Le maire se préoc­cupe sou­vent de l’offre de médecine de ville qui est à dis­po­si­tion de ses admin­istrés, et selon l’usage, il est prési­dent du con­seil de sur­veil­lance de l’hôpital pub­lic éventuelle­ment implan­té sur sa com­mune. Certes, la san­té ne relève pas de sa com­pé­tence, mais le maire est compt­able de l’organisation de la vie de ses conci­toyens pour lesquels la san­té est une préoc­cu­pa­tion majeure.

Mal­gré leur poids économique et social sub­stantiel, les clin­iques et hôpi­taux privés sont des acteurs par­fois insuff­isam­ment con­nus de leurs élus munic­i­paux. Con­nais­sent-ils le nom­bre de patients pris en charge, le nom­bre des salariés employés, le nom­bre de pro­fes­sion­nels libéraux y exerçant, les investisse­ments réal­isés, les activ­ités spé­ci­fiques et d’ex­cel­lence, la prise en charge de patients en sit­u­a­tion de pré­car­ité, les modal­ités de finance­ment par l’Assurance mal­adie, etc. ?

Cer­tains d’entre vous, à l’échelle de l’établissement ou de la fédéra­tion régionale à l’image de la FHP Occ­i­tanie, ont entamé ces démarch­es de com­mu­ni­ca­tion. Elles sont néces­saires, locale­ment pour favoris­er vos négo­ci­a­tions à venir, mais aus­si régionale­ment et nationale­ment, car la notoriété de notre secteur est le fruit de nos notoriétés indi­vidu­elles et col­lec­tives au sein des ter­ri­toires.

Nous sommes des entre­pris­es non délo­cal­is­ables ayant un impact en ter­mes de retombées économiques et sociales, directes et indi­rectes. Nos implan­ta­tions ont des con­séquences sur l’aménagement du ter­ri­toire dans sa glob­al­ité. À l’heure du ren­force­ment de la ter­ri­to­ri­al­i­sa­tion des soins, une juste infor­ma­tion de vos élus de prox­im­ité s’impose donc. La per­spec­tive des élec­tions munic­i­pales du mois de mars nous en offre une excel­lente occa­sion.