Le verse­ment inat­ten­du de 235 mil­lions d’euros aux étab­lisse­ments de san­té MCO, dont 29 mil­lions aux clin­iques et hôpi­taux privés, mar­que une avancée cer­taine dans le respect du principe de trans­parence qui doit pré­val­oir dans les rela­tions avec notre Tutelle.

En effet, les dernières don­nées disponibles rel­a­tives à l’exercice 2018 mon­trent que les dépens­es d’Assurance mal­adie ont moins pro­gressé que l’objectif voté, du fait prin­ci­pale­ment d’une évo­lu­tion de l’activité hos­pi­tal­ière plus faible que prévue. De fac­to, les ressources budgé­taires des struc­tures hos­pi­tal­ières ont été moins impor­tantes que prévues. En con­séquence, le min­istère de la San­té a décidé de vers­er cette dota­tion com­plé­men­taire pour soutenir tous les étab­lisse­ments de san­té.

Cette déci­sion est le signe d’une rela­tion de con­fi­ance, un fonde­ment néces­saire au bon fonc­tion­nement de notre sys­tème de san­té. Elle s’appuie sur une analyse objec­tive et factuelle de la sit­u­a­tion, une approche prag­ma­tique que nous appelons de nos vœux. Si ce geste est de nature poli­tique à Paris, il est bien, sur le ter­rain, d’ordre économique et offre aux étab­lisse­ments l’oxygène dont ils ont cru­elle­ment besoin.

Pour mémoire, suite à la mobil­i­sa­tion de toutes les fédéra­tions hos­pi­tal­ières qui fai­saient val­oir le respect de l’ONDAM, le min­istère avait déjà resti­tué de manière inté­grale les 415 mil­lions d’euros mis en réserve au titre de 2018 notam­ment par le biais du coef­fi­cient pru­den­tiel. En com­plé­ment de cette enveloppe de 235 mil­lions, 65 mil­lions d’euros seront ver­sés pour accom­pa­g­n­er d’une part quelques hôpi­taux publics d’ores et déjà ciblés pour leurs dif­fi­cultés de tré­sorerie, et pour accélér­er d’autre part le finance­ment de mesures pri­or­i­taires comme cer­taines actions de préven­tion et de dépistage.

Nous sommes des acteurs respon­s­ables et engagés. Cette déci­sion par­ticipe d’une saine ges­tion de notre sys­tème de san­té et augure de rela­tions plus respectueuses. Nous remer­cions l’État pour cet acte de trans­parence.