IA et le numérique du CHU.

Berlin, démis­sion col­lec­tive à l’hôpital

11 médecins et 27 infir­miers ont démis­sion­né de leur poste au cen­tre d’in­fec­ti­olo­gie de l’hôpital com­mu­nal Vivantes Auguste-Vik­to­ria de Berlin, pour pro­test­er con­tre des con­di­tions de tra­vail dégradées. Ils ont choisi l’hôpital Saint-Joseph voisin pour créer un ser­vice sim­i­laire.

Les salariés ont active­ment présen­té leurs idées à plusieurs étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers de Berlin l’été dernier et ont sélec­tion­né l’hôpital Saint-Joseph. Une restruc­tura­tion prévue du cen­tre d’in­fec­ti­olo­gie, pour laque­lle aucun con­sen­sus n’a pu être trou­vé, a été le déclencheur de ce départ col­lec­tif.

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