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Le pro­jet de loi est la pre­mière pierre de la stratégie de trans­for­ma­tion du sys­tème de san­té. Il sera légiféré par des ordon­nances pour de nom­breux sujets. La loi sera adop­tée d’ici l’été.

Le texte traduit une par­tie des mesures du plan « Ma san­té 2022 ». Il pro­pose pour les prin­ci­paux points : la sup­pres­sion du numerus clausus avec l’augmentation de 20 % des étu­di­ants ; la révi­sion de la carte hos­pi­tal­ière avec la redéf­i­ni­tion des mis­sions des hôpi­taux de prox­im­ité (offre en médecine poly­va­lente, géri­a­trie, réé­d­u­ca­tion mais pas de mater­nité ni de chirurgie). 500 à 600 hôpi­taux recevraient ce label de « prox­im­ité ». La créa­tion d’un statut unique des médecins leur per­me­t­tant d’exercer indif­férem­ment à l’hôpital ou en clin­ique est égale­ment prévue. Ils devront par ailleurs « re-cer­ti­fi­er » leurs com­pé­tences au cours de leur car­rière.

Le tim­ing se bous­cule avec celui de la pub­li­ca­tion des tar­ifs 2019, la réforme des autori­sa­tions et les négo­ci­a­tions con­ven­tion­nelles sur le rôle et finance­ment des CPTS (créa­tion de 1 000 avant la fin du quin­quen­nat) et le recrute­ment des assis­tants médi­caux. La réforme Aubert du finance­ment ver­ra son entrée avec le PLFSS 2020.

Assis­tants médi­caux : oui mais avec des moyens

11 syn­di­cats médi­caux pren­nent la parole dans les médias au milieu des négo­ci­a­tions avec la CNAM sur les assis­tants médi­caux. Ils deman­dent un accom­pa­g­ne­ment financier des médecins qui auront un tel assis­tant et atten­dent « une réponse à la hau­teur des dif­fi­cultés actuelles ».

Ils parta­gent tous l’objectif de per­me­t­tre à tous les patients d’avoir un médecin trai­tant et d’accéder à un médecin spé­cial­iste dans des délais raisonnables. Les assis­tants médi­caux sont « un des moyens pour attein­dre cet objec­tif  » écrivent-ils.

Ils souhait­ent un accom­pa­g­ne­ment financier des médecins selon les con­di­tions suiv­antes :

  • l’exercice médi­cal doit être coor­don­né,
  • le finance­ment de l’assistant médi­cal doit pren­dre en compte les con­traintes immo­bil­ières,
  • la for­ma­tion des assis­tants doit être pérenne.

Ils souhait­ent par ailleurs la créa­tion d’un obser­va­toire de suivi du déploiement des assis­tants médi­caux.

La CNAM annonce de son côté que le temps médi­cal qui serait libéré par cab­i­net et par assis­tant médi­cal serait en moyenne de 6h30 par semaine.

Sig­nataires : ANEMF, CNJC, CSMF, FMF, ISNAR-IMG, ISNI, Jeunes médecins, MG France, ReAGJIR, SML, SNJMG

Sig­na­ture génomique, quelle util­ité clin­ique ?

La HAS con­clut sur la non util­ité clin­ique d’une sig­na­ture génomique pour opti­miser la déci­sion thérapeu­tique chez des patients atteints d’un can­cer infil­trant du sein de stade pré­coce, sus­cep­ti­ble de recevoir une chimio­thérapie adju­vante.

Si selon cer­tains experts du groupe de tra­vail, une valeur pronos­tique intrin­sèque des sig­na­tures génomiques est pos­si­ble, l’ensemble des mem­bres fait état de l’absence ou du manque de don­nées probantes démon­trant actuelle­ment leur util­ité clin­ique dans les pop­u­la­tions d’intérêt, en con­texte français. Par ailleurs, eu égard à leur objec­tif ini­tial de développe­ment et aux don­nées analysées, les qua­tre sig­na­tures génomiques ne peu­vent revendi­quer actuelle­ment une valeur pré­dic­tive con­cer­nant l’efficacité d’une chimio­thérapie adju­vante.

À l’issue de ce tra­vail, la HAS rap­pelle le rôle essen­tiel des critères clin­i­co-pathologiques tra­di­tion­nels pour la prise de déci­sion de chimio­thérapie adju­vante en con­texte français et con­sid­ère que les sig­na­tures génomiques ne devraient pas être util­isées pour s’y sub­stituer. L’utilité clin­ique n’a pas été actuelle­ment démon­trée con­cer­nant les tests de pre­mière généra­tion (Onco­type Dx/Mammaprint), faute de don­nées probantes ou suff­isantes dans une pop­u­la­tion préal­able­ment ciblée pour l’évaluation. L’utilité clin­ique con­cer­nant les tests de deux­ième généra­tion (Prosigna/Endopredict) n’a pas été actuelle­ment démon­trée faute d’étude disponible.

Lire le rap­port de la HAS