L’inégalité homme/femme est présente dans tous les secteurs d’activité, y com­pris les plus inat­ten­dus comme ceux des médias et de la cul­ture.

Si nos étab­lisse­ments de san­té tra­vail­lent large­ment avec des femmes pour la réal­i­sa­tion de leurs mis­sions, l’enquête que nous avions réal­isée en 2013 mon­trait qu’à peine plus d’1 clin­ique sur 4 était dirigée par une femme : un chiffre sta­tis­tique­ment incom­préhen­si­ble au vu de la fémin­i­sa­tion des for­ma­tions et des fil­ières pro­fes­sion­nelles qui mènent à ce poste.

Dès 2012, la FHP-MCO invi­tait les femmes man­agers de clin­ique à se rassem­bler pour agir ensem­ble et invers­er le cours de l’inégalité. Le pre­mier numéro de l’année 2019 de notre Dia­logue San­té rap­pelle la réal­ité de la fémin­i­sa­tion de la médecine : les femmes représen­tent en moyenne 47 % des effec­tifs de médecins en activ­ité selon le CNOM, un gain de 9 points en 11 ans.

164 femmes chirurgi­en­nes européennes ont répon­du présentes et appa­rais­sent en pho­to dans la cam­pagne que mène l’Union Européenne de l’Hospitalisation Privée en faveur d’une égal­ité homme/femme en san­té. Elles font car­rière dans le secteur privé où cha­cune trou­ve sa place. Il faut aujourd’hui les accom­pa­g­n­er vers toutes les spé­cial­ités et vers la prési­dence des CME.

Chaque 8 mars, rap­pel­er le long chemin restant à par­courir pour que les femmes dis­posent d’une égal­ité avec les hommes, dans leur vie per­son­nelle et pro­fes­sion­nelle, est vital. Leur parole s’est libérée et pour­tant, dans le même temps, 30 fémini­cides ont déjà été compt­abil­isés depuis le 1er jan­vi­er, un chiffre supérieur à celui de l’année dernière à la même époque.

D’une manière générale, la san­té des femmes est un vrai sujet de san­té publique, dont les clin­iques et hôpi­taux privés s’emparent. Un même accès à des pris­es en charge spé­ci­fiques à chaque sexe est la pre­mière des égal­ités à pro­mou­voir.

Ce n’est pas un, mais 365 jours de l’année, où femmes et hommes sont invités à vivre ensem­ble dans le respect et la recon­nais­sance de cha­cun. Si nous n’agissons pas aujourd’hui, les quo­tas et régle­men­ta­tions le fer­ont pour nous.

Vision­ner la vidéo du 8 mars FHP-MCO 2012
Dia­logue San­té 30 Fémin­i­sa­tion de la médecine