Quelle est la spé­ci­ficité de votre fédéra­tion régionale ?

La grande par­tic­u­lar­ité de la FHP Île-de-France est de défendre l’hospitalisation privée dans un ter­ri­toire où règne l’AP-HP. Les prob­lèmes des hôpi­taux de Paris devi­en­nent ceux du pays et le min­istère n’a de cesse de calmer leurs crises internes. L’AP-HP con­cen­tre toutes les atten­tions et les bud­gets, nous l’avons encore vu avec les primes des infir­mières. Le DGARS est claire­ment sur la même ligne. Ain­si, nous subis­sons une dis­crim­i­na­tion plus aiguë qu’ailleurs.

Quelles sont les forces et les faib­less­es de l’hospitalisation privée en Île-de-France ?

Nous conser­vons une posi­tion de leader en chirurgie même s’il faut rester pru­dent et main­tenir des investisse­ments forts pour tenir la con­cur­rence. Notre part de marché en ambu­la­toire est énorme et la ten­dance nous reste favor­able. En revanche, je suis très inqui­et con­cer­nant la réforme des autori­sa­tions et en par­ti­c­uli­er les soins cri­tiques. Nous avons un grand nom­bre d’établissements dis­posant d’unités de sur­veil­lance con­tin­ue et les per­dre serait une cat­a­stro­phe pour le secteur. De même, nous sommes très vig­i­lants sur l’évolution des autori­sa­tions en can­cérolo­gie même si nous dis­posons d’établissements puis­sants et incon­tourn­ables. Enfin, les mater­nités con­nais­sent de graves dif­fi­cultés. Les mater­nités publiques se sont rénovées et offrent la cham­bre par­ti­c­ulière. Il est très dif­fi­cile de lut­ter.

Vous démar­rez un 5e man­dat, quel sera votre fil rouge ?

Celui de la demande de trans­parence et d’équité ! Nous deman­dons en vain la liste des MIGAC/FIR de tous les étab­lisse­ments. La FEHAP s’est jointe à nous dans cette démarche. Pour défendre notre secteur, notre unité est cru­ciale. Le nou­veau con­seil d’administration est représen­tatif de toutes les com­posantes du secteur. Le comité SSR est très act­if et la voix des étab­lisse­ments psy­chi­a­triques pour­ra se faire enten­dre à la faveur de représen­tants en nom­bre. Il faut savoir aus­si que 90 % des étab­lisse­ments adhérents appar­ti­en­nent à des groupes nationaux ou régionaux. À chaque nou­veau décret, pro­jet min­istériel, etc., un groupe de tra­vail adhoc est créé. Je souhaite que nous nous exprim­ions d’une seule voix, je compte sur notre unité.

En chiffres

  • 210 étab­lisse­ments de san­té privés dont 120 en MCO
  • 28 ser­vices d’urgences
  • 30 mater­nités
  • 15 ser­vices de réan­i­ma­tion
  • 60 unités de soins con­ti­nus