Exer­ci­ce libéral : une aspi­ra­tion peu con­crétisée

L’enquête de la com­mis­sion jeunes médecins du CNOM révèle que si 75 % des jeunes médecins envis­agent une activ­ité libérale et/ou mixte, seuls 12 % des nou­veaux inscrits au tableau de l’Ordre s’installent en libéral (ver­sus 62 % en salarié).

Sur les plus de 15 000 répon­dants, 52 % ont moins de 40 ans, plus de 10 000 sont déjà instal­lés, presque 2 500 sont encore internes et plus de 2 000 sont rem­plaçants, 90 % sont spé­cial­istes.

Un décalage très net se dégage entre l’aspiration et la con­créti­sa­tion du pro­jet pro­fes­sion­nel : 75 % des jeunes médecins envis­agent une activ­ité libérale et/ou mixte, mais seuls 12 % des nou­veaux inscrits s’installent en libéral. À l’inverse, si seuls 19 % envis­agent au départ un exer­ci­ce salarié, 62 % le sont finale­ment. 65 % des médecins rem­plaçants envis­agent de s’installer à une échéance de moins 3 ans et 57 % des internes d’ici 3 ans.

Un sou­tien financier à l’installation n’est que peu ou par­tielle­ment déter­mi­nant pour 48 % des internes, 47 % des rem­plaçants, et est sans influ­ence pour 69 % des médecins instal­lés.

La prox­im­ité famil­iale et la présence de ser­vices publics sont en revanche déter­mi­nantes, respec­tive­ment à hau­teur de 61 et 62 % pour les internes, et 60 et 57 % pour les rem­plaçants. La présence de ser­vices publics est déter­mi­nante pour 55 % des médecins instal­lés.

Le con­joint influ­ence le pro­jet d’installation, pour 86 % des internes ayant un con­joint et pour 77 % se pro­je­tant avec un con­joint et est « tout à fait impor­tant » pour 41 % des médecins instal­lés.

La présence sur le ter­ri­toire d’autres pro­fes­sion­nels de san­té ou d’un hôpi­tal est déter­mi­nante ou plutôt déter­mi­nante pour 87 % des rem­plaçants, 81 % des internes et 59 % des médecins instal­lés (prin­ci­pale­ment les plus jeunes).

Les horaires de tra­vail ont déter­miné le choix de l’exercice libéral ou salarié pour 46 % des médecins instal­lés.

72 % des internes plébisci­tent un exer­ci­ce en MSP ou en exer­ci­ce coor­don­né.

La pos­si­bil­ité d’un risque économique est tout à fait ou plutôt un frein à l’installation pour 43 % des rem­plaçants et pour 59 % des internes.

81 % des médecins instal­lés ont été des rem­plaçants exclusifs. 41 % se sont instal­lés sur leur ter­ri­toire de rem­place­ment, et 57 %, non.

15 % des Français n’honorent pas leur rdv

Selon une enquête Odoxa/MNH, 70 % des pro­fes­sion­nels de san­té dis­ent que ces défec­tions ont des con­séquences impor­tantes sur l’organisation de leur tra­vail et 88 % des Français le savent. Doc­toChrono qui vend des rdv a sus­pendu l’activité de sa plate­forme sous la pres­sion du CNOM.

Le dernier baromètre « Car­net de san­té » réal­isé par Odoxa pour la Mutuelle nationale des hos­pi­tal­iers (MNH) le mon­tre : 90 % à 97 % des médecins voient leur agen­da bous­culé. Cette défec­tion ne s’explique même pas par une rai­son « val­able » (impondérable majeur de dernière minute), mais tout sim­ple­ment parce que les patients ont « oublié » leur ren­dez-vous ! (48 %). À l’hôpi­tal, 90 % des soignants ont déjà eu des patients qui ne se présen­tent pas à leur ren­dez-vous, sans prévenir à l’a­vance. D’ailleurs 84 % des Français com­pren­nent que ne pas hon­or­er un rdv médi­cal est grave car « cela désor­gan­ise le médecin et prive quelqu’un d’autre de rdv ».

Par­al­lèle­ment des plate­formes de pris­es de rdv se dévelop­pent. Sous la pres­sion de l’UFML-Syndicat, dénonçant une « marchan­di­s­a­tion du soin », puis du CNOM, la plate­forme Doc­toChrono, qui pro­pose un ser­vice payant de « concierg­erie médi­cale » pour la prise de ren­dez-vous sous 48h en imagerie et dans cer­taines spé­cial­ités, a sus­pendu ses activ­ités.

508 inscrits à un EPU

La clin­ique des Lilas (93) peut s’enregistrer au livre des records. Les EPU, si sou­vent dif­fi­ciles à organ­is­er par les étab­lisse­ments de san­té, ont toute leur util­ité.

Le thème « Le genou dans tous ses états » a rassem­blé — dans un ciné­ma faute de place dans la clin­ique — des médecins général­istes, spé­cial­istes, kinésithérapeutes de tous les arrondisse­ments de Paris et du 93. Une notoriété de la clin­ique qui a joué à plein mais aus­si une « volon­té de mieux se coor­don­ner avant, pen­dant et après une opéra­tion au fil du par­cours patient », selon la direc­trice.