Dégel de 415 mil­lions d’euros de crédits

Agnès Buzyn con­firme le reverse­ment immé­di­at aux étab­lisse­ments de san­té de l’intégralité des crédits hos­pi­tal­iers mis en réserve au début de l’année 2019.

Chaque année, une par­tie des fonds ser­vant au finance­ment des hôpi­taux est mis en réserve en début d’exercice. « Cette année, l’engagement et les efforts de cha­cun ont per­mis le respect de l’Objectif nation­al des dépens­es d’Assurance mal­adie (ONDAM), d’où la déci­sion de dégel­er l’intégralité des crédits mis en réserve », explique le min­istère des Sol­i­dar­ités et de la San­té. Ce sont donc 415 mil­lions d’euros de crédits sup­plé­men­taires qui seront alloués ce mois-ci aux étab­lisse­ments de san­té.

40 % des étab­lisse­ments en déficit en 2018

La 28e édi­tion de l’Observatoire économique et financier des clin­iques privées français­es MCO affiche une dégra­da­tion de la san­té économique des étab­lisse­ments.

L’Observatoire réal­isé sur un échan­til­lon de 256 étab­lisse­ments souligne qu‘en 2018, les petites struc­tures (moins de 10 m€ de CA) con­tin­u­ent de per­dre du ter­rain avec ‑1,7 % de CA au prof­it des plus gross­es struc­tures qui gag­nent 2,3 % de CA. L’aug­men­ta­tion du CA est au glob­al de 0,5 % et provient pour par­tie du développe­ment des recettes annex­es (cham­bres par­ti­c­ulières notam­ment). Les sol­des inter­mé­di­aires de ges­tion con­tin­u­ent de se détéri­or­er et le résul­tat net est inquié­tant. En effet, le résul­tat net moyen d’une clin­ique (en don­nées nationales cor­rigées) passe en négatif à ‑0,5 %.

2018 mon­tre à nou­veau un vieil­lisse­ment général des immo­bil­i­sa­tions : amor­ties en moyenne à env­i­ron 58 % en ce qui con­cerne les con­struc­tions et à près de 80 % pour le reste des autres immo­bil­i­sa­tions ! Les Groupes 1 et 2 sont les plus atteints par cette obso­les­cence de leurs investisse­ments.

Le ratio cap­i­tal social/capitaux per­ma­nents met en évi­dence cette année encore la sous-cap­i­tal­i­sa­tion des étab­lisse­ments.
Par ailleurs l’endettement glob­al s’accroît à nou­veau de 63 % à 67 % pour tous les groupes de taille de clin­iques avec un max­i­mum pour les clin­iques du groupe 1 à 91 %.

La chute de la capac­ité de rem­bourse­ment et de la marge brute d’autofinancement est par­ti­c­ulière­ment inquié­tante. La sta­bil­ité du fonds de roule­ment dis­simule l’obsolescence crois­sante de l’outil de pro­duc­tion ain­si que l’accroissement des délais de règle­ment des four­nisseurs.

Tous ces indi­ca­teurs demeurent préoc­cu­pants dans un con­texte de recherche d’é­conomies dans le secteur de la san­té par le gou­verne­ment.

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10e édi­tion du con­cours « Droits des usagers de la san­té »

Soumet­tez vos pro­jets ! Chaque année, des expéri­ences exem­plaires et des pro­jets inno­vants met­tant en œuvre les droits des usagers sont primés par le dis­posi­tif « Label con­cours droits des usagers de la san­té ».

L’appel à pro­jets est organ­isé par le min­istère des Sol­i­dar­ités et de la San­té.

8 maisons de nais­sance en cours d’expérimentation

L’étude de l’Inserm porte sur les 649 femmes pris­es en charge. Elle démon­tre un niveau de sécu­rité sat­is­faisant et une très faible fréquence d’interventions. 22 % de trans­ferts ont été enreg­istrés pen­dant le tra­vail.

En résumé, les résul­tats de l’étude. Au total, 649 femmes ont été pris­es en charge en mai­son de nais­sance (MDN) au cours du tra­vail pen­dant l’année 2018, 506 y ont effec­tive­ment accouché et 143 ont été trans­férées et ont accouché dans les mater­nités parte­naires (22 %). Les critères d’éligibilité des femmes pour accouch­er en MDN ont été respec­tés dans plus de 99 % des cas. Con­cer­nant l’efficacité des soins, l’étude mon­trait très peu d’interventions au cours du tra­vail par­mi les femmes ayant accouché en MDN : moins de 3 % de rup­ture arti­fi­cielle des mem­branes, moins de 2 % d’épisiotomies et 90,5 % d’accouchements par voie basse spon­tané, 6,5 % par voie instru­men­tale et 3 % par césari­enne. Chez les femmes trans­férées, il a été observé 15 % de césari­ennes.

Par­mi les critères de sécu­rité, pour l’ensemble des femmes ayant été pris­es en charge en MDN quel que soit le lieu final d’accouchement, l’étude mon­trait 1,4 % d’HPP sévères, 0,5 % de déchirures périnéales des 3e et 4e degrés et 0,4 % de ré-hos­pi­tal­i­sa­tion dans le mois suiv­ant l’accouchement. Les com­pli­ca­tions néona­tales étaient très peu fréquentes avec 0,3 % d’enfants avec une mau­vaise adap­ta­tion à la vie extra-utérine à 5 min­utes de vie et 1,7 % d’enfants ayant néces­sité des gestes de réan­i­ma­tion à la nais­sance. Un décès néona­tal a été iden­ti­fié (0,2 % IC95%[0,0 % – 0,9 %]).

Au total, on iden­ti­fi­ait 22 % de trans­ferts mater­nels pen­dant le tra­vail, prin­ci­pale­ment hors con­texte d’urgence, 6 % de trans­ferts de mères (pour HPP prin­ci­pale­ment) et 6 % de trans­ferts de nou­veau-nés (prin­ci­pale­ment pour sur­veil­lance de sit­u­a­tions à risque – risque infec­tieux, risques liés au poids ou à un ictère) dans la péri­ode post-natale.

Méthodolo­gie : étude épidémi­olo­gie descrip­tive nationale de l’activité des 8 maisons de nais­sance français­es à par­tir des don­nées infor­ma­tisées ren­seignées dans le dossier com­mun d’évaluation AUDIPOG de l’année 2018.

Crédits pho­tos : Istock