Urgences : 3 axes pri­or­i­taires de tra­vail

Après le pacte de refon­da­tion, Agnès Buzyn réu­nit les pro­fes­sion­nels de san­té pour tra­vailler sur l’admission directe des per­son­nes âgées, la ges­tion des lits et le développe­ment des com­pé­tences des paramédi­caux. La FHP-MCO n’est pas invitée.

Le 19 sep­tem­bre, la min­istre des Sol­i­dar­ités et de la San­té, accom­pa­g­née du député Thomas Mes­nier, chargé d’une mis­sion nationale sur les urgences, et de Pierre Car­li, prési­dent du Con­seil nation­al de l’urgence hos­pi­tal­ière, a réu­ni des pro­fes­sion­nels de san­té pour échang­er sur les bonnes pra­tiques issues du ter­rain, ain­si que sur les freins et les leviers à leur dif­fu­sion dans chaque ter­ri­toire. Trois sujets de tra­vail col­lec­tif ont été traités : l’admission directe des per­son­nes âgées dans les ser­vices d’hospitalisation, la ges­tion des lits et le développe­ment des com­pé­tences des paramédi­caux.

Sous forme d’ateliers, les présents ont tra­vail­lé sur trois mesures phares du pacte de refon­da­tion des urgences :

1/ la général­i­sa­tion des admis­sions directes de per­son­nes âgées dans les ser­vices d’hospitalisation pour lim­iter les pas­sages évita­bles aux urgences. Le pas­sage par les urgences est un fac­teur de risque pour les aînés : 23 % des per­son­nes de plus de 75 ans passent en effet plus de 8 heures dans ces ser­vices con­tre 10 % des 15/74 ans.

2/ l’obligation de créer des cel­lules de ges­tion des lits dans chaque groupe­ment hos­pi­tal­ier de ter­ri­toire (GHT).

3/ l’application dans les ser­vices d’urgence de pro­to­coles de coopéra­tion au béné­fice des infir­miers et l’ouverture prochaine de la for­ma­tion à la pra­tique avancée à l’activité d’urgence.

Les infir­miers auront la pos­si­bil­ité dès 2020 de se for­mer à la pra­tique avancée aux urgences.

Les 1 000 pre­miers jours, un pro­jet qui se con­cré­tise

Le gou­verne­ment en fait désor­mais une pri­or­ité. Un comité d’experts chargé de tra­vailler avec l’ensemble des acteurs pour rassem­bler les con­nais­sances et for­muler des pré­con­i­sa­tions sur les poli­tiques publiques à men­er vient d’être créé.

La République a inscrit la ques­tion des 1 000 pre­miers jours de l’enfant au cœur de l’action du gou­verne­ment. « Les pro­grès sci­en­tifiques, issus de plusieurs champs de recherche, légiti­ment en effet un investisse­ment le plus pré­coce pos­si­ble dans cette péri­ode impor­tante de la vie de tout être humain et il est indis­pens­able d’accompagner au mieux les par­ents pour répon­dre de manière adap­tée aux besoins de leurs enfants », indique le com­mu­niqué de presse de l’Élysée. Le Prési­dent de la République a lancé jeu­di 19 sep­tem­bre le comité d’experts.

Agir con­tre les per­tur­ba­teurs endocriniens

Le Comité pour le développe­ment durable en san­té (C2DS) pro­pose de réfléchir à un nou­v­el indi­ca­teur Ifaq sur les per­tur­ba­teurs endocriniens (PE), afin de motiv­er les étab­lisse­ments de san­té à entr­er dans la Stratégie nationale sur les PE 2019–2022.

Le C2DS fédère plus de 500 étab­lisse­ments de san­té, tous statuts con­fon­dus, engagés dans une démarche de développe­ment durable. « Ils sont déjà des cen­taines à s’engager et à agir pour élim­in­er les per­tur­ba­teurs endocriniens (PE) présents dans l’environnement et les pra­tiques hos­pi­tal­ières mais aus­si à jouer un rôle pri­mor­dial dans l’information du grand pub­lic », indique le prési­dent du C2DS, François Mour­gues, et directeur hon­o­raire du CH d’Alès, pre­mier hôpi­tal HQE.

« Les mesures de développe­ment durable impul­sées dans les étab­lisse­ments san­i­taires reposent aujourd’hui sur la volon­té des direc­tions et des équipes. Un chapitre sur des actions en développe­ment durable est inté­gré depuis de nom­breuses années dans la cer­ti­fi­ca­tion, il est temps que les étab­lisse­ments vertueux soient financés au regard de leurs efforts. »

En savoir plus sur la 2e Stratégie nationale sur les per­tur­ba­teurs endocriniens 2019–2022 (SNPE2), lancée en sep­tem­bre 2019.

Octo­bre rose : le « Fil rose » de la FHP-MCO redé­marre

Faites-nous con­naître vos expéri­ences et pro­jets inno­vants pour la cam­pagne « Octo­bre Rose » afin que la FHP-MCO via sa newslet­ter « Fil rose » val­orise vos actions de sen­si­bil­i­sa­tion et de préven­tion. Ensem­ble pour la pro­mo­tion du dépistage du can­cer du Sein.

For­mu­laire de par­tic­i­pa­tion Octo­bre Rose 2019