Loi de san­té : 1 500 amende­ments

Après exa­m­en en com­mis­sion des Affaires sociales, le pro­jet de loi arrive aujourd’hui dans l’hémicycle. Les députés auront à débat­tre sur les 1 500 amende­ments déposés. Ce pro­jet de loi, fon­da­tion de Ma san­té 2022, prévoit des réformes struc­turelles.

Au pro­gramme : label­li­sa­tion des hôpi­taux de prox­im­ité (500 à 600 étab­lisse­ments à l’horizon 2022 pour lesquels la « petite » chirurgie pour­rait être autorisée au cas par cas), sup­pres­sion du numerus clausus et des ECN, créa­tion des CPTS (200 amende­ments déposés). De nom­breux points impor­tants seront sujets à ordon­nances.

Les syn­di­cats médi­caux craig­nent une bureau­cratie accrue et une étati­sa­tion inc­on­cil­i­able avec leur statut libéral en par­ti­c­uli­er au tra­vers de la dépen­dance qu’ils voient poindre de l’hôpital pilote des CPTS, ou de l’ARS qui pour­rait les nom­mer médecins trai­tants pour les patients qui n’en dis­posent pas. Ils s’interrogent égale­ment sur les nou­velles mis­sions des hôpi­taux de prox­im­ité. Surtout, ils s’insurgent con­tre la propo­si­tion de sup­pres­sion de la lib­erté d’installation qui n’a pas la faveur du gou­verne­ment mais de nom­breux députés. Enfin, les URPS deman­dent à être con­certées pour porter la parole de la médecine libérale.

Sécu­rité du patient : nou­veau guide méthodologique

Le guide méthodologique de la HAS « Sim­u­la­tion en san­té et ges­tion des risques » et ses out­ils, sont des aides pour pro­poser des solu­tions péd­a­gogiques face à des risques présents ou prévis­i­bles dans le domaine de la san­té.

La sim­u­la­tion en san­té et la ges­tion des risques parta­gent un cer­tain nom­bre de valeurs : pluri pro­fes­sion­nal­ité, rôle péd­a­gogique, impli­ca­tion des acteurs, cul­ture pos­i­tive de l’erreur, impact sur la sécu­rité des patients…

Les deux cibles priv­ilégiées et opéra­tionnelles de ce doc­u­ment sont les con­cep­teurs de pro­grammes de sim­u­la­tion voulant utilis­er la ges­tion des risques et les pro­fes­sion­nels de san­té et ceux de la ges­tion des risques voulant utilis­er une méth­ode effi­cace, la sim­u­la­tion en san­té, pour amélior­er la sécu­rité de leurs patients.

Il est rap­pelé égale­ment que la sim­u­la­tion est une méth­ode de développe­ment pro­fes­sion­nel con­tinu (DPC).

Le Grand Débat de la FHF

L’enquête IPSOS pour la FHF « Ma san­té 2022 : la con­sul­ta­tion des Français » révèle que pour les Français, l’accès à de bons étab­lisse­ments de san­té est, juste après l’éducation, la con­di­tion essen­tielle d’égalité des chances dans la vie.

Pour 84 % des Français, l’accès à de bons étab­lisse­ments de san­té est le sec­ond critère le plus impor­tant pour assur­er à chaque indi­vidu une égal­ité des chances dans la vie.

De réelles ten­sions appa­rais­sent en ter­mes d’accès aux soins : l’éloignement géo­graphique des infra­struc­tures et des pro­fes­sion­nels de san­té sem­ble être au max­i­mum de ce que peu­vent accepter les Français, tout comme les délais d’obtention de ren­dez-vous.

Face à des prob­lèmes de san­té peu graves, de nom­breux Français ont recours aux ser­vices des urgences, par­fois pour des raisons inadéquates : plus d’1 Français sur 4 déclare s’y être ren­du au cours de la dernière année (29 %).

Les Français avouent ne pas bien com­pren­dre com­ment le sys­tème  de  san­té  français  fonc­tionne (70 %). Son finance­ment est un sujet qui leur sem­ble encore plus com­plexe. Près de 9 Français sur 10 avouent ne pas savoir à quoi les dif­férentes coti­sa­tions (sociales, CSG, mutuelle, etc.) ser­vent (86 %).

Pour 92 % d’entre eux, la lutte con­tre les actes inutiles ou en dou­blon représente une source d’économie per­ti­nente.

Ils évo­quent des pistes très divers­es comme l’obligation pour les médecins de s’implanter dans cer­tains ter­ri­toires lors de leurs pre­mières années d’exercice pour les répar­tir plus équitable­ment (84 %) mais aus­si la pri­or­i­sa­tion de la HAD chaque fois que cela est pos­si­ble (82 %). Les Français se mon­trent aus­si extrême­ment favor­ables dans leur très grande majorité à la mise en place d’indicateurs per­me­t­tant d’identifier les prob­lèmes ren­con­trés par les patients dans leur par­cours de soins (88 %) ou à l’issue de leur prise en charge (79 %).